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Des chiffres… Des mauvais chiffres…
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Des chiffres qui se répètent depuis des années. Qui reviennent sur fond de complainte lancinante. Et jamais, oh ! grand jamais prendre le risque de remonter aux causes…
De l’école, du système scolaire, des « jeunes » et l’emploi…
Des chiffres qui sont reliés les uns aux autres par une succession d’abandons dont il faudra bien un jour répondre !
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150 000 « jeunes » sortent chaque année du système scolaire sans qualification. Et donc le tout frais ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, étranger au sérail, de déclarer la guerre au « décrochage scolaire ».
Vaste entreprise à laquelle il associe le haut-commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch.
Le ministre entend mettre en place une aide personnalisée en primaire et un accompagnement éducatif en collège pour ceux qu’il nomme les « orphelins de 16 heures ».
La formule est jolie… mais qu’est-ce qu’un orphelin ? N’est-ce pas celui ou celle qui n’a plus de père ou de mère ? Et dans le domaine de l’Education, de l’Enseignement, ces « pères » ou ces « mères », ne conviendrait-il pas des les nommer « Maîtres » ?
Osera-t-on un jour ouvrir les yeux ? Les pères et mères biologiques des parents de ceux que le ministre nomme « orphelins » n’ont pas pu eux-mêmes exercer ce qui était de leur autorité « naturelle ». L’oublie-t-on ? Ces parents étaient « décalés » dans notre société joyeusement post soixante-huitarde. Ces parents étant « gens laborieux », très vite balayés ou touchés par les premières crises… alors que leurs enfants basculaient dans un monde auquel ils n’étaient pas préparés. Et ce sont ces enfants qui ont enfanté ces « Orphelins de 16 heurs »…
« Orphelins de 16 heures » ? Allons donc, ils ont profusion de « maîtres », de « héros » et de « modèles ». Tous aussi virtuels les uns que les autres !
Cette nouvelle génération va bénéficier d’un livret de compétences. Un livret « malin », genre livret « Bison futé » qui va permettre de « valoriser d’autres expériences, un savoir-faire qui n’est pas la bonne note ». Ce livret n’aura pas de peine à être richement rempli !
Dans bien des domaines cette nouvelle génération d’ « orphelins » ne manque pas de débrouillardise et de savoir-faire instinctif. Nous ne le reconnaissons pas avec de cyniques arrière-pensées. C’est une réalité qui peut être appréciée par le nombre incroyable de petits « docteurs es console de jeux » ou de « master es puce de téléphone portable »… Et de bien d’autres compétences, certaines en mécanique…
Le livret, nous dit-on, visera à évaluer le « socle commun de connaissances et de compétences ». 7 compétences à évaluer en primaire, qui déboucheront ou non au collège sur l’obtention du futur nouveau brevet…
Une fois de plus l’ « Education nationale » démontre sa capacité à élaborer des « plans » qui ne mènent que nulle part…
Compétences ? Savoir-faire ? Connaissances ?
Sans « savoir être », ces nouvelles générations auront quel avenir ?
Qui dira haut et fort que pour acquérir ce « savoir être », il est indispensable de se reconnaître dans une « mère » commune à tous ?
Cette « mère » à un nom : « Mère patrie »…
Une « Mère » qui n’est plus respectée depuis belle lurette par l’Etat qui nous administre.
D’autres « chiffres » ?
« Crise » oblige, les missions d’intérim ont fondu comme neige au soleil et tout l’arsenal boiteux de contrats « aidés » a été réduit jusqu’ à ressembler à une peau de chagrin…
Les résultats ? Le chômage des moins de 25 ans a progressé de 30% entre juillet 2008 et juillet 2009…
En 2008, près d’un tiers des jeunes « actifs » bénéficiaient d’un contrat temporaire, précaire diront certains…
Et à fin 2008, un sur quatre actifs de moins de 26 ans bénéficiait d’une aide de l’Etat…
Des « chiffres »…
Simon de Quoisiry, le 27 septembre 2009

Dans les institutions de gestion du chômage des “jeunes”, le travail des “professionnels de l’insertion” s’annonce comme une tentative de conversion et/ou de renforcement des aspirations socioprofessionnelles des publics accueillis. Ces aspirations doivent être ajustées aux possibilités des “jeunes”. Possibilités qui sont appréciées à l’occasion des entretiens individuels des Missions locales ou lors des sessions de travail dans les organismes de formation et dont le principal critère est le niveau de formation.
Les “professionnels de l’insertion” pointent fréquemment le décalage entre les aspirations des publics et leurs capacités à les réaliser, comme l’illustrent les propos d’un formateur de Plateforme de mobilisation :
“Je me confronte aussi au fait de repositionner un peu tous ces jeunes qui en fait veulent démarrer dans la vie sans passer par une formation et voulant trouver un travail en face de chez eux, à 1500 euros et surtout pas salissant, un travail où tu es au chaud, où tu ne fais pas grand-chose et voilà…
– Ce que tout le monde veut en fait…
[rires] Oui, sauf qu’ils en oublient leur parcours, leur manque de diplôme, leur manque de savoir et forcément… il faut travailler autour de ça : quitter ce monde virtuel, parce qu’ils sont vraiment dans un monde virtuel.”
http://xzunigo.free.fr/?p=181 |
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