vendredi 22 août 2008

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Au moins, en avons-nous un !

Et « nucléaire »… Certes vous me direz qu’il sera indisponible tous les cinq ans…pour près de 18 mois… Mais imaginez un peu qu’il soit à propulsion classique…
Notre unique porte-avions serait-il mis au régime « sec » ?

Le « Kouznetsov » ,croiseur porte-aéronefs lourd dans la terminologie russe, avec son pétrolier ravitailleur…

Nous passerons sur les propos des hypocrites qui tentaient de donner le change en laissant sous entendre que, peut-être, un second porte-avions… oui mais… à propulsion classique…

Et les mêmes sous peu de faire valoir la cherté du pétrole…

Nos armées consomment beaucoup de pétrole. Beaucoup de pétrole ?

1,5% du total de la consommation française, un ratio que l'on retrouve aux Etats-Unis comme en Grande-Bretagne…

Le problème réside dans le fait que les cours du brut ont quintuplé depuis 2003.
Et tous les indicateurs permettaient de projeter le prix du pétrole. Pas tant en raison de sa « rareté »… bien d’autres raisons entraient et entrent en jeu.

Si les pouvoirs politiques avaient véritablement voulu la construction d’un second porte-avions, il n’y aurait pas eu un faux débat quant à sa propulsion. Sa propulsion ne pouvait être que nucléaire ou nucléaire…

Le porte-avions nucléaire « Charles- de- Gaulle »

Passons…

«En 2005, les armées dépensaient 650 millions d'euros environ pour un pétrole à 55 dollars du baril en moyenne, aujourd'hui, avec un baril à 120 dollars, la facture s'est alourdie de 300 millions» disait un expert il y a peu…

Nos armées n’ont pas attendu que le brut caracole autour de 140 dollars le baril pour réfréner leurs appétits.

 Selon Hubert Sansot, ingénieur en prospective à la Délégation générale pour l'armement (DGA) : «en 10 ans, de 1996 à 2006, le ministère a réduit sa consommation de carburants de 28%», précisant que depuis plusieurs années les armées s'appuient, tout comme les compagnies aériennes civiles, sur des «instruments financiers de couverture» pour amortir les variations de cours…

Et tout comme un automobiliste responsable nos armées ont adopté: «une conduite souple mise en oeuvre depuis des années dans le domaine naval et, pour l'armée de l'air, une réduction des entraînements au minimum raisonnable».

Sur terre, ces «bonnes pratiques» ont permis de réaliser près de 15% d'économies, nous confie l’ingénieur Sansot.

La « Royale » n’exclue aucune source d’économie : selon le capitaine de vaisseau Erulin, une «politique de gestion du gazole portant à la fois sur la gestion des stocks et le choix des points de ravitaillement est en cours d'élaboration».

«Le principe est d'aller dans les ports où le gazole est le moins cher et d'adapter certaines exigences de gestion des stocks opérationnels à la possibilité de s'approvisionner au meilleur prix»… Nos bâtiments sont prêts à tirer des bords pour trouver le ravitaillement le moins cher. Tout comme l’automobiliste…

Léon Areva, le 12 juin 2008

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