mardi 07 octobre 2008

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Bientôt l’OTAN « Nouveau » ?

Le mois d’avril approche. En avril « Ne vous découvrez  pas d’un fil… »
Du 2 au 4 avril 2008, à Bucarest, le sommet de l’Otan. Monsieur Hervé Morin retrouvera-il son ami Robert Gates, secrétaire à la Défense du gouvernement « Bush » ?

Deux grands amis : Monsieur Hervé Morin et Monsieur Robert Gates

Il y a quelques semaines, à  Munich, Robert Gates, secrétaire à la Défense du gouvernement « Bush » tirait les oreilles  de ses alliés : La violence et le terrorisme risqueraient d'être relancés dans le monde entier si l'Otan subissait une défaite en Afghanistan...

Et une délégation de hauts responsables canadiens visitait Paris pour demander l'envoi de renforts français dans le sud du pays, région où les troupes d’Ottawa étaient quelque peu « malmenées ».

Grand stratège, le Président Sarkozy considère ce pays comme le principal front de la lutte contre le terrorisme islamique, à la différence de son prédécesseur... En bon Zorro ou « Chevalier blanc » et après s’être rendu sur le « terrain » en décembre 2007, il a conclu qu’un retrait des troupes françaises engagées, aurait des conséquences désastreuses pour les autres contingents – des bons à rien ? – et à terme, ce retrait conduirait au retour des talibans et d'al-Qaida à Kaboul.

Faut-il que nous soyons bons !

On attend donc des informations importantes lors du sommet de l'Otan qui se tiendra à Bucarest, du 2 au 4 avril prochain. Date qui coïncidera avec le terme du mandat français dans la région «Centre»…

Différentes options se présenteraient à la France…

Se « fortifier » sur Kaboul où est actuellement basé le gros des troupes (quelque 2 000 hommes au total), et poursuivre la formation d’unités afghanes. (A la grande satisfaction de ses alliés, Paris déploie désormais des équipes d'instructeurs « Operationnal Mentor » and « Liaison Team », « OMLT », intégrées au sein d'unités afghanes. Quatre de ces «omelettes», comme on les surnomme, sont d'ores et déjà opérationnelles sur le terrain, y compris dans les zones de combat).

Mais « on » attend bien plus de Paris : Un déploiement conséquent dans la région «Sud», autour de Kandahar où sont déjà six avions (3 « Rafale » et 3 « Mirage 2000D » et 200 hommes…

« Rafale » survolant l’Afghanistan…

Au cas ou… les Canadiens, qui ont déjà eu près de 80 tués, ont précisé qu'ils retireraient de Kandahar leurs 2500 soldats si l'Otan ne déployait pas un millier d'hommes supplémentaires…
Et de nous en apprendre ensuite que 700 Français seraient ou auraient  été transférés vers le Sud…

N’excluons pas, également, l’envoi de renforts français à l' « Ouest », dans la province du Helmand et vers la frontière iranienne.

De belles régions sous la coupe de chefs de guerre, de bandes criminelles et « paradis » des cultivateurs de pavot.

Précisons que la courageuse Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), avec ses 43.000 soldats de 40 pays, n’a pas encore trouvé ces régions sur les cartes…

Quand on aime, on ne compte pas ! Aussi n’est-il pas exclu que nous puissions dépêcher des troupes à l' « Est », autre région «chaude» de l'Afghanistan, non loin des régions tribales du Waziristan où les « djihadistes », nous dit-on,  évoluent comme des poissons dans l'eau.

« Base taliban dans le sud du Waziristan

Et fièrement l’Elysée a fait savoir : « Nous souhaitons rendre notre dispositif plus cohérent grâce à un «paquet France» réordonné par l'Otan ».

La solution que retiendrait la Présidence serait d’envoyer 250 hommes des forces spéciales, solution « musclée », économique en termes d’effectifs et qui ne troublerait pas de trop l’opinion publique…

Solution qui montrerait aux Etats-Unis notre bonne volonté, dans la continuité des deux cents commandos du Commandement des opérations spéciales (COS) qui ont déjà été présents en Afghanistan jusqu'en janvier 2007, d'abord sous commandement américain dans la région de « Spin Boldak » très délicate zone frontière « Sud » avec le Pakistan, puis à Djalalabad.

Entre Kaboul et Djalalabad

Ce d’autant que les fortes capacités opérationnelles de nos commandos ont été grandement appréciées (notamment grâce à un système de communication satellitaire ultraperformant).

Un aperçu du « Commandement des Opérations Spéciales » ?

Visitez : http://www.fusilier-commando-air.fr/43.html

Pouvons-nous tirer quelques leçons du « séjour » de nos « commandos » ?
Ce qui est nommé « Retex » -Retour d’expérience -…

L’excellent site de Jean-Dominique Merchet nous en offre un aperçu : « Afghanistan: bilan mitigé pour les forces spéciales françaises »

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2007/12/afghanistan-bil.html

L’avenir est donc incertain…

Mais Hervé Morin, « notre » ministre de la Défense entend aller de l’avant !

Et donc, il ne s’est pas privé, en février lors de la 44e conférence sur la sécurité à Munich, de faire la leçon à ses collègues européens qui planchaient sur la réforme de l’OTAN…

« L'Europe ne s'assume pas. Elle se complaît dans sa situation de dépendance, une sorte d'infantilisation…Les Etats-Unis le regrettent mais en même temps, ils s'en sont longuement satisfaits, dans une sorte de schizophrénie »

Et pour faire bon poids, pas cabotin pour deux euros, de préciser : « J'en ai longuement parlé la semaine dernière à Washington avec mon ami (le secrétaire américain à la Défense) Robert Gates »

Rappelant en bon serviteur, que « son » président Nicolas Sarkozy avait évoqué en été 2007, l'éventualité d'un retour complet de la France dans la structure militaire intégrée de l'Alliance atlantique.

En posant comme condition un renforcement parallèle des capacités de l'UE en matière de défense…

On est européen ou l’on ne l’est pas…

Et faisant toujours la leçon auprès de ses petits camarades, de préciser que les « difficultés » qu'éprouvent les Occidentaux à trouver des troupes et des équipements à envoyer « en Afghanistan comme au Tchad, ne sont rien d'autre que l'expression militaire de la résignation politique européenne ».

Ressaisissons nous ! L’Oncle Sam a besoin de nous…

Imbattable dans ce registre, Monsieur le ministre Morin d’inviter
les 26 pays de l'UE, dont 21 sont aussi membres de l'Alliance atlantique, à augmenter leurs budgets militaires, la plupart inférieurs aux 2% du PNB requis par l'Otan, sous peine de voir ces difficultés devenir permanentes…

« C'est parce que nous aurons accru le réservoir de forces destiné à la fois à l'UE et à l'Alliance atlantique que nous renforcerons le réservoir de forces global ».
Il est vrai que l’Europe fait miséreuse…

L'opération « Eufor Tchad-RCA » a mis cinq mois à être montée, faute pour les Européens de fournir les effectifs et les équipements nécessaires au transport et à la protection des quelque 3.700 soldats de 14 pays participants…

Impatient comme pas deux, « notre » ministre mise sur le sommet de l’ Otan d’avril 2008, sommet qui « doit marquer la transformation de l'Alliance et en même temps être le moment où les Européens décident d'assumer leur part du fardeau... L'Otan et l'UE sont deux acteurs qui doivent agir ensemble… l'Europe ne peut se contenter d'être l'agence civile de l'Otan »

Nous préciserons que le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer n’avait pas manqué de se  déclarer « tout à fait d'accord avec l'initiative du président Sarkozy de rapprocher l'UE et l'Otan ».

Rajoutant : « Le terme devrait être complémentarité »

Petite intervention prononcée juste avant celle de Monsieur Morin… A la même tribune…

Mais rien de très nouveau à cela :

« Ma conviction est que l’Europe de la défense ne progressera pas si nous ne changeons pas de comportement politique au sein de l’Otan », affirmait le ministre français de la Défense Hervé Morin lors de la 5e Université d’été de la défense à Toulouse, en 2007.
Avant lui, le président Sarkozy avait fin août appelé à des « initiatives très fortes » de la France pour donner une nouvelle impulsion à l’Europe de la défense, tout en souhaitant qu’elle prenne « toute sa place » au sein de l’Otan. « Les deux vont ensemble », avait-il insisté.

La question d’un retour de la France au sein des structures militaires intégrées de l’OTAN est récurrente depuis plusieurs années et est l’un des principaux sujets du prochain Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale actuellement en préparation en France.

La France est aujourd’hui le troisième contributeur financier pour les activités de l’Otan auxquelles elle participe et le cinquième (après les Etats-Unis, le Royaume Uni, l’Allemagne et l’Italie) sur l’ensemble des opérations.

Source : http://www.nouvelordremondial.cc/cat/actualite/2007-septembre/

Un bel exemple d’indépendance…

Nous sommes bien loin d’une France Libre !

Portemont, le 25 mars 2008

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