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« Faire vite, tel est le maître mot de l’action politique… »
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« … alors que celle-ci ne peut que s’inscrire dans le temps long. »
En voilà une belle vérité qui nous est rappelée par François Lenglet !…
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François Lenglet |
François Lenglet, tous les mois, nous fait partager son regard aigu sur la France dans « Enjeux Les Echos ». Beaucoup nous sépare mais Monsieur Lenglet, dans ses « Carnets du mois », développe toujours une pensée cohérente s’appuyant sur une observation attentive, et jamais ne rie avec les hyènes. Monsieur Lenglet prime toujours la réalité, même si sa lecture des évènements, en particuliers ceux touchant l’Europe, n’est pas la notre.
Dans le dernier numéro du mois de mars 2008, loin de toute passion, il nous dit :
« Sarkozy, prenant acte de ce désenchantement délétère, a fait campagne et débuté son mandant avec un argumentaire parfaitement étudié pour ranimer la foi : je veux, donc je peux, donc je fais, donc ça change. Syllogisme aventureux, traduit dans la langue flatteuse des meetings par le « retour du politique », qui éblouit toujours la clientèle française. Surtout lorsque cela lui permet d’échapper à une réalité déplaisante. Nicolas Sarkozy a ainsi lui-même tendu, de façon fort imprudente, l’élastique qui lui revient dans la figure. Il a dit qu’il ferait vite, et pourtant rien ne se passe… »
Et après les élections municipales ?
« Quel que soit le résultat des urnes, la réalité politique s’imposera au lendemain du scrutin : il n’ y a ni leader ni programme dans l’opposition, ce qui laisse une grande liberté au chef de l’Etat pour reprendre la main… »
Sans passion, une observation pertinente…
Oui, le « maître mot de l’action politique » appelle le temps long et celui de « la réalité et non de la virtualité. Celui de l’action et non de la communication. »
Une politique du temps long, le retour du politique, s’appuyant sur le réel et l’action, l’action authentique… Nous voudrions poser une question à Monsieur Lenglet : « Notre régime permet-il le retour à ces vérités que nous partageons ?. Notre régime ne maintient-il pas sous couveuse une perpétuelle « guerre civile » ? Les jeux politiciens ne s’épuisent-ils pas à faire et défaire ce qui devrait s’inscrire dans le temps long afin de donner le fruit des efforts nécessaires ? »
Comme c’est souvent le cas, le numéro de mars 2008 de « Enjeux Les Echos » est un numéro instructif à lire.
Et, ce qui ne gâche rien, Monsieur Lenglet est homme des plus courtois. Nous nous souvenons que notre amie Anne-Lys avait été choquée, il y a quelques mois par la couverture de ce mensuel qui titrait alors « Ceci est mon corps » (Si ma mémoire ne me trahit pas) et présentait la photographie d’un nu féminin. Pas d’obscénité, une photographie de qualité est dans le mensuel un dossier étayé qui n’était pas à négliger. Anne-Lys avait écrit afin de protester quant au titre, et reçu par la suite une réponse qui n’éludait pas le fond.
« Enjeux Les Echos », sans passion autre que celle du réel, des plumes reconnus (Patrick Artus, Marc de Scitivaux, François Ewald…) et toujours des dossiers ou enquêtes qui collent au « terrain »…
Léon Areva, le 7 mars 2008
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