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Avenue de Sceaux, avons-nous scellé l’union pour le combat à mener ?
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Temps maussade dans les cœurs et ciel facétieux. Versailles, le 4 février 2008… Sur le château semblait souffler une brise marine, un air de Bordeaux…Le Congrès, un Congrès pour poignarder la France. Une grande réunion d’élus tout au mépris qu’ils portent aux peuples de France ! Des voix amies se sont levées. Puissent-elles être fondatrices de l’union nécessaire…
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La voix du Premier ministre n’a pas tremblé dans le château de Versailles :
« A ceux qui, pour des raisons de forme, contestent les modalités d'adoption du traité de Lisbonne par la voie parlementaire et à ceux qui, pour des raisons de fond, s'opposent à ce traité, je pose une question simple: voulez-vous réellement relancer l'Europe ou préférez-vous son enlisement? » Relancer une Europe qui ne dit pas son nom et enterrer la France. Sans trembler.
Pas d’illusions. Vers 18h, les résultats tomberont :
Nombre de votants: 893. Suffrages exprimés: 741. Pour: 560. Contre: 181. La majorité requise étant celle des trois cinquièmes (445), Bernard Accoyer déclare que « le Congrès a adopté le projet de loi constitutionnelle ».
Il n’y aura pas de surprise mercredi 6 et jeudi 7 février…
Au-dehors la voix de la France veut se faire entendre. Marquer ce jour d’un acte symbolique.
Paul-Marie Coûteaux est aujourd’hui le « porte-voix » de toutes les voix bâillonnées de France. Il ne se laisse pas abattre, il connaît l’histoire de France, sait que l’avenir dure longtemps…

Dans « La lettre de L’Indépendance » du mois de janvier 2008, sous le titre « L’insulte faîte au peuple », tout a été dit…
« Nous voici arrivés au régime oligarchique que déjà Aristote voyait naître comme naturellement dans la décadence des républiques. Certes nous savions qu’en France celles-ci finissent mal : la Première république a fini dans la Terreur, la deuxième dans le coup d’Etat, la troisième dans le désastre,la Quatrième dans le ridicule, la Cinquième dans l’abdication pure et simple. Mais, pour habituelle qu’elle soit, la déroute républicaine est encore plus grave aujourd’hui en ce que, dans la dissolution de la souveraineté nationale, les esprits ne sont plus guère portés à concevoir de politique de rechange, et se décourage ; or, c’est dans l’imagination, à frais nouveaux, pour ainsi dire à neuf, en brisant tous les tabous du temps, qu’il faudra reconstruire une « Res Publica », effort qui n’ira pas sans un immense travail pédagogique d’abord adressé au peuple –car c’est en lui, quelque soit la forme de gouvernement, que réside et résidera toujours toute légitimité, tant il est vrai que l’on ne gouverne jamais un peuple contre lui-même- ou l’on ne gouverne plus… »
Déposer une gerbe pour le « Non » au monument aux morts, à deux pas de la mairie.
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| Nicolas Dupont-Aignan. Paul-Marie Coûteaux et Patrick Louis,
En union avec près de 300 personnes. |
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Marcher vers le château, faire fi des barrières ? Traverser le Monoprix pour les déjouer…
La police est bien présente…

Travail pédagogique ? Prendre langue avec tous les « Non »… Quel que soit le fossé qui nous sépare.
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Paul-Marie Coûteaux devant les militants d’ATTAC. |
Et se souvenir que pour conserver la souveraineté de la France, il a toujours fallu en payer le prix…
560 voix pour enterrer la France. 181 voix pour la vouloir libre ! Des voix disparates me direz-vous…
Faire œuvre de pédagogie !

La voix de la France ne peut pas s’éteindre ! Et d’autres voix se feront entendre…
Faire prendre conscience qu’il va falloir oser, en brisant tous les tabous du temps, dans l’imagination… et que pour reconstruire une « Res Publica » la France doit renouer avec sa grande aventure capétienne…
Un immense travail pédagogique, un travail qui ne doit pas nous faire peur et qui appelle l’union…
Portemont, le 4 février 2008
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