
Extrait de l’intervention du Président du FORIM, Chansamone VORAVONG
Sur « Remises, Diasporas et Développement Local »
A la séance plénière Migration et Développement
Du forum de la Société Civile Euro-africaine
15 -17 novembre 2007, Lisbonne - Portugal
La plateforme portugaise des ONG du Développement a organisé, pour la présidence portugaise de l’Union Européenne, un Forum de la Société Civile Euro-africaine, du 15 au 17 novembre 2007 à Lisbonne. Ce forum sert d’instrument d’analyse politique et de discussion, ayant pour but d’ouvrir et d’élargir les horizons/perspectives du Dialogue entre l’Europe et l’Afrique.
Les participants au forum sont des représentants de la société civile européenne et africaine, qui discutent de leurs visions du dialogue euro-africain, ses points forts et ses faiblesses, au niveau institutionnel et au niveau politique, selon la perspective de la société civile(comment les ONG/OSC ont contribué/peuvent contribuer pour renforcer les partenariats euro-africains)
J’ai été invité, en tant que représentant d’une organisation de la société civile européenne, à intervenir en séance plénière «Migration et Développement » en vue du travail en atelier du même nom, sur le sujet «Remises, Diasporas et Développement Local ». Concernant les remises, j’ai dit :
..… par ces transferts, les migrants sont des acteurs de développement de leur pays d’origine. Les réalisations dans les régions d’origine, parfois délaissées par leur Etat, sont visibles : équipements collectifs, soins médicaux et scolarisations des enfants… sont largement financées par l’argent des migrants – de ces régions d’origine --.
Majoritairement, ces transferts sont cependant destinés à la consommation privée des familles restées au pays et sont très faiblement orientés vers l’investissement.
Quelle que soit la destination des transferts, il y a encore du travail à faire pour améliorer la situation, malgré les bonnes volontés et les efforts nombreux. Pour ce qui est du transfert orienté vers l’investissement, je voudrais citer l’exemple d’une initiative par une organisation en France, qui s’appelle « Partenariat Eurafricain » qui, pour apporter un contenu concret aux politiques de codéveloppement telles qu’elles ont été exprimée par le Commissaire Louis Michel et, pour ce qui concerne la France, telles qu’elles sont fixées dans la loi, s’est donné comme objectifs principaux:
- mettre sur pied un guichet au service des migrants créateurs d’entreprises dans leur pays d’origine. Ce projet est réalisé en partenariat avec la Chambre de Commerce de Paris et la Conférence Permanente des Chambres de Commerce Africaines et Francophones (CPCCAF). Le Partenariat Eurafricain apporte son appui à la « cellule diaspora créée au sein de la Chambre de Commerce Belgo Luxembourgeoise
Une telle initiative pourrait être proposée à toutes les Chambres de Commerce d’Europe
- aider les établissements bancaires à ouvrir des guichets où les migrants pourront ouvrir des comptes épargne codéveloppement (loi française du 24 juillet 2006)
Une telle initiative (déjà très pratiquée en Espagne) pourrait être étendue à d’autres pays d’Europe
- Créer un réseau d’élus locaux au sein des collectivités territoriales françaises aptes à aider les migrants qui veulent utiliser leur épargne pour réaliser des investissements productifs en Afrique
Une telle initiative pourrait s’étendre à des collectivités locales d’Europe
- Mettre sur pied, dans les pays d’Afrique, les structures, aptes à relayer les initiatives du codéveloppement (par exemple pour aider les migrants à investir leur épargne dans des secteurs productifs)
Ces structures, bien entendu, seront au service des initiatives de codéveloppement quel que soit leur pays européen d’origine.
Cette initiative a retenu l’attention de la séance plénière et a fait l’objet de discussion en atelier.
Chansamone VORAVONG
Président |