|
Vous avez dit « simple échange technique » ?...
 |
Faute d’un second porte-avions notre aéronavale doit s’exiler. Le « Charles-de-Gaulle » , en cale sèche pour de nombreux mois, impose à nos pilotes d’aller voler sous d’autres cieux… Ils seront accueillis à bras ouverts sur un porte-avions battant pavillon à la « bannière étoilée »…
|
Apontage d'un Rafale su "l'USS Enterprise" . Le "Charles de Gaulle" en cale sèche, à Toulon. |
Le « Charles-de-Gaulle » va subir sa première Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparation, à Toulon. Pour la première fois, notre marine sera sans porte-avions et ce jusqu’au printemps 2009. Si tout se déroule comme prévu…
Un beau chantier de plus de 280 millions d’euros confié à la DCNS.
|
 |
 |
Le fleuron de la Royale recevra ses nouvelles hélices dont on a tant entendu parlé, hélices fabriquées par une filiale américaine de Rolls Royce. Le Triangles des Bermudes ne devrait plus être qu’un mauvais souvenir… et au printemps 2009 notre porte-avions retrouvera sa vitesse de croisière de 27 nœuds et pourra catapulter des avions parmi les plus lourds.
|
Enlèvement des hélices du porte-Avions. Source : Var-matin |
L'une des grosses opérations consistera à recharger les deux coeurs nucléaires du porte-avions, qui arrivent en fin de vie après huit ans d'utilisation.
En attendant, nos pilotes seront accueillis sur un porte- avions américain.
Plus que jamais se pose la question d’un deuxième porte-avions… la prochaine Indisponibilité pour Entretien et Réparation étant prévue vers 2015… Les enjeux sont de taille.
Notre aéronavale ne saurait être ainsi mise entre parenthèses… Nous risquons aussi de perdre notre savoir-faire… Et la Royale est fondée à rappeler que le porte-avions permet seul la projection de puissance sans « empreinte au sol », donc sans contraintes diplomatiques.
Il n’y a pas de souveraineté sans puissance…
Portemont, le 14 décembre 2007
Pour illustrer les enjeux :
 |
Louis Souvet |
Question écrite n°90 du 28 juin 2007. - M. Louis Souvet attire l'attention de M. le ministre de la défense sur la première période d’indisponibilité pour entretien et réparation (IPER) du porte-avions Charles de Gaulle. Le fait qu’une telle opération soit programmée, tout autant qu'indispensable, ne saurait minorer toutes les conséquences qui découlent d'un tel état de fait. Il demande, pendant les 18 mois d'indisponibilité, 18 mois minimum si aucun aléa ne survient comme durant la période de lancement, quel dispositif va suppléer ces travaux de cale sèche. La durée de cette IPER souligne la nécessité de pouvoir s’appuyer sur un deuxième porte-avions. Comme en matière de projection aérienne de troupes sur les théâtres d'opérations extérieures voire d'état des unités du parc de l'aviation légère de l’armée de terre (ALAT), il s'agit seulement de maintenir la crédibilité de l'outil de défense nationale.
Réponse publiée le 04/10/2007 :
Mettant en œuvre les innovations technologiques les plus performantes, le porte-avions Charles de Gaulle permet à la France de disposer d'un outil de puissance majeur, capable d'assurer différents types de missions, qui vont de la présence au large, et donc de la simple manifestation d'une volonté, jusqu'à des frappes dans la profondeur, classiques ou nucléaires, sur tous les foyers de crise potentiels dans le monde.
 |
| Mis sur cale le 18 décembre 1993 aux chantiers de la DCN Cherbourg, lancé le 21 janvier 1998, le Sous-Marin Nucléaire Lanceur d'Engins de Nouvelle Génération (SNLE-NG) Le Téméraire est entré en service le 23 décembre 1999.(aquarelle © Georges Prud'homme) |
Dans la mesure où la France ne dispose actuellement que d'un seul porte-avions, il n'existe pas de dispositif permettant de suppléer le groupe aéronaval dans la totalité de son registre d'action durant la période d'immobilisation du Charles de Gaulle.
Durant cette période d'indisponibilité de 18 mois, la France conservera néanmoins sa capacité de dissuasion, disposant d'une permanence opérationnelle en mer avec les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de la force océanique stratégique et de la composante aéroportée des forces aériennes stratégiques, et sera toujours en mesure de projeter ses forces partout dans le monde par voies aérienne (avions de transport stratégiques et tactiques) et maritime (navires de transport et de débarquement).
La marine nationale dispose notamment d'un outil polyvalent exceptionnel avec les bâtiments de projection et de commandement (BPC) Le Mistral et Le Tonnerre capables de couvrir un large spectre de missions dans le cadre de la gestion des crises : opérations amphibies, aéromobiles, humanitaires, commandement d'opérations interarmées, transport opérationnel. A cet égard, Le Mistral a démontré son efficacité opérationnelle lors de l'opération BALISTE au Liban, au cours de l'été 2006.
 |
Essais à la mer des BPC Mistral et Tonnerre. © TDR |
Une décision de principe sur la construction du second porte-avions a été prise. Les conditions de mise en œuvre de cette décision seront arrêtées au vu des travaux d'élaboration du Livre blanc sur la défense, qui ont été décidés par le Président de la République.
|
Un porte-avions gage de notre indépendance et de notre savoir-faire :
Tout juste revenu de sa mission de 3 mois en mer d'Oman (Air Indien 2007) et avant son IPER (Interruption Périodique pour Entretien et Réparation) de 18 mois, le porte-avions « Charles de Gaulle » a de nouveau appareillé de Toulon le 4 juin pour mener une série de manœuvres au large de Toulon. Qualifications de jeunes pilotes sortant de leur formation aux Etats-Unis, essais industriels pour le Rafale, sortie des familles... étaient au planning du bâtiment amiral de la marine française. Après plusieurs « touch & go » à Toulon, le porte-avions est rentré, pour sa longue immobilisation et son passage au bassin, le 21 juin 2007.
Conduite sous l'autorité de la Délégation Générale pour l'Armement (DGA), qui avait pour l'occasion dépêchée plusieurs dizaines d'ingénieurs et techniciens à bord du porte-avions « Charles de Gaulle », la campagne CDG 07 a eu pour principal objectif d'ouvrir, en conditions opérationnelles, les nouveaux domaines d'utilisation du « Rafale » Marine dans les standards F2 et F3. Des armements Exocet AM39 Mod2 Block2 et AASM (Armement Air-Sol Modulaire) ont été testés sur le « Rafale » Marine en collaboration avec le Centre d'Essais des Landes, ainsi que différentes configurations de l'avion de combat (versions reconnaissance - avec pod de reconnaissance de nouvelle génération-, ravitaillement en vol, bombardement lourd avec modules de bombes et réservoirs supplémentaires de 2000 litres).
 |
Le Rafale M02 avec des bombes AASM (Armement Air-Sol Modulaire) sous ses ailes , pret à être catapulté du pont d'envol du Charles de Gaulle (juin 2007) |
Des séries de catapultages et appontages ont été menées sur le porte-avions afin d'éprouver l'avion dans ses nombreuses versions. A l'occasion de ces essais le porte-avions a ainsi catapulté un « Rafale » dont le poids atteignait 22,2 tonnes, soit l'avion le plus lourd jamais lancé par le bâtiment. Décollant pour la première fois en pleine post-combustion, l'appareil expérimentait une configuration de ravitaillement en vol, avec quatre bidons de 2000 litres sous les ailes, soit 10 tonnes de carburant. Lors de cette sortie, la marine a reçu le « Rafale » Marine M 14 - un F2 - en provenance directe des usines Dassault Aviation de Mérignac, et qui a conclu son vol de réception par un premier appontage sur le pont du « Charles de Gaulle ».
Cette sortie a permis d'accueillir plusieurs jeunes pilotes tout juste macaronés, et aussi à entraîner les pilotes tant sur « Super Étendard » que sur « Rafale » F1 et F2 et valider les aménagements du porte-avions destinés à accueillir les nouveaux éléments des « Rafale » F2 et F3 (matériels et munitions).
Cette ultime sortie a également été l'occasion d'accueillir à la mer le nouveau ministre de la défense Hervé Morin.
 |
Le ministre de la défense Hervé Morin salue l'équipage du Charles de Gaulle (juin 2007) (photo MN/Bernard Plouviez) |
Vêtu d'une combinaison d'aviateur frappée du macaron du porte-avions et d'une « bande patronymique » à son nom, le ministre a apponté sur le « Charles de Gaulle » à bord d'un E-2C « Hawkeye » de la Flottille 4F (Le E-2C est le seul appareil susceptible d'apponter avec des passagers) afin d'assister à des manoeuvres aviation et rencontrer l'équipage.
 |
E-2C « Hawkeye » |
Par ailleurs un aéronef de type « Harrier » modifié, a utilisé durant trois jours la plate-forme que constitue le « Charles De Gaulle ». Proche en comportement aérologique des projets de porte-avions français et anglais, ce bâtiment est en effet le plus adapté pour effectuer un certain nombre d'essais destinés à valider de nouveaux équipements. Cette activité se situe dans le cadre de l'étroite coopération entretenue entre les équipes de programme française et britannique.
http://www.netmarine.net/g/dossiers/cdg07/index.htm |
 |
Le PA2, ou CVF-FR. Source : meretmarine.com
|
Au sein même des armées, le PA2 suscite de vifs débats. Les marins font valoir que le porte-avions permet seul la projection de puissance sans « empreinte au sol », donc sans contraintes diplomatiques. Mais les armées de terre et de l'air redoutent qu'il n'étouffe d'autres programmes d'équipement indispensables, avions, hélicoptères ou véhicules blindés. Le programme du PA2 - qui doit faire l'objet d'une coopération franco-britannique - est estimé entre 2,5 et 3 milliards d'euros. Le délégué général pour l'armement (DGA) François Lureau a annoncé mardi qu'il avait demandé aux industriels (DCN et Thales) de revoir leur copie, leur proposition étant « excessive ».
« Nous estimons le programme à 300 millions d'euros par an pendant dix ans, explique le député UMP de Paris Pierre Lellouche. À titre de comparaison, l'opération en Côte d'ivoire coûte 200 millions d'euros par an. Et une année de 35 heures, c'est trois porte-avions. En quatre ans, on pourrait avoir la flotte des États-Unis... »
|
La vie d’un porte-avion…
Un second porte-avions pour la Marine nationale
Par Vincent Nief le 25 juin 2007
"A priori, nous aurons un second porte-avions, c'est acté", et c'est Hervé Morin qui l'assurait ce matin sur France Inter. "Si nous sommes cohérents avec nous mêmes, dès lors que nous avons décidé de maintenir un groupe aéro-naval et d'avoir une capacité de projection de puissance sur la mer à tout moment, il faut un second porte-avions, c'est la volonté du président de la République", a explique le ministre de la Défense.
 |
Plus long que le Charles de Gaulle, le PA 2 déplacerait 25.000 tonnes de plus.
|
Le futur bâtiment, à propulsion classique, devrait suppléer le Charles de Gaulle, qui sera immobilisé à la fin du mois de juillet pour changer le combustible de ses deux réacteurs nucléaires. Le second porte-avions français devrait coûter entre 2 et 3 milliards d'euros. Sous le nom de code "PA2" (porte-avions 2), le futur bâtiment devrait pouvoir opérer quinze jours en mer sans ravitaillement et embarquer 1 650 membres d'équipage.
Liens : http://www.leblogfinance.com/2007/01/budget_de_la_df.html
Réfection des installations aéronautiques
Le grand carénage du Charles de Gaulle ne se limitera pas au rechargement des coeurs nucléaires et au changement des hélices. Des milliers d'équipements seront vérifiés et réparés, d'autres, obsolètes, étant remplacés. En tout, quelques 10.000 travaux sont prévus.
Les installations aéronautiques bénéficieront d'une attention toute particulière, la composition du parc aérien devant subir des évolutions majeures dans les prochaines années.
|
 |
Démontage des freins et des catapultes |
Il s'agit, notamment, de prévoir l'arrivée des nouveaux Rafale au standard F2 puis F3. Ce dernier sera capable de mettre en oeuvre le missile antinavire Exocet AM39, le missile air-sol AASM, le missile de croisière Scalp EG et le nouveau missile nucléaire ASMP-A, dont les essais se sont poursuivis ces derniers mois. Trois appareils au standard F2 (équipés de bombes guidées laser) sont déjà opérationnels au sein de l'aéronavale mais l'essentiel des capacités d'assaut est encore assuré par les Super Etendard Modernisés des flottilles 11 F et 17 F. Afin de voler jusqu'en 2010-2013, 25 SEM viennent d'être rénovés (standard 5). Leur remplacement progressif au sein du parc aérien sera un challenge, notamment en ce qui concerne l'accueil des pièces détachées. Pour mémoire, les magasins du Charles de Gaulle disposent de 36.000 références et 1 million d'articles plus ou moins encombrants. Il faudra par exemple prendre en compte le stockage des moteurs, avec deux M88 par Rafale contre un seul 8 K 50 pour le SEM. Par ailleurs, le banc d'essais Mermoz, développé par Dassault Aviation pour tester 90 équipements du Rafale F1, sera complété par une seconde station. Celle-ci sera capable de traiter les évolutions des nouveaux standards de l'avion, notamment en matière d'optronique et d'emports spécifiques, comme les bombes ou les nouveaux missiles. Enfin, les soutes à munitions devront être adaptées pour l'arrivée des ASMP-A, Scalp et autres AASM.
Une maintenance à 287 millions d'euros
C'est le 19 décembre dernier que le Service de Soutien de la Flotte a notifié à DCNS le contrat de maintien en condition opérationnelle du porte-avions. D'une durée de cinq ans, le marché s'élève à 287 millions d'euros. Il porte, outre l'IPER, sur trois périodes d'entretien courant. Le contrat, d'un nouveau type, comprend une rémunération à la journée de disponibilité du navire, avec pénalités en cas de non respect des engagements par l'industriel. Suivant le planning envisagé, la période de passage au bassin du Charles de Gaulle devrait s'achever en juillet 2008. Durant toute cette période, DCNS aura la responsabilité du navire et l'équipage (1250 personnes hors groupe aérien), qui ne pourra vivre à bord, devra travailler à terre. La logistique mise en place est d'ailleurs impressionnante.
 |
Les bâtiments provisoires mis en place,
dont le restaurant "Au grand Charles" |
Cinq bâtiments autour des bassins Vauban seront occupés par les marins, chaque service disposant de ses propres bureaux. Un restaurant a, également, été construit à proximité du futur chantier. Les cuisiniers du porte-avions y prépareront des milliers de repas pour le bord et les personnels civils travaillant sur l'IPER. A l'issue des essais prévus à la fin du chantier, le Charles de Gaulle sera remis à la Marine nationale, normalement le 30 novembre 2008. S'en suivra alors une période intensive d'entraînement, au cours de laquelle les pilotes de l'aéronautique navale, privés de plateforme embarquée pendant un an et demi, devront retrouver leurs repères et reconquérir leurs qualifications.
Ce problème doit être solutionné en 2015, quand interviendra la seconde IPER du navire. Le deuxième porte-avions, dont la commande est attendue cette année, devrait alors être opérationnel, évitant à la France la "parenthèse" qu'elle s'apprête à connaître.
|
Jusqu'en octobre, les marins pensaient avoir remporté la partie: le second porte-avions (PA2) serait construit. Nous l'annonçions même sur ce blog (27 octobre), visiblement un peu trop vite. Depuis lors, les adversaires de ce projet ont repris du poil de la bête et la décision de le lancer semble être reportée après la publication du Livre blanc, c'est-à-dire pas avant avril 2008. S'il est lancé... car les anti-PA2 n'ont pas renonçé à le couler afin de récupérer les trois milliards d'euros qu'il devrait coûter. Or, ce sont des gens importants dans le domaine militaire: le chef d'état-major des armées en personne, ainsi que les chefs d'état-majors des armées de terre et de l'air. Le ministre de la Défense semble moins convaincu de la nécessité de ce projet que durant l'été. A l'Elysée, c'est silence radio. Seule, la Marine le défend bec et ongles, en espérant qu'au final les responsables politiques, comprenez Nicolas Sarkozy, ne renonceront pas à cet outil militaire et diplomatique.
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/ |

L'Aéronavale française va embarquer pour la première fois sur un porte-avions américain. Faute d'un second porte-avions, alors que le Charles-de-Gaulle est immobilisé pour entretien pendant dix-huit mois, les pilotes de Rafale et de Hawkeye vont aller s'entraîner en juillet 2008 à bord de l'USS Roosevelt au large de Norfolk, dans l'Atlantique. "Nous sommes entrain de monter cette opération avec la Marine américaine" indique-t-on rue Royale. Une dizaine d'avions devraient embarquer sur le Roosevelt : six à huit Rafale de la flotille 12 F et deux Hawkeye de la flotille 4F.
Pour le Marine, il s'agit d'un simple "échange technique". Jusqu'à présent, les appareils de l'aéronavale ne pouvaient pas se poser sur les portes-avions américains. Mais depuis juillet dernier, comme nous l'annoncions alors sur ce blog (photo ci-contre), les rafale F2 ont la capacité de le faire après avoir valider leur système d'alignement. Il y a peu d'obstacles mécaniques, puisque le Charles-de-Gaulle est équipé de catapultes et de brins d'arrêts de fabrication américaine. Depuis les années 90, les pilotes de l'aéronavale sont d'ailleurs formés aux Etats-Unis, faute d'un avion d'entraînement biplace pour l'apprentissage des techniques d'appontage.
|
Rafale M n°6 de la flotille 12F effectuant un "touch and go" sur le porte avions USS Dwight D. Eisenhower.
|
La lettre d'information TTU, qui révèle l'information cette semaine, voit dans cette affaire la "preuve du réchauffement dans les relations franco-américaines et la volonté du président Nicolas Sarkozy de faire en sorte que la France retrouve toute sa place dans l'Otan". TTU précise que cette "initiative est vivement encouragée par Craig Stapleton, l'ambassadeur des Etats-Unis en France". L'embarquement d'une dizaine d'avions français à bord d'un PA américain est en effet du jamais-vu.
Cette opération "technique" risque de se retourner contre les intérêts de la Marine. Elle donne des arguments aux adversaires de la construction d'un second porte-avions (PA2), nombreux dans la haute hiérarchie militaire. Si des flottilles françaises peuvent opérer à partir des gros porte-avions américains en cas de crise internationale et d'indisponibilité du Charles-de-Gaulle, la France peut peut-être faire l'économie de trois milliards d'euros, le coût du PA2. Quant à l'indépendance nationale... |
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|
|