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N'incarne-t-il pas tous les enfants maltraités?...

Et bien plus encore...
Mardi 8 juin 2010 à 18h30 « Hommage à Louis XVII » suivi d'une messe de requiem... Maltraités? Le mot est faible... Retrouvons-nous tous à 18h30 devant la mairie du IIIe arrondissement, 2 rue Eugène Spuller, à Paris.

Louis XVII. Buste de Louis XVII, Enfance Martyre, œuvre de Catherine Cairn (2000)


Buste du Dauphin par Deseine
Plâtre original daté d'août 1790.
http://www.museelouisxvii.com/sculptures.htm

Portemont, le 30 mai 2010

Hommage à Louis XVII  le mardi 8 juin 2010

Louis XVII, âgé de dix ans, s’éteint de maladie le 8 juin 1795, à l’issue d’une réclusion inhumaine de presque trois ans dans la tour du Temple. Cette tour aujourd’hui disparue était entre le square du Temple et la mairie du troisième arrondissement. A la suite des cérémonies qui ont eu lieu à Saint Denis en 2004 par la dépose solennelle de son cœur,des habitants du troisième, soutenus par l’association Marais-Temple, ont voulu rendre un hommage annuel à l’enfant Roi mort dans le quartier. Ses parents, Louis XVI, Marie-Antoinette et sa tante, Madame Elisabeth, partent d’ici pour mourir sur l’échafaud. Seule survit sa sœur, Madame Royale qui meurt en exil en 1850.

Cette année, nous évoquons plus particulièrement Louis XVI. La plaque dédiée à la famille royale apposée sur le mur de la mairie, a été crée lors du bicentenaire de la Révolution par l’hôtel de Ville de Paris. Elle doit être rénovée par la mairie du 3ième arrondissement. L’association Marais-Temple a proposé qu’il y  soit fait mention de la mort du dauphin Louis Charles. Nous sommes toujours dans l’attente d’une réponse.

À 18 heures 30 Commémoration civile :

 Devant la Mairie du III ième arrondissement, 2 rue Eugène Spuller :

  • Présentation par le Président de l’association Marais-Temple
  • lecture du testament de Louis XVI,Jean-Michel Dhermay.
  • Dépose d’une gerbe
  • Sonnerie de trompe.   
  • Conclusion et temps de silence.

À 19 heures   messe de requiem pour Louis XVII et les enfants maltraités en l’église Sainte Elisabeth, 195 rue du Temple 75003 Paris avec le père Xavier Snoek curé de la paroisse, en présence du pasteur Alain  Joly et du père Noël Tanazacq, prêtre orthodoxe.  A la sortie quête pour les enfants Karen en Thaïlande aidés par le père Alain Bourdery, missionnaire.

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Association Marais Temple. Maison des associations  5, rue Perrée 75003 Paris - association loi 1901-JO n°1034 3.01.1998 modifié JO 1025 10.04.2010

Nous remercions le lecteur qui nous rappelle le beau poème de Victor Hugo.

Louis XVII
(De Victor Hugo, décembre 1822)

I
En ce temps-là, du ciel les portes d'or s'ouvrirent;
Du Saint des Saints ému les feux se découvrirent;
Tous les cieux un moment brillèrent dévoilés;
Et les élus voyaient, lumineuses phalange,
Venir une jeune âme entre les jeunes anges
Sous les portiques étoilés.
C'était un bel enfant qui fuyait de la terre;
Son oeil bleu du malheur portait le signe austère;
Ses blonds cheveux flottaient sur ses traits pâlissants;
Et les vierges du ciel, avec des chants de fête,
Aux palmes du martyre unissaient sur sa tête
La couronne des innocents.

II
On entendit des voix qui disaient dans la nue:
- "Jeune ange, Dieu sourit à ta gloire ingénue;
Viens, rentre dans ses bras pour ne plus en sortir;
Et vous, qui du Très-Haut racontez les louanges,
Séraphins, prophètes, archanges,
Courbez-vous, c'est un roi; chantez, c'est un martyr !"
- "Où donc ai-je régné ? demandait la jeune ombre.
Je suis un prisonnier, je ne suis point un roi.
Hier je m'endormis au fond d'une tour sombre.
Où donc ai-je régné ? Seigneur, dites-le moi.
Hélas ! mon père est mort d'une mort bien amère;
Ses bourreaux, ô mon Dieu, m'ont abreuvé de fiel;
Je suis orphelin; je viens chercher ma mère,
Qu'en mes rêves j'ai vue au ciel."
Les anges répondaient: - "Ton Sauveur te réclame.
Ton Dieu d'un monde impie a rappelé ton âme.
Fuis la terre insensée où l'on brise la croix,
Où jusque dans la mort descend le régicide,
Où le meurtre, d'horreur avide,
Fouille dans les Tombeaux pour y chercher des rois."
- "Quoi ! de ma lente vie ai-je achevé le reste ?
Disait-il; tous mes maux, les ai-je enfin soufferts ?
Est-il vrai qu'un geôlier, de ce rêve céleste,
Ne viendra pas demain m'éveiller dans mes fers ?
Captif, de mes tourments cherchant la fin prochaine,
J'ai prié; Dieu veut-il enfin me secourir ?
Oh ! n'est-ce pas un songe ? a-t-il brisé ma chaîne ?
Ai-je eu le bonheur de mourir ?
"Car vous ne savez point quelle était ma misère !
Chaque jour dans ma vie amenait des malheurs;
Et, lorsque je pleurais, je n'avais pas de mère
Pour chanter à mes cris, pour sourire à mes pleurs.
D'un châtiment sans fin languissante victime,
De ma tige arraché comme un tendre arbrisseau,
J'étais proscrit bien jeune, et j'ignorais quel crime
J'avais commis dans mon berceau.
"Et pourtant, écoutez: bien loin dans ma mémoire,
J'ai d'heureux souvenirs avant ces temps d'effroi;
J'entendais en dormant des bruits confus de gloire,
Et des peuples joyeux veillaient autour de moi.
Un jour tout disparut dans un sombre mystère;
Je vis fuir l'avenir à mes destins promis;
Je n'étais qu'un enfant, faible et seul sur la terre,
Hélas ! et j'eus des ennemis !
Ils m'ont jeté vivant sous des murs funéraires;
Mes yeux voués aux pleurs n'ont plus vu le soleil;
Mais vous que je retrouve, ange du ciel, mes frères,
Vous m'avez visité souvent dans mon sommeil.
Mes jours se sont flétris dans leurs mains meurtrières,
Seigneur, mais les méchants sont toujours malheureux;
Oh ! ne soyez pas sourd comme eux à mes prières,
Car je viens vous prier pour eux ."
Et les anges chantaient: - "L'arche à toi se dévoile,
Suis-nous; sur ton beau front nous mettrons une étoile.
Prends les ailes d'azur des chérubins vermeils;
Tu viendras avec nous bercer l'enfant qui pleure,
Ou, dans leur brûlante demeure,
D'un souffle lumineux rajeunir les soleil ! "

III
Soudain le choeur cessa, les élus écoutèrent;
Il baissa son regard par les larmes terni;
Au fond des cieux muets les mondes s'arrêtèrent;
Et l'éternelle voix parla dans l'infini:
"O roi ! je t'ai gardé loin des grandeurs humaines.
Tu t'es réfugié du trône dans les chaînes.
Va, mon fils, bénis tes revers.
Tu n'as point su des rois l'esclavage suprême.
Ton front du moins n'est pas meurtri du diadème,
Si tes bras sont meurtris de fers.
Enfant, tu t'es courbé sous le poids de la vie;
Et la terre, pourtant, d'espérance et d'envie
Avait entouré ton berceau !
Viens, ton Seigneurs lui-même eut ses douleurs divines
Et mon Fils, comme toi, roi couronné d'épines,
Porta le sceptre de roseau. "

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