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Un traité...

Et quel « Traité »! Le Traité des Pyrénées... Bien plus de 350 ans, certes, mais toujours bon à rappeler. Un « orfèvre » en la matière nous en entretiendra: Alexandre de La Cerda.  Le vendredi 9 avril, à la Maison Basque de Bordeaux, 7, rue du Palais de l'Ombrière à Bordeaux. A 19 heures. Et si le bel esprit « diplomatique » sera à l'honneur, Bacchus ne sera pas loin pour applaudir...

Allégorie du traité des Pyrénées (7 novembre 1659). Portraits équestres de Louis XIV, suivi d’Anne d’Autriche et de Philippe, duc d’Anjou, accueillis par Minerve, Vénus et Junon qui leur présentent la couronne d’Espagne ; huile sur toile attribuée à Claude Deruet, XVIIe siècle.
Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon.

Naissance d'un temps de paix... Et « consécration » de la puissance de la France...
Un rendez-vous à ne pas manquer, un conférencier « hors pair »!
Nous y reviendrons...

Portemont, le 7 avril 2010

« Les 350 ans du Traité des Pyrénées » Conférence d'Alexandre de La Cerda
vendredi 9 avril à 19 h

Maison Basque de Bordeaux 7, rue du Palais de l'Ombrière (tél : 05 56 52 62 64)

Alexandre de La Cerda

Entre le 7 novembre 1659 qui a vu la signature sur l’Ile des Faisans du Traité des Pyrénées et la réunion le 27 septembre 2009 d’une cinquantaine de consuls venus de Bordeaux et de Bilbao pour commémorer l’événement au château d’Urtubie (en présence du Comte et de la Comtesse de Paris), il y a en réalité bien plus de 350 ans d’une histoire à rebondissements. Une tradition « diplomatique » qui plonge ses racines dans les multiples négociations ayant réuni depuis la nuit des temps les représentants des royaumes ou des communautés riveraines de la Bidassoa, souverains de Castille, d’Aragon, de Navarre ou de France. Journaliste, chroniqueur sur France Bleu et auteur de nombreux ouvrages historiques, Alexandre de La Cerda qui est également délégué régional Pays Basque et Pays de l’Adour de l’Union des Consuls honoraires en France franchira les siècles au cours de sa conférence, en n’omettant pas l’écheveau embrouillé de l’histoire du royaume de Navarre qui « brouilla les cartes » plus d’une fois…

Lauréat de l'Académie française et du prix d'honneur de la culture basque décerné par la Ville de Bayonne, notre confrère vient de recevoir le prix biennal du Biltzar des écrivains basques qui s’est déroulé le lundi de Pâques à Sare. Il est également viticulteur dans l’Entre-deux-Mers.

Le 7 novembre 1659, un traité inespéré met fin à l'interminable guerre qui oppose depuis 1635 la France aux Habsbourgs d'Espagne. Il consacre la prééminence de la France en Europe.

Ce traité des Pyrénées est l'œuvre du cardinal Jules Mazarin, Premier ministre du jeune Louis XIV (21 ans). Il réconcilie les deux principales puissances d'Europe, entrées en guerre l'une contre l'autre un quart de siècle plus tôt !
Il est signé sur l'île des Faisans, au milieu de la rivière Bidassoa qui sépare les deux pays.

Le traité prévoit le mariage du jeune roi de France avec l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, fille du roi d'Espagne.
En guise de dot, l'Espagne apporte à la France le Roussillon, la Cerdagne, l'Artois et plusieurs places fortes en Flandre et en Lorraine : Gravelines, Thionville, Montmédy, Mariembourg et Philippeville. Le duché de Lorraine, amputé, est occupé par des garnisons françaises.
À noter que Philippe IV a fait inclure dans le traité la restitution au Grand Condé de ses titres et de ses biens. C'est pour le prince, coupable d'avoir combattu Louis XIV au cours de la Fronde, le début d'un retour en grâce.
L'année suivante, comme prévu, les futurs époux se rencontrent à Saint-Jean-de-Luz. Leur mariage est célébré le 9 juin 1660 par l'évêque de Bayonne dans une atmosphère de liesse. Il se soldera par six naissances... et d'innombrables infidélités du Roi-Soleil.
Selon les termes du traité, Marie-Thérèse renonce pour elle et ses descendants à ses droits sur la couronne d'Espagne «moyennant» le paiement d'une dot confortable de 500.000 écus. Or, l'habile Mazarin sait que l'Espagne n'aura jamais les moyens de payer cette dot.
Quelques années plus tard, le roi Louis XIV prendra prétexte de cet impayé pour revendiquer ses droits sur la succession espagnole. Ce sera la guerre de «Dévolution», ainsi nommée d'après un terme de droit privé d'une vieille coutume du Brabant qui stipulait que les filles d'un premier mariage recueillaient l'héritage foncier avant les enfants d'un second mariage du défunt.
La France au pinacle
Le traité des Pyrénées est suivi par la paix dite «du Nord», signée le 3 mai 1660 à Oliva. Celle-ci met fin à l'attaque lancée par le roi de Suède Gustave X Adolphe contre le roi de Pologne Jean II Casimir qui contestait son accession au trône de Suède après l'abdication de la reine Christine.
Au terme de ces deux traités ainsi que des traités de Westphalie conclus onze ans plus tôt, la France du jeune Louis XIV s'affirme comme la première puissance européenne, par ses armées, son territoire, sa richesse, sa population et plus que tout le rayonnement de sa culture.

LE CARDINAL MAZARIN ET DON LUIS DE HARO REPRESENTES PRES DE L'ILE DES FAISANS ; (TRAITE DES PYRENEES ; 1659)

L’enclave de Llivia, subtilité politique du traité des Pyrénées.
Lors des rudes tractations menées pour définir les limites méridionales précises du nouveau royaume de France, Mazarin s’étonne de ne point trouver le nom de Llivia dans la liste des 33 villages du comté de Cerdagne concédés à la France. Don Luis de Haro lui rappelle l’antique statut de municipe, donc de ville et non de village. Le territoire de Llivia est donc conservé par le roi d’Espagne.

Lire:

http://www.mont-louis.net/pyrenees.htm

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