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Après Béziers, Marseille, Nice, Toulon, Limoges, Vichy…

Toulouse… Lille aussi… Le prince Jean de France poursuit son « chemin »…  Une halte à Dijon s’imposait. Rendez-vous le mercredi 24 mars 2010 à 19 heures au « Sofitel La Cloche », 14, place Darcy à Dijon. Une rencontre sans langue de bois… comme les derniers entretiens du prince Jean en attestent…

Henri IV aurait dit de Dijon : « la ville aux cent clochers ». Les cloches de la ville sonneront-elles mercredi 24 mars autour de 19 heures ?
Que nos amis de Bourgogne ne voient pas là une incitation à …
Mais tout de même si quelques cloches sonnaient à la volée…

Portemont, le 14 mars 2010

Rencontre avec le prince Jean de France
à Dijon

Il a pour ancêtres Saint Louis, François 1er, Henri IV,
ce n'est pas rien !

Sa famille a régné neuf siècles en France.
Mais aujourd'hui, à quoi sert un prince ?
Que peut-il apporter au pays ?
C'est à ces questions que répond Jean d’Orléans dans un ouvrage qu’il présente au cours d’un véritable tour de France.

« Un prince français » (ed. Pygmalion)

Rendez-vous est donné aux Bourguignons
Le Mercredi 24 mars à 19 heures
Au « Sofitel La Cloche »
14, place Darcy à Dijon
(Entrée 5 euros - gratuit pour lycéens et étudiants)
contact et réservation :
princedijon@orange.fr

A consulter le site www.gensdefrance.com

Une des dernières « haltes »…
Le 24 janvier 2010

Dans le Var pour dédicacer son recueil d'entretiens « Jean de France, un prince français », c'est un Jean d'Orléans très accessible qui a répondu à nos questions. : Photo Patrick Blanchard

C'était vendredi à la Résidence du Cap Brun. Nous l'avons salué un peu gêné, sans vraiment savoir par quel nom l'appeler. Ni si une révérence aurait été plus opportune qu'une poignée de main. Parce que, si on a bien compris, le prince Jean d'Orléans n'est rien de moins que l'héritier des quarante rois qui ont fait notre pays, d'Hugues Capet (987) à Louis-Philippe (1848). Autant vous dire que ça vous pose un homme. Fils de l'actuel « comte de Paris », il est donc le « Dauphin de France » : celui qui, après son père, pourrait être appelé sur le trône si la monarchie venait à être rétablie. L'occasion royale de lui demander si oui ou non, il y croyait vraiment.

Pour commencer, comment doit-on vous appeler ?
Si vous êtes un républicain acharné, c'est « Monsieur » (sourires). L'usage, c'est plus « Monseigneur » ou « Prince Jean ». Mon nom d'état civil, c'est Jean d'Orléans.

Êtes-vous un citoyen comme les autres ?
Oui, par rapport à la loi. Mais pas tout à fait non plus. L'histoire de ma famille n'est pas la même que celle d'un autre citoyen. Elle est forte, parce qu'intimement liée à celle du pays.

Quel est votre rôle dans la société ?
Disons que le rôle de prince eut payé, mais ne paye plus ! Mon travail permet donc de m'inscrire dans la société actuelle. J'ai ainsi passé dix ans dans la finance. Puis j'ai fondé le cabinet de conseil Avenir & Patrimoine qui oeuvre en faveur du patrimoine historique et culturel français. D'une manière générale, la culture est une cause d'intérêt général qui me passionne. J'ai aussi lancé en 2003 l'association Gens de France, qui doit contribuer au bien de la France et à son rayonnement à l'étranger. Je m'intéresse aussi beaucoup au développement durable, à travers la forêt, ou à l'économie solidaire.

Comment exercer cette vocation dans un régime républicain ?
On cherche toujours un peu sa voie. Dans une monarchie, ce serait plus simple (rires). Mais cela doit permettre de participer au débat public. Je m'interroge actuellement sur l'engagement que je souhaite avoir au service de mon pays. Ce peut être la défense d'une grande cause ou un engagement politique.

Le « Dauphin de France » pourrait-il se soumettre au suffrage universel ?
Oui. Reste à savoir pour quel type de mandat. Local, européen...

La restauration de la monarchie vous semble-t-elle envisageable ?
Je ne suis pas sûr que l'on soit prêt. Que la volonté des Français soit là ou que les circonstances existent. Les gens ne connaissent pas la famille royale actuelle. Nous n'occupons pas de place significative.

Vous empêche-t-on de prendre cette place ?
On ne nous l'a pas donné, mais nous ne l'avons pas prise non plus. Mon grand-père, lui, était très présent. Il faut que je trouve le chemin.

Vous aimeriez donc qu'on parle plus de vous ?
J'aimerais être plus engagé, que ma famille puisse être à nouveau dans le paysage public. On peut apporter des idées fortes. Je pense à la question de l'identité nationale, où nous pouvons contribuer au débat. C'est un sujet que je vais commencer à travailler sérieusement.

En quoi la royauté pourrait être souhaitable ?
Elle pourrait apporter une dimension différente à la politique actuelle. Cinq ans, c'est très court pour gouverner ou mettre en place. Avec la monarchie, on s'inscrit dans le long terme. En politique comme dans le monde de l'entreprise, il faut un projet. C'est compliqué avec un quinquennat. Un prince peut en outre apporter une hauteur de vue et une sérénité dans un monde qui bouge beaucoup. Il peut être un point de repère et se placer au-dessus de la mêlée. Un peu comme un arbitre en football.

Que pensez-vous de la République ?
Elle a ses bons côtés. La France est encore un pays fort qui compte dans le monde. Certaines mauvaises habitudes ont aussi disparu. Mais le tissu social s'est beaucoup distendu. Les gens sont individualistes. Il n'y a plus vraiment de projets communs. Ce n'est pas tant une réflexion sur ce qu'on a été qui manque, mais sur ce que l'on peut faire ensemble. Il y a une séparation entre la population et le pouvoir politique.

Et les gouvernants actuels ?
Ceux qui sont inscrits au niveau local sont plus en prise avec la réalité. Au niveau national, ça suit un programme de politique générale, déterminé par les partis, et qui perd un peu de son sens.

Au fait, quel est l'objet de votre visite dans le Var ?
Je viens donner une conférence-dédicace autour de mon recueil d'entretiens (1). J'en ai aussi profité pour rencontrer diverses personnalités politiques, religieuses, militaires ou associatives. J'aime beaucoup le Var, cette rade magnifique, ce littoral qui a su garder tout son charme.

Quelles sont vos personnalités préférées du monde culturel ?
Mon groupe préféré, c'est U2. Pour les écrivains, Balzac et Dumas. Mon acteur favori, c'est Lorant Deutsch, avec qui j'ai des liens très étroits. Nous partageons le même amour de l'histoire et du football.

Du football ?
Je suis un grand supporter de l'équipe de France ! Plus jeune, Saint-Etienne et Bastia m'ont fait vibrer. En ce moment, c'est plus Lille. Ils pratiquent le beau jeu.

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