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Les petits ruisseaux font les grandes rivières…

Quand un premier sursaut en appelait bien d’autres. Toujours garder en mémoire l’exemple de nos aînés, un 11 novembre 1940…
Plus que jamais nous pouvons nous en inspirer. Les Etudiants d’Action Française étaient aux côtés de nos anciens, le 11 novembre 2008… Sans oublier le sacrifice de tous ceux qui ont permis le 11 novembre 1918…

Toujours devant la plaque qui commémore le geste des Etudiants de France…

Portemont, lundi 24 novembre 2008

 11 NOVEMBRE 1940

… La défaite de juin 1940 fut un désastre imprévisible qui a laissé vraiment les Français abasourdis. Ce fut une détresse totale, un peu comme si le ciel nous était tombé sur la tête, un chaos dont on n’a pas idée et surtout un chaos dans les esprits. Le problème n’était pas d’accepter ou de refuser la défaite : elle était là devant nos yeux et ce qu’il fallait faire c’était se redresser. La France petit à petit s’est en effet redressée. Le 11 novembre 1940 a été une première manifestation de ce redressement…

André Pertuzio s’adressant aux Etudiant d’Action Française, aux côtés d’Olivier Perceval, président du Centre Royaliste d’Action Française.

Je précise tout de même que si ce fut le premier sursaut  apparemment du peuple français ce ne fut qu’un petit ruisseau dans l’océan déchaîné de la seconde guerre mondiale. On nous dit aujourd’hui que ces manifestants  furent des héros. Ils ont simplement fait une affirmation patriotique alors qu’elle leur était interdite…

André Pertuzio
Ancien président de la Corpo de Droit Promotion 40.


 

Pour ceux qui n’ont pas vécu le désastre de 1940, je pense qu’il leur est difficile d’imaginer le désarroi du peuple de France au lendemain de la capitulation.

Les maîtres de la IIIe République avaient failli, la chose est évidente, mais le temps n’était pas aux récriminations, ni aux regrets. Il n’y avait que deux options possibles : Se soumettre ou résister.

Après le raz-de-marée qui avait submergé notre vieille civilisation pendant l’été, renaissaient à l’automne quelques embryons de nos valeurs éternelles.

En divers points de notre immense empire perçaient les premiers fondements de la France libre. Depuis Londres, écrasée sous les bombes, nous parvenaient  mots d’espoir et mots d’ordre, mais seulement des mots, rien que des mots. Et, dans la métropole, aucun événement n’était encore venu prouver que des Français refusaient la défaite.

Il fallut que ce soient des adolescentes et des adolescents qui viennent, ici-même, lancer le premier cri d’insoumission dans ce pays soumis, le premier cri de fierté retrouvée dans ce monde aveuli ; un cri voué à se répéter, à s’enfler durant quatre années, pour finir en apothéose dans l’étourdissante clameur de la libération.

J’étais un enfant. Je venais d’avoir treize ans. Je me tenais parmi les badauds, mais au premier rang. Je n’ai pas vu grand chose d’autre que des uniformes vert-de-gris sortant de leurs camions et des jeunes gens reculant sans baisser les yeux. Mais je conserve au moins une image indélébile : L’image d’étudiantes et d’étudiants très pâles, alignés devant les grilles, face aux armes noires.

Ils se tenaient debout, bras levés, mais ils gardaient encore en main le petit bouquet de fleurs tricolores que jamais, quoiqu’il advienne, les oiseaux de malheur ne sauront interdire.

Jacques Dejouy

Si la date du 11 novembre symbolise bien sûr pour les royalistes la fin des combats de la Première Guerre mondiale dans lesquels tant des leurs sont tombés pour la France, cette date évoque également leur participation à la manifestation du 11 novembre 1940, première manifestation parisienne de résistance à l’occupant allemand.

Lire aussi l’évocation du 11 novembre par Royal artillerie :

« Ces jours-ci je relisais la chronique de guerre du 122° de Ligne qui était caserné à Rodez. La cadence à laquelle les bataillons fondirent le premier mois sur la frontière du Nord-Est donne le frisson »…

http://royalartillerie.blogspot.com/2008/11/onze-novembre-2008.html

« Qu’ils y viennent »

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