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Le coq est mort… Vive le coq !
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Ainsi s’écoule le temps à Lignières. Lignières est toujours Lignières et grâce à l’indéfectible hospitalité du prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, le Camp Maxime Real Del Sarte s’est déroulé cette année encore avec grand succès ! Un Camp porteur de toutes les espérances…
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Lignières, sans coq, serait comme le royaume de France sans lys…
Et le bon coq qui faisait matin et soir son souverain tour de garde nous a quitté, victime de la Terreur…

Faisant fi de toutes les adversités, Son Altesse Royale le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme a donc convié un nouveau coq à Lignières…et c’est sous un soleil radieux que nous avons fait sa connaissance et que nous lui avons prêté hommage !

Le Camp Maxime Real Del Sarte ne pouvait pas commencer sous de plus beaux hospices…
Un camp qui portait sur ses épaules de grands enjeux. Mais les défis n’ont jamais fait trembler nos jeunes amis du CMRDS, de l’Action Française Etudiante et du Centre Royaliste d’Action Française. Des équipes soudées comme jamais !
A « Grands Défis », « Grand Programme ».Un programme dense alliant exposés, ateliers, activités sportives et des invités de choix…
Sans tarder félicitons toute la « maîtrise » de ce camp qui a été lors des temps forts assisté par une grande dame des fourneaux, « Cordon bleu » qui jamais ne fut pris en défaut !

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« Notre Cordon bleu » |
Et nous ne pouvons pas passer sous silence les beaux cadeaux d’un « mécène » grâce auquel les fromages de chèvre, les fromages blancs et « faysselles » ainsi que bien d’autres « gourmandises » n’ont plus de secrets pour nous ! Félicitations aussi à François-Marin qui s’est surpassé dans la préparation de « cervelles de canut » dont certains se souviennent encore…

Lignières ne se serait pas Lignières sans Murielle, infatigable « Fée » de cette Maison si chère à notre cœur… En l’absence de Son Altesse Royale le prince Sixte-Henri qui nous avait témoigné tous ses encouragements lors d’un dîner parisien précédant son départ, appelé pour une tournée de conférences en Amérique centrale, Murielle déploya comme toujours des trésors de gentillesse et de sollicitude. Nous ne la remercierons jamais assez !

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« Murielle en compagnie de Portemont » |
Après les retrouvailles de nos jeunes amis du CMRDS et de l’Action Française Etudiante dès le vendredi 22 août et les mises en place nécessaires, réalisées les 23 et 24 août, le Camp se muait en une véritable ruche !
Philippe Champion avait la lourde responsabilité d’ouvrir le « feu » le lundi 25 août par un exposé qui enracinait le pourquoi de notre « combat » commun.
Vous avez dit « nationalisme » ?
Le « feu » sacré de tous les fils de la tradition critique et de la pensée classique, héritiers de l’empirisme organisateur, inscrivait son nom en lettres d’or :
« Nationalisme » !
Et plus que jamais de nous être rappelé, martelé par Philippe Champion :
Il est le fruit de l’empirisme organisateur…
« Cette méthode consiste en la mise en œuvre de l’expérience de la monarchie française pour soutenir les deux autres fondamentaux de la pensée maurrassienne : le «politique d’abord» et le nationalisme intégral. Le tout repose sur l’affirmation que la monarchie française n’a d’autre légitimité que son efficacité. «politique d’abord» est une notion capitale, et Maurras s’est vu contraint de justifier en disant qu’il « vise les moyens antérieurs à la fin ». En réalité l’homme est un animal politique et la politique correspond à la nature de l’homme en ce qu’elle réalise son épanouissement au temporel.
D’autre part, il ne faut pas entendre le « nationalisme » au sens péjoratif habituellement présenté de nos jours, ni renoncer à ce mot sous la pression du terrorisme sémantique. Maurras n’affirme-t-il pas que «toute tradition est critique» ? Approfondir notre héritage tout en le conservant est bien plus qu’un droit : c’est un devoir. Le nationalisme maurrassien ne repose pas sur un aspect sentimental, mais bien sur une notion de philosophie politique fondamentale employée par Aristote, St Thomas d’Aquin, plus récemment par Julien Freund et Marcel de Corte :

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Julien Freund |
L’homme est un animal politique. Dans « Mes idées politiques », Maurras s’oppose à Laclos en affirmant que l’homme naît social. La politique et le social sont interdépendants et, comme Julien Freund l’affirme, il n’y a pas de contrat social ni de passage de la famille à la structure politique : la famille avait d’emblée une double nature sociale et politique.

Ainsi, le communisme et le libéralisme qui nient la nature politique de l’homme, veulent en réalité supprimer l’homme en l’homme. Ainsi, l’Europe tend à étendre le politique pour à terme le supprimer : Freund nous apprend que cet objectif est vain, car le politique saura se reconstruire sans cesse. Carl Schmitt pose l’existence de l’ami et de l’ennemi comme un des trois critères du politique : préalable à tout épanouissement, l’homme se doit de chercher l’unité par l’exclusion d’une autre politique. Il ne s’agit toutefois pas là de la guerre, d’un nationalisme agressif, mais bien d’un nationalisme qui affirme son particularisme. La tendance moderne à vouloir abolir les frontières repose ainsi sur une utopie nulle et non à venue. Bien plus, Freund indique que cette tendance est désastreuse dans sa nécessité de provoquer une guerre interne, idéologique ou sociale au sein même de la nation.
C’est là un élément essentiel de la république qui se fonde sur la lutte des partis pour exister.
Ainsi donc, le nationalisme maurrassien n’est pas restrictif :
il est intégral et s’incarne dans la formule « La France seule », c'est-à-dire la volonté de concevoir une unité politique au sein même d’une nation, pour l’intérêt national ; c'est-à-dire par la restauration d’une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée.
Aujourd’hui, notre héritage n’est-il pas sur le point d’être exterminé par un totalitarisme capitaliste républicain et sans âme ?
Il se meurt, a entamé depuis bien longtemps son râle d’agonie ! Car notre Maître nous le disait, « La France et le Roi, ou point de Roi et plus de France ! » Déchirée par les désirs partisans de ses millions de sujets, la France, par son hétérogénéité, ne peut permettre à chacun, à cause de ses intérêts propres, d’enclencher des guerres civiles.
Or, il y a un Bien commun qui correspond à la France ! La monarchie française y répond : elle n’est pas un absolu mais une nécessité.
Celle-ci devra avoir les caractéristiques suivantes :
1) Traditionnelle : respectant la tradition nationale française, c’est-à-dire la fidélité à la patrie, qui est la terre et les morts, tout ce qui nous a précédé et forgé, en somme ;
2) Héréditaire et perpétuelle : par le sang, peut-être, mais surtout par la tradition orale et l’éducation transmise de père en fils de manière à favoriser la transmission : les acquis de l’hérédité permettant de suivre la ligne du moindre effort et du plus grand effet : en un mot du meilleur rendement;
3) Antiparlementaire et non-partisane car nous refusons la représentation des assemblées telle qu’elle est aujourd’hui, c'est-à-dire composées d’atomes « égaux » juxtaposés et indifférenciés n’ayant aucun rapport avec le pays réel, qui par conséquent ne représente rien.
Seule une représentation des corps intermédiaires saurait rétablir
l’esprit véritable de la démocratie locale que nous encourageons;
4) décentralisée avec des provinces autonomes. Un Etat présent, mais qui ne se limite qu’à ses fonctions naturelles, soit la diplomatie, la justice ainsi que les finances. La république, en tuant le roi, s’est imposée comme une forme de gouvernement exclusif, tyrannique, supprimant les libertés transcendantes autant territoriales que sociales. Les fonctionnaires sont donc à tous les niveaux liés au système qui transgresse les libertés pour la défense desquelles M. Leclerc répond vigoureusement dans sa conférence sur la Politique naturelle: « Bas les Pattes ! »

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Philippe Champion |
Un rappel qui n’est pas un « catéchisme » ressassé… Un éclairage qui nous invite à être imaginatif dans les traces de nos maîtres…
Des conférences ? Des exposés ? Toujours dans la bonne humeur portée par un soleil qui n’a jamais fait défaut !
Et à chaque jour des intervenants conscients des enjeux et des défis à relever, trois générations réunies dans une grande famille d’esprits, tous tendus vers un seul souci : La France… Des sensibilités différentes ? Des regards plus « critiques » ?
Tout peut être dit entre amis respectueux les uns des autres, un des secrets de la grande « alchimie » des Camps Maxime Real Del Sarte !
Un « Camp » où se sont retrouvés combien de nos amis ? Ne pas prendre le risque de les énumérer de peur d’en employer un seul… mais il faut bien vous en nommer quelques-uns !
A l’invitation des Etudiants d’Action Française, Gérard Leclerc ne s’est pas dérobé et du premier au dernier jour, il a fait partager à tous l’acuité de ses réflexions. De la France et de la religion…

De la « Révolution française » ? « Mère » de combien de dictatures, de combien de massacres ? Une « Mère » toujours oeuvrant pour éradiquer l’homme de l’homme !Une « Mère » qui se nourrit toujours des Lumières…
Et Voltaire aurait bien pu la reconnaître pour telle…
Et Gérard d’insister sur le « trou » noir de la Révolution française :
« En général on fait l’impasse sur la Révolution culturelle de l’An II…c’est ce que j’appelle le trou noir de la révolution française. La volonté d’arracher la France de son passé religieux… Une volonté qui s’inspire du même esprit que celui de Voltaire et des Lumières. Aujourd’hui encore toutes les campagnes contre le « religieux » s’inspirent de ce même esprit… Une même logique qui a conduit aux massacres des prêtres en France, des prêtres orthodoxes lors de la révolution soviétique, des rabbins en Europe lors du nazisme. Eradiquer de l’homme le fait « religieux »… Survol de notre histoire, la « pacification » du Premier Consul, puis la pacification napoléonienne ?
Faire la paix avec les « Géants de la Vendée ». Négociation avec Rome, le Concordat… Napoléon fait entrer la religion dans le « service public » et nous pouvons encore le constater en Alsace…
Le temps des deux « France » qui vont s’affronter tout au long du XIXe siècle. La France de la Tradition et la France de la Révolution.
Gérard passe en revue régimes et sensibilités s’attardant sur la IIIe République.
Un nouveau personnel politique très opposé au christianisme et qu’insupporte l’emprise de l’Eglise sur la société, notamment au travers des écoles religieuses.
« Dès son début, nous allons assister à une offensive en règle contre les congrégations.Des congrégations suspectes de tous les maux, tout particulièrement les Jésuites dont l’intelligence et la renommée sont redoutées, et à mon sens à juste titre, les Jésuites ayant fait preuve d’un véritable génie depuis la Renaissance et en étant à l’avant-garde de beaucoup de savoirs.

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Jules Ferry |
Par exemple, Jules Ferry n’aura de cesse de mettre fin à l’ « emprise » des Jésuites et des Congrégations.
Cette situation va amener des luttes « sanglantes » et constantes et aboutir à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, loi conçue et élaborée à son origine dans un esprit d’extrême hostilité à l’Eglise catholique.
Mais en cours d’élaboration, cette loi va changer d’esprit et tout comme ses inspirateurs… »
Et Gérard de nous lancer :
« Du « petit père » Combes à Aristide Briand »…

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Emile Combes |
« Si Aristide Briand fut à juste titre la cible de l’Action Française, pour sa déplorable politique étrangère, justement fustigée par Jacques Bainville, mais on peut dire que dans le domaine de la religion, il aura une influence apaisante. D’un projet de « guerre », on va passer à un projet de « paix ».
On va passer à une conception de séparation des domaines. Cette loi va être pacificatrice.»

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Aristide Briand |
S’appuyant sur son maître Emile Poulain, notre ami se lance dans une comparaison osée…
« D’un service public comme la poste, par exemple, on va faire une entreprise « privée »… L’Eglise va être « désétatisée » et elle va peut-être obtenir pour la première fois dans l’histoire sa pleine autonomie et sa pleine liberté. »
Dans l’assistance, notre ami Michel Michel ne manquait pas de faire la moue… Et Gérard d’insister en rappelant que :

« …les plus acharnés des anti-cléricaux étaient partisans de conserver le Concordat, système le plus efficace pour tenir l’Eglise en main. Là, avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat, on perd tout moyen de sujétions… Pour la première fois, finies les prétentions gallicanes de Louis XIV, finies les prétentions de la constitution civile du clergé».
Ces quelques lignes de mise en bouche… Mais rassurez-vous, nous poursuivrons la présentation des riches échanges avec Gérard Leclerc et l’ami Michel n’en fut pas pour autant fâché !

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« François-Marin enfin radieux que l’on ait pu s’entretenir des affaires de l’Eglise, sous le regard paisible de Michel… »
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Quant à l’avis de Gérard sur le discours d’un certain « Nicolas », discours dit de « Latran », il ne passera pas à la trappe…
Des enjeux pour la France ? De la « Globalisation »…
Quelle meilleure introduction que celle qui nous a été offerte par le professeur Hervé Coutau-Bégarie ?
Ancien élève de l'ENA, et titulaire d'un doctorat d'état en sciences politiques, actuellement directeur de recherches en stratégie au Collège interarmées de défense (CID), professeur au Cours Supérieur d'Etat-major (CSEM), et directeur d'études à l'École pratique des hautes études, Hervé Coutau-Bégarie qui fut aussi président de la Commission française d'histoire militaire, était « l’homme clef » pour nous initier à la « Globalisation »…
« Quand nous parlons « globalisation », nous renvoyons à un slogan qui s’est développé dans les médias à partir des années 1990, mais en même temps nous renvoyons à un concept qui est apparu dans les sciences sociales, particulièrement en relations internationales, vers 1989/1990, et qui progressivement s’est théorisé principalement sous l’influence de diverses écoles américaines.

Tout le problème auquel nous sommes confrontés, c’est de faire la différence entre un concept qui permet des données scientifiques et un slogan qui alimente un discours médiatique. Aujourd’hui une des principales difficultés auxquelles nous sommes confrontés c’est de faire la différence entre la réalité, si on peut s’y essayer, et la perception que nous pouvons en avoir. Nous savons parfaitement que nos perceptions sont toujours déformées mais elles le sont encore plus aujourd’hui du fait d’un système médiatique fondé sur l’image et sur l’instant qui fait obstacle à une réflexion en profondeur.
Mais le terme de la globalisation est l’un de ces très bons exemples de mot polyphonique à plusieurs sens que l’on peut manipuler dans n’importe quelle direction pour lui faire prouver tout et son contraire.
Il me semble, ce n’est qu’une opinion personnelle, mais c’est la mienne et je la partage, que ce mot de globalisation a un véritable sens, un véritable contenu et qu’il rend bien compte de la transformation prodigieuse à laquelle nous assistons ou que nous subissons aujourd’hui.

Il y a une différence entre la mondialisation et la globalisation. La mondialisation, c’est simplement l’extension géographique d’un phénomène sans qu’il y ait changement de l’activité.
La globalisation, c’est quand le monde devient, comme on dit, un théâtre d’opérations unique.
A l’ère de l’avion, de l’Internet, on peut se déplacer et les nouvelles encore plus, avec une facilité prodigieuse.
Encore, dans l’entre « deux guerres », quand est venue la grande crise dite de 29, il lui a fallu 2 ans en gros pour traverser l’Atlantique. La crise américaine est n’est devenue une crise européenne véritablement qu’à partir de 1931…
Alors qu’aujourd’hui les flux, qu’ils soient immatériels, d’informations, ou matériels, économiques, ou humains avec les grandes migrations, se déplacent beaucoup plus vite et viennent de beaucoup plus loin…
Pour prendre un exemple tout à fait significatif, quand vous mangez des filets de hareng, alors qu’ils sont pêchés très souvent en Mer du Nord ou Mer de Norvège, les harengs sont exportés vers la Chine qui les transforme en filets pour les exporter ensuite vers l’Europe… » |
Du hareng, toujours pour vous mettre en appétit…
Et le menu concocté par le professeur Coutau- Bégarie est si riche que nous ne manquerons pas de le partager avec vous !
Nous remontâmes aussi dans le temps avec François-Marin Fleutot.

Le 10 avril 1302 ne vous rappelle-t-il rien ?
La première (les avis sont partagés) réunion des Etats-Généraux du royaume de France…à l’appel de notre bon roi Philippe IV le Bel.

L’heure était grave et la querelle d’importance. Une querelle qui empoisonna le royaume. Face à notre bon roi ? Le pape Boniface VIII…
Alors que légat, Benoît Gaetani était venu nous rendre visite, en France, lors de l’assemblée du clergé de Sainte-Geneviève afin d’annoncer la confirmation de la bulle « Ad fructus uberes » (1281), qui soustrayait les ordres mendiants à l'autorité des évêques.
Le saint ermite Pietro del Morrone qui fut « tiré » de sa grotte pour occuper le siège de Saint-Pierre sous le nom de Célestin V jugea bon d’abdiquer quelques mois après son « élection » en l’an 1294… et non de démissionner, mon cher François !
Et Gaetani fut élu pape sous le nom de Boniface VIII. Soucieux d’élever le pouvoir spirituel au-dessus de tout pouvoir temporel, ses démêlées avec les princes furent célèbres. Tout particulièrement avec notre bon roi Philippe le Bel quand celui-ci fit payer une nouvel impôt. Boniface VIII nous gratifia de la décrétale « Clericis laicos » (1296), qui défendait aux rois de recevoir des subsides de l'Église sans l'autorisation du Saint Siège. Mais la fille Aînée de l’Eglise avait le cuir dur… Aussi, en représailles, le Bel Philippe interdit les sorties d'or et d'argent du royaume, et par voie de conséquence, des recettes du Saint Siège.
Ni une ni deux, le pape adressa en réponse la rude lettre « Ineffabilis amor »…

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Boniface VIII |
Et le pape Boniface VIII ne résista pas longtemps à la tentation de faire valoir ses principes théocratiques… S’ensuivit après bien des péripéties, la rupture avec notre bon roi de France… Nous fûmes donc gratifiés de la bulle « Ausculta fili » par laquelle, le Saint Père annonçait son intention de convoquer un concile pour le 1er novembre 1302. Et notre Bel Philippe de répondre en convoquant à Paris une assemblée des trois ordres pour le 10 avril 1302…
Le synode annoncé eut bien lieu en novembre 1302. Une occasion pour Boniface VIII de publier la célèbre bulle « Unam sanctam », véritable manifeste de la théocratie la plus absolue, concluant qu’ : « être soumis au pontife romain est pour toute créature humaine condition du salut ».
L’affaire n’en resta pas là… Elle fut, avant l’heure, digne des mousquetaires du roi… mais c’est une autre histoire !
Le 10 avril 1302 ? La France faisait corps autour de son roi et signifiait au pape que le pouvoir spirituel de ce dernier ne saurait peser sur les affaires politiques du royaume… Un rappel pour vous inviter à lire et relire les bons ouvrages qui traitent du règne de Philippe le Bel. Des temps difficiles…dans une « Europe » bien tourmentée !
Vous avez dit « Europe » ?
Nous n’avons pas manqué de grands esprits à ce Camp Maxime Real Del Sarte pour nous entretenir de l’Europe…
Bertrand Renouvin, de la Nouvelle Action Royaliste, avait fait le déplacement…avec une belle provision d’optimisme.

Paul-Marie Coûteaux, qui ne manquaient pas de flèches…

Joël… du Carrefour des Acteurs Sociaux

Oui, des intervenants de qualité, tous à même de nous tenir « éveillés » !
Sans oublier Olivier Perceval, Mathieu et la « relève » qui déjà retient toute notre attention, entre autres avec Pierre Carvin.

Un grand « Camp » dont Thibaut Pierre et toute son équipe peuvent être fiers.


Un grand que « camp » que nous n’avons pas fini de vous faire découvrir…et au cours duquel de grandes et prometteuses décisions ont été prises !
Portemont, le 5 octobre 2008
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