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Enfant-Martyr, Enfant-Roi, en lui nous reconnaissons tous les enfants victimes de la folie des hommes…

Mardi 10 juin 2008, retrouvons-nous tous à 18h15 devant la Mairie du IIIe arrondissement,
2, rue Eugène Spuller. Hommage à  Louis XVII, à l’initiative de l’Association Marais-Temple- Louis XVII.

Louis XVII. Le portrait oublié ?

Comme nous le dit si bien le professeur Pierre Magnard :
« La République est né d'un crime. Non contente de perpétrer un régicide, il a fallu qu'en la personne du Roi, elle décapite la Nation, la coupant de son principe. Aussi n'y a-t-il rien qui lui pèse plus lourd que l'héritage que son forfait lui interdit d'assumer, rien à quoi elle répugne davantage qu'à la mémoire vive qui la rattacherait à une origine qu'elle a délibérément reniée; Parce qu'elle a des problèmes avec son passé, la République a des problèmes avec son histoire et plus largement avec sa culture »

En rendant hommage à Louis XVII nous entendons rendre hommage à tous les enfants oubliés, martyrs de la folie des hommes.

Nous demandons aussi que la France se souvienne et se réconcilie avec son histoire.

Portemont, le 1er juin 2008

PETITION LOUIS XVII
À petits pas, aidés par une légère brise, nous avançons, tous ensemble !… Lire plus…
Signez notre pétition en ligne en cliquant sur ce lien : pétition


Hommage à LOUIS XVII

LOUIS XVII, âgé de dix ans, s’éteint de maladie le 8 juin 1795, à l’issue d’une réclusion inhumaine de presque trois ans dans la Tour du Temple. Cette tour aujourd’hui disparue se trouvait entre le square du Temple et la mairie du III e arrondissement. A la suite des cérémonies qui ont eu lieu à Saint-Denis en 2004 par la dépose solennelle de son cœur, des habitants du III e ont voulu rendre un hommage annuel à l’Enfant-Roi mort dans le quartier alors que sa famille a été anéantie.

Cœur de Louis XVII. Abbaye de Saint-Denis

La prison du Temple

En effet, son père Louis XVI, puis sa mère Marie-Antoinette et sa tante sont partis d’ici pour mourir sur l’échafaud. Seule a survécu sa sœur morte en exil. Il y a 200 ans commençait le démantèlement de la Tour du Temple.

Mardi 10 juin 2008

18 h 15
Cérémonie civile devant la Mairie du III e arrondissement, 2 rue Eugène Spuller :
Musique : des élèves du conservatoire du centre de Paris interpréteront des œuvres de Boccherini, de Gluck et de Monsieur de Saint-George.
Présentation et salutation des personnalités par Paul Meillon, président de l’association Marais-Temple.

Dépose d’une gerbe.
Dominique Perrin-Sabourdin, docteur es lettres, habitante du quartier : Madame Elisabeth au Temple.
Sébastien Mahieuxe interprétera les airs chantés par Louis XVII accompagné par sa sœur Madame Royale au piano pendant leur emprisonnement.
Jacques Charles-Gaffiot, historien, président de l’association Louis XVI : Valeur et symbole du testament de Louis XVI, le 25 décembre 1792.
Conclusion et temps de silence, avant de se rendre à l’église à travers le square du Temple.

19 h 30 
Messe de Requiem en l’église Sainte Elisabeth,195 rue du Temple 75003 Paris,présidée par Monseigneur Patrick Chauvet, vicaire général,en présence du pasteur Alain Joly de l’église réformée des Billettes,du père Dominique Dyeop, chapelain de l’ordre de Malte et du père Xavier Snoek curé de la paroisse.

Vous pouvez nous aider à subvenir aux frais de la cérémonie en faisant  un don à l’ordre de l’association Marais-Temple- Louis XVII ; un reçu vous sera adressé.
De plus vous pouvez adhérer à l’association Marais-Temple à partir de 15 euros dans ce cas vous serez alors informé régulièrement de notre action.

Association Marais Temple, Maison des associations : 5 rue Perrée 75003 Paris - Association loi 1901-JO n°1034 3.011998.

 

Le 8 juin 2005, autour de la bannière brodée présentant l’enfant Roi, Monseigneur le Comte de Paris, Chef de la Maison de France, Leurs Altesses Royales le Prince et la Princesse Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, et Monsieur le Duc de Beauffremont s’unissaient dans le devoir de mémoire !

Publié sur agoravox.fr le 3 avril 2007

Histoire du portrait oublié :

Lors du remarquable documentaire consacré à Louis XVII, diffusé par la Cinq le dimanche 1er avril, à part son coeur, avons-nous vu "vraiment" l’enfant ? Ce regard d’enfant innocent mené au bord de la tombe par une société de terreur, l’avons-nous vu ?

Retrouver les portraits authentiques du petit roi relèverait, si l’on en croit tout ce qui a été dit, écrit et publié sur ce sujet, de l’enquête policière. Et pourtant, c’est bien le peintre Greuze de Tournus qui est la piste la plus intéressante. En 1791, avant l’incarcération de la famille royale, il a fait un premier portrait de l’enfant alors qu’il n’avait que six ans. Il n’est pas besoin d’être un grand spécialiste pour constater une ressemblance probable avec le portrait inconnu que j’ai placé au milieu, compte tenu, bien entendu, qu’en quatre ans, un visage d’enfant s’allonge mais que certains détails restent (la bouche avec sa lèvre inférieure déjà bourbonienne, la chevelure, le nez, les yeux). L’enfant a pourtant bien changé et ce n’est pas la toilette qu’on lui a fait avant la "photo" qui peut masquer la triste réalité. Les épaules sont tombantes, la poitrine étroite et rentrée, le visage émacié. Les joues se sont creusées, la bouche ne sourit pas et le regard n’est plus le même.

Ce tableau tout à fait inconnu (voir reproduction en tête de l’article) s’est vendu dans une salle des ventes parisienne, le 11 octobre 1981. La description était la suivante : Portrait présumé du dauphin Louis XVII, attribué à Greuze. L’inscription collée au dos que l’on peut lire encore aujourd’hui sans difficulté donne les précisions suivantes : Portrait du dauphin Louis XVII à l’âge de dix ans. Huile sur toile attribuée à Greuze, non signée, portant en haut et à droite les armes de la famille royale de France. Provenance : vente Sotheby’s au château de Mentmore (Buckinghamshire) en 1977 de la collection de Lord Rosberry et précédemment du baron Mayer de Rothschild (catalogue portant le titre de “Chrysanthemum”). Toujours au dos du tableau figure une étiquette “1945”, une autre “Tennant Heirlooms 1907” et une autre “Sotheby Parke Bernet et Co, registered Office : 34-35 New Bond street London W1A 2AA.
Le tableau est merveilleusement peint. Les cheveux blonds sont d’une très grande finesse. La longueur des mèches peut être d’environ douze centimètres. L’expression du visage est d’une étrange délicatesse mais révèle un état maladif. Madame Vigée-Lebrun, amie de Marie-Antoinette, qui fit plusieurs portraits de la famille royale et ayant émigré dès 1789, ne peut en être l’auteur. En revanche, plusieurs artistes ont pu peindre l’héritier de la couronne. Tout d’abord Ducreux qui a dessiné Louis XVI au Temple, Prieur qui peignit Marie-Antoinette à la Conciergerie, et tous ceux qui firent les portraits des héros de la Révolution... mais c’est bien le tournusien Greuze qui est la piste la plus crédible. Il était alors à Paris. C’est d’ailleurs l’hypothèse retenue dans le catalogue “Chrysanthemum” qui fait par ailleurs remonter l’origine du tableau jusqu’au baron Mayer de Rothschild.
Mayer de Rothschild, fondateur de la célèbre dynastie, vivait en Allemagne, à Francfort, au moment de la Révolution. Commerçant avisé, agent de change, banquier du prince et de la principauté, il est probable que ses affaires ont prospéré lorsque les émigrés arrivèrent dans la région avec leurs problèmes, leur argent et leurs objets précieux. Peut-être leur a-t-il racheté des tableaux ?
Malheureux émigrés qui rejoignaient l’armée de Condé du Rhin avec leurs trésors les plus précieux ! Heureux, Guillaume Ier de Hesse-Cassel, amateur de médailles, de monnaies et autres objets d’art ! Très occupé, Mayer de Rothschild, changeur, agent à la Cour, qui faisait les transactions pour le prince ! Heureux, les généraux d’armée de la Révolution qui vinrent faire des raids jusque-là pour récupérer sur le prince électeur une partie des trésors nationaux ! Malheureux Guillaume qui devait leur restituer les biens litigieux ! Très occupé, Mayer de Rothschild qui servait d’intermédiaire !

Tout cela pour dire qu’on peut remonter l’histoire de ce tableau jusqu’à son origine, ou peu s’en faut. C’est un gage qui plaide en faveur de son authenticité. Dans ces conditions, il y a une certitude absolue pour que le blason aux trois fleurs de lis peint en haut et à droite soit bien d’origine. Ce blason est aux armes de la famille royale régnante et lui est réservé. Les branches latérales n’ont droit qu’à un blason modifié. Quant au futur Louis XVIII, il n’a pas eu de descendance et les enfants du futur Charles X auraient certainement été peints dans une tenue plus riche et plus conforme à la tradition royale.

Il s’agit donc bien de Louis XVII dans sa triste authenticité et non dans une posture académique d’enfant royal.
Curieux, ce Mayer de Rothschild qui conserva dans sa collection le regard d’un enfant français ! Lui-même avait perdu ses parents à l’âge de douze ans. Etonnant, le parcours de ce tableau revenu en France après être passé par l’Angleterre en suivant la branche des Rothschild de Londres !
Remarque : À l’époque de cette vente existait un doute sur l’identité de l’enfant mort au Temple. C’est probablement pour cette raison que le tableau n’était qu’attribué. Mais aujourd’hui, il est prouvé qu’il n’y a pas eu substitution d’enfant et que c’est bien Louis XVII qui est mort dans la prison du Temple. Son coeur momifié ayant été par miracle conservé grâce au médecin légiste Philippe-Jean Pelletan qui l’avait autopsié à son décès, des experts ont pu l’authentifier en comparant son ADN (acide désoxyribonucléique) à celui de la reine Marie-Antoinette. Les conclusions de leurs recherches ont été présentées à la presse le 19 avril 2000 et exposées dans un livre de l’historien Philippe Delorme, Louis XVII, la vérité.
Extraits Wikipedia : "Le cordonnier Simon, qui s’est occupé de l’enfant, est jugé par les historiens comme étant un personnage grossier... Par la suite, Louis-Charles fut enfermé au secret dans une chambre obscure, sans hygiène ni secours, pendant six mois, jusqu’à la mort de Robespierre, en juillet 1794. Son état de santé se dégrade, il est rongé par la gale et vit accroupi. Sa nourriture lui est servie à travers un guichet et personne ne lui parle ni ne lui rend visite. Ces conditions de vie entraînent une rapide dégradation de son état de santé. Après la mort de Robespierre, son sort s’améliore relativement, même s’il demeure prisonnier dans la tour du Temple". Fin de citation.

Il est probable que c’est à ce moment-là que Greuze l’a peint, pour la dernière fois, peu de temps avant sa mort. Sa tenue vestimentaire semble assez proche de celle qu’il porte dans une lithographie anonyme du musée des Estampes et dans l’eau forte - extrait ci-dessous - de la Bibliothèque nationale où il est représenté sur les genoux de son père alors qu’il n’a que huit ans, Louis XVI ayant été guillotiné en 1793. A cette date, on ne lui avait pas encore coupé les cheveux.

Louis XVII meurt dans sa prison, probablement d’une péritonite tuberculeuse, le 8 juin 1795. Il avait un peu plus de dix ans. Son coeur repose dans l’ancienne nécropole royale de Saint-Denis.

E. Mourey

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21723

A relire :

Au cœur du Marais, nos cœurs ont battu à l’unisson….

Quand un quartier se réapproprie sa mémoire, c’est tout un pays qui l’accompagne.

Mercredi 8 juin 2005, nous nous sommes tous retrouvés en lisière du square du Temple pour nous recueillir en ce 210 ème anniversaire de la mort du petit Roi Louis XVII...

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Travail et persévérance !

La vérité s’énonce simplement. Philippe Delorme a su nous la dire.
Nous avons le plaisir de mettre en ligne son allocution du 8 juin 2005, ainsi que l’Ode à Louis XVII de Victor Hugo...

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Portemont, le 1er juin 2008

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