Dépêche
de la Compagnie d’Artagnan et Planchet -
Franche Contrée
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Feuille
de saison (4 numéros par an).
Les bonnes moissons : quatre numéros par an.
Abonnement à partir de seize écus. Pardon, de 16 €.
Abonnement simple pour la France métropolitaine, Corse comprise:
20 euros
Règlement à l'ordre de: La Compagnie d'Artagnan et
Planchet
16, rue Pestalozzi -
75005 Paris |
Au sortir de l’hiver, « Franche Contrée » a pris des couleurs…
Rupture ? Nenni ! La « Dépêche de la Compagnie d’Artagnan et Planchet » porte toujours plumes au vent…
Attentif aux borborygmes de la société du spectacle, l’éditorial de la Compagnie se garde de se réjouir du désamour des Français pour celui qu’ils ont élu… Sa Grandeur dégringole-t-elle dans les sondages ? Comme tout bateleur, elle a plus d’un tour dans son sac…
Qualifié de monarque, le grand gesticulateur incarne comme pas un, tous les travers de la république. Question de fondations… Tout à l’opposé de l’histoire royale de la France…
Alors, une question, une seule question : « Comment ne pas voir qu’avant longtemps, lassés de l’incapacité politique des politiques, nos concitoyens excédés « ruptureront » la rupture ? »
Respectons les dernières volontés d’un mort…
Notre ami Henri Peter n’entend pas rejouer notre psychodrame national. La Fayette repose à Picpus, et il est fort bien là où il est : auprès de son épouse Marie de Noailles.
Picpus ? « Jardin » de la Terreur, où près de 1300 personnes furent guillotinées entre le 13 juin et le 28 juillet 1794… Marie de Noailles entendait reposer auprès des siens massacrés. La Fayette, « bon époux », la rejoignit en 1834… Pourquoi donc La Fayette devrait-il « déménager » au Panthéon ?...
Il fallait bien qu’un Bernard Kouchner évoque cette possibilité lors de la célébration aux Etats-Unis du 250e anniversaire de la naissance de l’équivoque marquis pour que se déclenche une vive polémique... Grand républicain de service, dans le quotidien Le Monde du 9 novembre 2007, Jean-Noël Jeanneney ne manqua pas de s’indigner : La Fayette au Panthéon ? Indignation ! La Fayette n’a jamais été républicain et il a abandonné son armée en pleine guerre pour passer chez l’ennemi. Un « traître à la nation »…
La Fayette est très bien au cimetière de Picpus. Respectons sa volonté ! Et ne repose-t-il pas en grande et belle « compagnie » ? Les seize Carmélites « immortalisées » par Gertrud von le Fort, Bernanos et Francis Poulenc ; André Chénier…
Merci Henri de nous le rappeler.
La gauche dévoyée ?
Que des rappels salutaires par notre grand mousquetaire Bernard Lhôte. La droite ne vaut pas mieux. Et tous les dévoiements s’unissent dans le brouet européen…
Une belle « humeur » de l’ami Bernard !
Une évocation dense de nos grandes expositions internationales d’antan suit sous la plume d’Alain Marie. Nous voyageons de Grand en Petit Palais, prenons le thé au Palais de Tokyo, levons nos verres à l’exposition universelle de 1900 sous les ors de l’ancien palais du Trocadéro…
Mouchoirs de circonstance au Palais des Colonies… et in fine grise mine à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration…
Lyautey doit s’en mordre les moustaches !
Un sourire ? Nous l’offrirons à nos enfants ou petits-enfants en rendant visite « mordicus » au Palais de la Porte Dorée, tour de passe-passe pour une « dénomination neutre : Visiter le sous-sol. L’aquarium est toujours là, refuge des poissons clown et « autres féeries ».
La Dépêche de la Compagnie… a toujours cultivé une « Franche » facétie. Aussi n’a-t-elle pas manqué de faire son miel d’un texte publié dans la Tribune libre du quotidien Le Monde du 5 novembre 2007.
Œuvre de Cédric Foellmi, astronome au laboratoire d’astronomie de Grenoble…
Un beau texte à lire la tête dans les étoiles ! A méditer pour défendre la recherche française…
Notre ami Bernard a sa belle crinière qui se dresse !
« Ah, Vichy ! Vichy par-ci, Vichy par là, Vichy partout ! »
Un rappel au fer rouge de sa plume mise au feu : « Pierre Laval fut un pionnier, dévoyé sans doute, mais de lui à Delors et autre Trichet, il faut se boucher les yeux pour ne pas voir la continuité. »
Pierre Laval, un pionnier de quoi ? Mais de l’Europe, bien sûr !
Une belle « disputio » ! Deux amis, une Russie…
S’affrontent-ils pour servir de guide à la belle Natacha ?
Patrick Louis mérite-t-il un aller simple en Sibérie pour son article « Rêves de Knout ou… Une étrange Russophilie » ? Il déplore, dénonce l’absence d’un Etat de Droit…
Christian Thervaine pour sa part ne se laisse pas séduire par un « Libé », un « Nouvel Obs » ou un « Washington Post ». Il répond :
« Un knout de rêve ou… Une drôle de russophobie »
Vladimir Vladimirovitch n’est pas le parfait salaud que certains voudraient dépeindre…
Alors que les Russes se réapproprient leur histoire, leur religion, voudrions-nous encore diaboliser la Russie et Poutine ? Au profit de qui ? Certes parfois, en Russie aussi les temps sont durs…
Mais Christian voit loin et toute sa belle bibliothèque se met à tressaillir :
« Hugo et Pouchkine, Tchekhov et Molière, Pascal et Dostoïevski, bref Pierre le Grand et Louis XIV, vont plus que jamais avoir des choses à se dire. »
Il y a donc soyons en sûr, certaines urgences… L’Europe de l’Atlantique à l’Oural, une formule ? N’est-elle pas « une formidable grille de lecture de notre continent tel qu’il est » ?
Deux pages pour satisfaire les plus gourmands.
L’ami François-Marin Fleutot rend hommage au grand Vauban. Non pas tant pour rappeler ses talents dans l’art de la guerre, son rang inégalé de maître en « poliorcétique »… Non, François tient à saluer le grand « révolutionnaire » !
Dénoncer la révocation de l’Edit de Nantes, faire valoir que la noblesse aurait mieux à faire sur ses terres que d’être à la cour, appeler à la réforme de l’impôt, un impôt pour tous… Un « révolutionnaire » comme nous les aimons, tout tourné au service du bien public, plus de cinquante années au service de son roi et de la France.
Un bel éloge de Vauban, celui que Louis XIV aimait à appeler le « bon français » !
D’un éloge à l’autre ?
Que nenni ! Hervé Simon enfourche son destrier et entre en lice afin de pourfendre la culture du caddie qui donne à sa Grandeur l’envie de tout faire ouvrir le dimanche !
Notre fier chevalier charge la plume haute, le veau d’or et son berger à la Rolex…
Ne manquez pas la lecture de cette envolée : « Le septième jour »
Et de prendre le temps… La « Dépêche… » se lit comme se boit un vieil armagnac ( un Bas…). Tous les mousquetaires de cœur me comprendront…
« Au ban la Banlieue », « A l’origine de la laïcité… Le Concile de l’an 511 », « Le quotidien au jour le jour », « Préparons l’avenir radieux »… Nombre de nos amis apportent leur « mordant », leur bel esprit. Merci à Jean Saint-Gens, à Félix Ecilop, merci à tous !
Il faut bien vous entretenir de la dernière de couverture.
Après avoir salué la sagesse de l’Ange et le bon goût de la coccinelle, se rendre à l’évidence de l’annonce qui nous est faîte :
« Nous avons choisi ensemble d’arrêter « la Dépêche ». Notre prochain et dernier numéro viendra saluer nos dix ans et sera entièrement consacré à nos raisons d’être et de faire. »
Mouchoir ? Que nenni ! Nous levons nos verres. Tout est dit quand « Planchet » se fait le porte-parole de la Compagnie :
« Fondamentalement les revues qui s’acharnent à répéter inlassablement leurs vérités finissent souvent par devenir la raison d’être de ceux qui la font. »
C’est donc sereinement que nous lèverons encore nos verres au dernier numéro.
Les grandes aventures ne sauraient s’éteindre…
Nous ne manquerons pas de rappeler à nos lecteurs que quelques Collections complètes – 46 numéros – dont le numéro 1 hors commerce illustré par Julius Baltazar, de « la Dépêche de la Compagnie d’Artagnan et Planchet » 1998 – 2008 , peuvent être commandées au prix franco de port : 200 euros, à :
« la Compagnie d’Artagnan et Planchet »
16, rue Pestalozzi
75005 Paris
Livraison en juillet 2008.
Portemont, le 22 avril 2008
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