« Je chante ce héros qui régna sur la France »…
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Ainsi débute le poème épique en dix chants composé par Voltaire un siècle après la mort du « héros ». Certes, « La Henriade » n’est pas « L’Odyssée », mais l’œuvre a contribué à forger le mythe du grand roi au travers de ses réalités… Et la France, cette année encore, a tenu à fêter la mémoire de « nouste Henric » : Quatre centième anniversaire de l’assassinat du « Bon roi » oblige… Un des temps forts des manifestations ? La Henriade de La Flèche du 4 au 6 juin 2010 en présence de Son Altesse Royale le prince Jean duc de Vendôme…
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Et nous n'oublierons pas de remercier tous nos amis de La Flèche quant à leur aide pour le « reportage photographique »...
Ils se reconnaîtront !

Des liens historiques denses entre la Flèche et le Béarnais !
Rien ne prédisposait le roi à s’attacher à La Flèche, sauf l’héritage reçu de la duchesse d’Alençon, grand-mère du Bourbon : une demeure de belle taille qui servit de « noyau » à la fondation du collège destiné à recevoir pour les instruire et les éduquer, les jeunes nobles sans fortune…
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Marguerite de Navarre est appelée également Marguerite d’Angoulême et parfois Marguerite d'Alençon – Mère de Jeanne d'Albret- |
Ajoutez quelques gouttes d’un filtre d’amour et le tour sera joué. Qu’importe réalité et « légende », en 1603 Henri IV décide bel et bien la fondation de La Flèche et quand on aime il est dit qu’on ne compte pas ! Le Bon Henri ne lésina pas et la cassette royale fut mise à rude épreuve. Tout alla très vite. Les Jésuites, alors « fine fleur » des enseignants de l’époque, prirent possession de l’Ecole dès les premiers jours de l’an 1604. Le succès fut au rendez-vous et le collège eut tout d’une véritable faculté qui reçut jusqu’à 1200 élèves des provinces du royaume mais aussi de l’étranger.
Nous ne nous étendrons pas sur les vicissitudes de l’établissement royal, frappé de plein fouet par l’expulsion des Jésuites en 1762… La Flèche survécut, devint une « Ecole Militaire Préparatoire » par laquelle devaient passer les futurs élèves de l’Ecole Royale Militaire du Champ de Mars. Sa vocation pour une jeunesse désargentée fut préservée sous Louis XV
« En marchant ainsi sur les traces du grand roi qui a fondé ce collège, nous serons en état de distinguer par les progrès de 50 gentilshommes, qui y feront leurs études, ceux dont le goût et le talent les porteront au service militaire » Et le Ministre Choiseul, exposait en 1765 le programme d'éducation : « Le corps robuste ... les esprits éclairés ... fonder les récompenses sur l'honneur ». Il fallut aussi survivre aux troupes révolutionnaires qui rejoignaient l’Armée de l’Ouest…
L’Empire rétablit La Flèche dans sa vocation et le Prytanée de Saint-Cyr s’y installa en juin 1808. Monsieur Crouzet, Directeur des études pouvait alors déclarer après la Messe du Saint-Esprit :
« J'ose prendre en votre nom, en présence de cette illustre assemblée, l'engagement solennel de travailler, de méditer nos devoirs et de recueillir l'esprit de ceux dont cet établissement s'honore, pour ne pas laisser s'éteindre le feu sacré »
Le Prytanée National Militaire s’enracinait à La Flèche. Le cœur d’Henri IV veillait…
Ce n’était que justice de rendre hommage à ces liens forts…
La Flèche ne faillit pas les 4,5et 6 juin 2010 !
Portemont, le 22 août 2010
Le Prytanée National Militaire et la ville de La Flèche
se rassemblent autour d’Henri IV
pour une Henriade* moderne
Le Haut comité des célébrations nationales du ministère de la Culture a retenu au calendrier des célébrations de l’année 2010, la date de l’assassinat du roi Henri IV. Le Prytanée National Militaire, héritier des bâtiments de l’ancien collège des Jésuites de La Flèche, et la ville de La Flèche n’oublient pas que le collège a été fondé par le roi Henri IV qui, pour preuve de son attachement à sa fondation fléchoise, a voulu que son cœur fût conservé dans l’église du collège après sa mort.
C’est dans cette perspective qu’une manifestation a été programmée conjointement par le Prytanée et la ville de La Flèche, avec le soutien de la direction de la Mémoire, du patrimoine et des archives du ministère de la Défense, du ministère de la Culture, de la région des Pays de la Loire, du département de la Sarthe ainsi que des universités du Maine et d’Angers, les vendredi 4 et samedi 5 juin 2010, à l’occasion du quatrième centenaire de la translation du cœur du roi Henri IV dans l’église du collège. Dans ce cadre, la thématique culturelle au profit d’un large public constituait l’élément majeur des célébrations à La Flèche : concert, exposition, conférences universitaires et reconstitution historique à travers la ville de La Henriade* avec la participation d’une centaine d’élèves et de la section équestre du Prytanée.
Une soirée ciné-concert ouvrait les festivités dès le vendredi. On y rappela les célébrations de 1953 à l’occasion du quatrième centenaire de la naissance d’Henri IV. La musique du Prytanée et l’harmonie municipale accompagnaient la projection d’un film de cette époque.
La journée proprement dite commençait par une matinée universitaire sur le thème Henri IV, entre légende et réalité.
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De gauche à droite: Monsieur Petit, président des amis de la Bibliothèque du Prytanée, Monsieur le Proviseur du Prytanée, Madame S. Tisserand, Conservateur de la Bibliothèque, Monsieur le Maire de La Flèche, Monsieur le président de la Société Henri IV, Son Altesse Royale le prince Jean duc de Vendôme. |
L’après-midi, après une visite rapide de l’ensemble historique de l’école et l’inauguration à la bibliothèque de l’exposition Henri IV : de l’histoire à la légende, les participants furent conduits à l’entrée de la ville pour assister à la première scène de la reconstitution historique du Convoy du cœur du Roi à son arrivée à La Flèche, le 4 juin 1610. Cette « scène historique » comportant cinq tableaux a mené l’ensemble des spectateurs du quartier Gallieni jusqu’à l’église Saint-Louis du quartier Henri IV, lieu de repos du cœur du roi.

Une petite centaine d’élèves habillés en costume du XVIIe siècle, la chorale des classes préparatoires et les cavaliers de l’escadron brution accompagnaient une magnifique calèche prêtée par les Écoles de Coetquidan.
Le Requiem des Rois de France, d’Eustache du Caurroy, donné par l’Ensemble Doulce Mémoire sous la direction de Denis Raisin-Dadre terminait brillamment cette Henriade* des temps modernes, dans le cadre idéal de l’église Saint-Louis.
Cette célébration a permis d’entretenir la mémoire d’un fait historique important et de souligner les liens qui unissent le Prytanée et la ville de La Flèche depuis plus de quatre siècles.
* Les Jésuites avaient donné ce nom à la fête annuelle qu’ils organisaient au sein du collège à la mémoire du roi fondateur.
http://www.prytanee-national-militaire.fr/spip.php?article101
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Henri IV célébré avec panache !


Le duc de Vendôme, descendant du « Bon roi », a honoré de sa présence les festivités aux côtés du colonel Le Cour Grandmaison, du maire et conseiller général, Guy-Michel Chauveau, du président de la société Henri IV, Jacques Perot, et de nombreuses autres personnalités.

Reportage sur http://www.ville-lafleche.fr/PORTAL/Portals/5/magazines/page10.pdf
Galerie de photos…
http://www.ouest-france.fr/detail_galerie_-Henriade-a-La-Fleche_5180-138958_GaleriePhoto.Htm
« La Henriade » de poursuivre par la bouche de Saint-Louis - ancêtre direct d’Henri IV et donc du duc de Vendôme de nos temps difficiles- qui dévoile à son descendant les ennemis qui le menacent. Ce sont les vices de la politique que révèle cette descente aux enfers :
Ô mon fils ! vous voyez les portes de l'abîme
Creusé par la Justice, habité par le Crime :
Suivez-moi, les chemins en sont toujours ouverts. »
Ils marchent aussitôt aux portes des enfers.
Là, gît la sombre Envie, à l'œil timide et louche,
Versant sur des lauriers les poisons de sa bouche ;
Le jour blesse ses yeux, dans l'ombre étincelants
Triste amante des morts, elle hait les vivants.
Elle aperçoit Henri, se détourne, et soupire.
Auprès d'elle est l'Orgueil, qui se plaît et s'admire ;
La Faiblesse au teint pâle, aux regards abattus,
Tyran qui cède au crime et détruit les vertus ;
L'Ambition sanglante, inquiète, égarée,
De trônes, de tombeaux, d'esclaves entourée ;
La tendre Hypocrisie, aux yeux pleins de douceur
(Le ciel est dans ses yeux, l'enfer est dans son cœur)
Le faux Zèle étalant ses barbares maximes ;
Et l'intérêt enfin, père de tous les crimes.
Des mortels corrompus ces tyrans effrénés,
À l'aspect de Henri, paraissent consternés ;
Ils ne l'ont jamais vu ; jamais leur troupe impie
N'approcha de son âme, à la vertu nourrie :
Quel mortel, disaient-ils, par ce juste conduit,
Vient nous persécuter dans l'éternelle nuit ?
http://www.societe-henri-iv.eu/ |
Bibliographie « Henri IV » cru 2009/2010…





Diaporama « La Henriade » 2010...
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Monsieur Jacques Perot, président de la Société Henri IV et Son Altesse Royale le prince Jean |
« Convoye du cœur d'Henri IV »
Les photos suivantes montrent le convoye du coeur du départ du « petit lycée - le lycée militaire Gallieni » à « HIV », le lycée des prépas, par la grande rue et la place Henri IV jusqu'à l'Eglise Saint-Louis du Prytanée où le cœur de Henri IV repose toujours, ses cendres mêlées à celle de Marie de Médicis.
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La « musique du Prytanée » ouvre le convoi... |
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Monsieur Guy-Michel Chauveau, maire de La Flèche et conseiller général, S.A.R le prince Jean duc de Vendôme, Monsieur Jacques Perot, président de la Société Henri IV, et le colonel Vincent Le Cour Grandmaison, chef de corps du Prytanée National Militaire de La Flèche. |



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La Flèche en fête! ...débouchant de la Grande Rue sur la Place Henri IV :
Michèle Pillot, maire-adjointe à la culture, le proviseur, le maire, le Prince, le président de la société Henri IV, le colonel ... |
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Reconstitution de l’hommage des autorités ecclésiastiques fléchoises sur la Place Henri IV devant l’Eglise Saint-Thomas. |

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«Convoye du cœur» de Saint-Thomas au collège des Jésuites (Prytanée) |
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La Henriade |
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La Henriade 2010 |
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Cour Austerlitz, au Prytanée : reconstitution de l' arrivée du cœur au Collège des Jésuites et réception du cœur par la Compagnie de Jésus. |


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La « finale »... |

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Très attentif, le prince Jean... |
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Photo de « groupe » dans la Cour d'Honneur |
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Le prince Jean félicitant les élèves du Prytanée |
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