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Nous vous avions prévenu : Nous
sommes en guerre !
A y regarder de près, la guerre
est totale.
Ne croyez pas que nous rêvons d'en découdre ou que nous nous
laissons aller à un bellicisme irrépressible.
Il est vrai que chez les Manants, - et les Manantes ne s'y dérobent
pas - nous sommes un peu comme les "Mémés" toulousaines.
Si nécessaire nous ne fuyons pas la castagne...
Mais là, ça se corse. La guerre est d'une envergure telle
que nous en appelons à toutes les bonnes volontés.
Que lis-je dans le Figaro-économie
du mardi 14 décembre 2004 ? "
Francfort repart à l'assaut de la Bourse de Londres"
Ce n'est pas une revanche de Dresde sur Coventry, c'est la manifestation
des moeurs européennes.
"Deutsche Börse" veut mettre la main sur le "London
Stock Exchange", afin de devenir la première place boursière
européenne et faire la pige à "Euronext". "Euronext",
c'est la Bourse paneuropéenne qui gère les places d’Amsterdam,
Bruxelles, Lisbonne et Paris. Voyez comme l'Europe est fraternelle...
Une bonne nouvelle : le titre du London Stock Exchange a gagné
25,58% ! Je sais bien que cela ne vous concerne pas... Tout comme nous.
La lecture de "La Tribune"
du mardi 14 décembre 2004 ne m'engage pas plus à l'optimisme
: "Edison: le piège italien menace
de se refermer sur E.D.F"
Il s'agit de lever des droits de vote d'E.D.F dans Edison. A la clef,
en février 2005, selon l'accord de juin 2002, E.D.F serait obligée
d'acquérir 82% du capital de "Italenergia". A vue de
nez la facture serait de 8 milliards d'euros auxquels il faudrait rajouter
les dettes d'Edison pour 4 milliards d'euros.
Les spécialistes disent que le plan industriel d'E.D.F va en prendre
un coup, et que la recapitalisation prévue pour E.D.F, à
hauteur de 8 à 11 milliards d'euros, prendra, elle, une claque
!
Revenant sur le grand quotidien du soir...
que j'avais négligé, en date du 9 décembre 2004,
l'air qu'on y respire n'est pas embaumé par les lauriers de la
paix : Colin Powell - encore secrétaire d'Etat américain...
- s'exprimant à la suite de la conférence de l'Organisation
pour la sécurité et la coopération en Europe : "Nous
continuons d'être inquiets du non-respect par certains Etats de
leurs promesses en matière de démocratie et de respects
des libertés fondamentales. Nous restons inquiets concernant certaines
évolutions en Russie, plus particulièrement celles affectant
la liberté de la presse et le respect de l'état de droit."
Quand les Etats-uniens sont inquiets,
on sait comment finit l'histoire...
Préalablement, le mardi 7 décembre 2004, Monsieur Poutine
avait avoué ne : "pas arriver
à imaginer comment on peut organiser des élections dans
les conditions d'une occupation totale du pays par des troupes étrangères."
Il recevait alors le premier ministre irakien au Kremlin...
Pour me remonter le moral, j'ai pris
la page 5 de ce même grand quotidien du soir, toujours en date du
9 décembre 2004 pour y lire les propos du général
Elazar Stern, responsable des ressources humaines de l'armée israélienne
: "20% des soldats israéliens
viennent d'une culture qui ne considère pas la vie d'un Arabe équivalente
à celle d'un Juif." L'Histoire ne nous dit pas de combien
est le pourcentage chez le partie d'en face...
Oui, tout cela sent la guerre, la mauvaise guerre.
Je me débattais pour chasser
toutes ces mauvaises pensées et j'ai voulu me réfugier dans
un hebdomadaire de qualité: "Le nouvel Economiste" du
3 au 9 décembre 2004.
Le titre m'a mis à terre : " La
quatrième guerre mondiale a commencé"
Groggy mais pas K.O, je vous livre sans tarder le hors d'œuvre :
"Derrière le mot d'ordre réaffirmé par Bush
II de "guerre contre le mal" se joue une partie d'envergure
planétaire pour le maintien d'un certain ordre mondial. La lutte
contre le terrorisme n'est qu'une tentative parmi d'autres de contenir
la multiplication des pôles qui menacent la suprématie des
Etats-Unis et plus généralement celles des pays du Nord
face aux puissances émergentes du Sud."
Pour tout saisir, il faut lire un article
de la revue "Commentary", dans laquelle s'exprime un idéologue
"néo-cons". (C'est ainsi que l'on nomme les néo-conservateurs,
en toute simplicité).
Afin que vous ne ratiez rien, avec quelques frères d'armes, nous
allons explorer le sujet...
Mais sans tarder, je vous en conjure,
il faudrait s'unir face aux menaces qui pointent. Pas de troupes unies
sans un chef ! Maître Jacques Trémollet de Villers vous dirait,
sans "Un Maître de Maison"
Nous en avons un, et nous ne sommes pas possessif... Vous le connaissez,
c'est le chef de la Maison de France, et après lui, vous connaissez
aussi son successeur, comme dans la chanson, quand il ne nous reste plus
grand-chose : Vendôme !
Nous ne voulons pas vous affoler, mais
en triant toute cette presse, je suis encore tombé sur une nouvelle
que je ne peux pas vous taire, dans "le Figaro-économie"
du bien sombre mardi 14 décembre 2004 :
"Giat, le spécialiste français de l'armement terrestre,
qui devait livrer les derniers chars Leclerc à l'armée de
terre française en 2005, repousse cette échéance
à 2006."
Si tout va mal, nous invoquerons la belle figure du Maréchal Leclerc
et il ne nous restera plus que la " castagne" !
Mais au moins ayons un Chef, un "Maître
de Maison"!
Léon Areva, le dimanche
19 décembre,
4e dimanche de l’Avent, a.d. 2004.
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