jeudi 04 décembre 2008

Nous contacter


Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

 

 

 

 

 

Quel séducteur !

Il s'appelle Heinrich von Pierer. Outre-rhin, quand il était "jeune homme", je prends le risque d'affirmer que toutes les "mutti" en rêvaient pour gendre. Il y aurait bien eu des mamans "bien de chez nous" qui auraient fait de même... La trahison est une vieille histoire.
Heinrich nous ouvre son coeur : "Dans mes relations avec la France, je me suis souvent senti comme un amant éconduit !"
Encore heureux! Heinrich von Pierer est président du directoire du groupe allemand Siemens... Cela devrait vous rappeler quelque chose.
Siemens, c'est l'aigle qui lorgne sur Alstom, avec la bénédiction de Bruxelles.
Le président de Siemens France, Philippe Carli a des objectifs clairs: "renforcer notre identité française et régionale", et ce pour accroître "de 30% notre activité sous trois ans".
L'aigle Heinrich a apporté dans ses serres 400 millions d'euros d'investissements, dont une partie sera dépensée dans le cadre d'une campagne de communication, afin de nous faire oublier les mauvaises impressions laissées il y a quelques mois... Soyons rassurés, Heinrich pourrait faire mieux. Il nous prévient que ces 400 millions d'euros ne prennent pas en compte : "d'éventuelles opportunités de croissance externe qui pourraient se présenter et accélérer le développement de Siemens France".
Amant éconduit, Heinrich est surtout un incompris: "Notre engagement sur le dossier Alstom n'a pas toujours été bien interprété..." "Je comprends l'attitude du gouvernement français et d'Alstom qui ont tout fait pour protéger les emplois. Dans la durée, seules les solutions appliquées au marché et à la concurrence sont viables. Je souhaite à Alstom qu'il parvienne à préserver ses emplois sur la durée."
Redoutable, sur un air de petite musique de chambre...
Siemens est une grande "entreprise", héritière d'un grand savoir faire.
Elle a réussi en Allemagne, à imposer dans deux de ses usines, le passage à 40 heures de travail par semaine au lieu de 35 heures, et ce sans compensation salariale.
Heinrich von Pierer est précis. Pour la France, c'est Philippe Carli le patron, mais : "Nous lui disons d'augmenter la productivité et, si possible de garder les emplois."
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'intuition qu’Heinrich et Philippe, sont des adeptes du "Oui" à la Constitution...
(Pour le coup, je ne suis pas sûr que cette nouvelle parue dans" les Echos" du 12/10/004, soit une bonne nouvelle)

Portemont, le lundi 1er novembre,
en ce jour de la Toussaint, a.d. 2004.

Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.