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Quel
Etat et pour quoi faire ?
Le mercredi 3 mars 2004 restera une
date gravée en lettres d’or. Cette date nous impose une réflexion
grave. Le Conseil d’Etat a reconnu la responsabilité de l’Etat
« du fait de sa carence fautive »
dans l’affaire dite de « l’amiante ». C’est
une vielle affaire. Dès l’année 1950, les spécialistes
reconnaissaient aux poussières d’amiante, un fort caractère
cancérigène. Les intérêts économiques
primèrent sur tout autre considération. Ce n’est que
dans les années 70 qu’un décret obligea la mise en
place d’une protection sérieuse afin de veiller à
la sécurité des personnels manipulant l’amiante. Vingt
années plus tard, l’amiante fut interdite. A ce jour, 3000
décès peuvent être imputés aux poussières
d’amiante, et les experts tablent sur une augmentation de 25% tous
les trois ans, et ce sur une durée d’environ 25 ans…
Le verdict du Conseil d’Etat est sans appel. Le principe de précaution
n’est pas une élucubration d’écolos… Cette
affaire rappelle qu’un des devoirs de l’Etat, c’est
d’assurer la sécurité des « citoyens ».
Nous devrons réfléchir sur l’exercice de cette obligation.
Cette obligation appelle une grande confiance. Une très grande
confiance…
Simon de Quoisiry,
le jeudi 22 avril,
en ce jour de la Saint-Soter et Saint-Caïus, a.d. 2004.
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