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"Sutor,
ne supra crepidam"
Telle était la réponse
du peintre Appelle à un cordonnier, qui après avoir critiqué
dans un de ses tableaux, une sandale, voulait juger toute l'œuvre.
Ce matin sur les ondes de la radio "France Info", qui n'était
plus en grève apparemment (hélas...) j'entends un enseignant,
déclarer que l'enseignement du latin et du grec, était une
empreinte ou une marque sociale bourgeoise etc... Le latin et le grec
sont fort malmenés par l'Education nationale. Fermeture de classes
et tout ce qui s'en suit ! Des enseignants résistent certes, mais
combien de divisions ?
Le latin est pourtant une langue d'avenir. De part les Edits de Bruxelles,
si vous voulez savoir ce que vous achèterez sous peu, il vous faudra
connaître le latin. C'est déjà vrai pour certains
produits.
Un exemple : si vous achetez des coquilles Saint-Jacques surgelées,
vous n'avez aucune garantie de qualité. Les sachets que vous trouvez
dans les magasins peuvent être garnis de pétoncles ou de
coquillages d'élevage en provenance du Chili ou du Pérou,
la législation concernant les mollusques surgelés étant
floue à souhait.
Sur l'étiquette d'emballage, seule la mention " Pecten Maximus",
nom latin de la véritable "Saint-Jacques", vous garantit
l'authenticité du produit...
"Sursum corda".
Simon de Quoisiry, mardi
17 février 2004,
en ce jour de la Saint-Silvin
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