|
De l'œil
droit, je lis un livre, du gauche, j'en lis un autre...
Ou : "La guerre des deux
France" de Jacques Marseille, chez Plon
Il fallait une réponse à
"La France qui tombe ". Jacques Marseille nous la donne avec
son livre "La guerre des deux France". Cet excellent livre n'est
pas à prendre comme une réfutation des écrits de
Monsieur Baverez. C'est une autre musique, tout aussi grave.
Mettons-nous du baume au cœur : Les Français sont parmi les
plus "producteurs" du Monde. Cela veut dire qu’en une
heure de travail, nous produisons de la "richesse", des "valeurs",
mieux que beaucoup d'autres... Nous, ceux sont les Français.
Une autre bonne nouvelle : La France est encore un pays jeune. Notre taux
de natalité est, avec la douce Eirin, le plus élevé
d'Europe. Dans ce domaine, "l'Espagne qui monte" est plutôt
mal placée... Pour l'avenir c'est primordial d'être un pays
jeune, face à une population qui vieillit. Nous ne pouvons pas
espérer des canicules à répétition...
Les esprits chagrins ne prendront pas à bras le cœur "notre"
taux de natalité. Ils trouveront toujours à redire sur le
déficit de "Francité" de nos jeunes. Cela est
notre affaire à tous. Il nous appartient de savoir et de vouloir,
quelle France nous offrons à nos jeunes...
Nous n'énumérons pas les progrès de la France, Jacques
Marseille ne dresse pas un catalogue. Il trace fort bien les lignes directives
de son ouvrage dans un entretien dans "Marianne" (n°354).
" Qu'est-ce qui fait la prospérité
d'un pays ? La capacité à produire. Or, ce sont les entrepreneurs
qui créent des richesses, l'action d'un gouvernement ne devrait
pas s'orienter vers le maintien de l'emploi existant, mais vers la création
permanente d'emplois nouveaux. Mais ceux-ci sont le fait de petites entreprises.
De même que le rôle d'un gouvernement est de susciter des
naissances plutôt que de chercher à diminuer les décès,
en économie, il doit plutôt stimuler les créations
que s'opposer aux fermetures d'entreprises."
Les propos sont durs... Mais la vérité se regarde en face.
Parle-t-il du chômage ?
"Le chômage français n'est
pas lié à la croissance, mais à l'action de ce que
j'appelle les trois piteux : l'Etat, les syndicats et l'Education nationale."
Dans les dix ans à venir, Jacques Marseille voit une opportunité
unique : la moitié des fonctionnaires partira à la retraite.
C'est l’occasion inespérée "de
faire perdre du ventre à l'Etat, de lui faire gagner du muscle".
Pour cela, il faut un Etat sûr de sa légitimité, serein,
à l'abri de ses luttes intestines et fratricides. Il faut une tête
à la tête de l'Etat.
Vos chevets sont déjà bien encombrés, mais ce livre
mérite d'y prendre place.
Nous sommes assis sur un baril de poudre. Il serait temps que la France
des Lys se réveille. Peut-être alors pourrait-elle éviter
"La guerre des deux France". Dans une telle guerre, la France
et les Français n'auraient rien à gagner. Au contraire.
Portemont, mardi 17
février 2004,
en ce jour de la Saint-Silvin.
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|

|