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Juste
une suggestion... Ou la tentation de Coblance
Monsieur Raffarin est un homme qui paye
de sa personne. Il s'est rendu pour les vacances de Noël, en famille,
sur les bords du lac de Constance. Les couchers de soleil y sont superbes.
Cela a dû le changer des marais poitevins qui sont forts beaux.
Monsieur Raffarin doit être un romantique qui cache bien son jeu...
De retour à Matignon, il a invité des étudiants allemands
afin de trinquer avec eux à l'occasion de la journée franco-allemande.
S'adressant à eux en partie en allemand, il nous a "invité"
à nous rendre plus fréquemment en Allemagne. C'est un beau
pays l'Allemagne... Et connaissant nos faiblesses, il nous a rassuré,
nous trouverons en Allemagne : bonne chère, bons vins et beaux
paysages. Nous voici confortés ! C'est comme chez nous.
Afin de défendre nos deux langues, il faut renforcer nos relations.
Je dis "nos relations", celles du peuple allemand et du peuple
français. Nous aiderions ainsi nos dirigeants (presque interchangeables...)
à jouer le rôle de locomotive européenne. Depuis août
2002, l'opération France-Mobile sillonne l'Allemagne et visite
les écoles teutonnes pour convaincre les jeunes allemandes et les
jeunes allemands d'apprendre le français comme langue étrangère.
En bons gaulois rusés, nous avons constitué une équipe
de neuf filles et un garçon ! Pour les jeunes allemands, cela devrait
marcher...
En France, le pendant s'appelle Deutschmobil. La mission est la même.
Malheureusement je ne connais pas la composition de l'équipe allemande...
Cette découverte - c'en est une pour moi - me rend des plus perplexes.
Via Bruxelles, l'Allemagne finance les cultures et les langues des minorités
européennes, encourageant les Bretons, Basques, Occitans et autres
à parler leurs langues "contre" le français...
Monsieur Raffarin, dans sa grande sollicitude et sa grande affection pour
ce fort projet de rapprochement entre la "société allemande
et la société française", a rappelé le
rôle qu'il entendait voir jouer aux régions dans ce contexte...
Bientôt n'aurons-nous pas des missions Bretonnes, Basques, Occitanes
et Autres, vantant en Allemagne "notre beau pays" ?
J'ai été tiré de ma déroutante perplexité
par une idée, juste une suggestion.
Si Monsieur Alain Juppé n'avait plus d'avenir électoral
en France, pourquoi ne pourrait-il pas tenter une carrière en Allemagne
? Monsieur Cohn-Bendit avait bien réussi en France...
De vous à moi, un homme qui nous a dit : "Je suis droit dans
mes bottes", devrait séduire sans difficulté nos voisins
allemands.
Portemont, dimanche
1er février 2004,
en ce 4e dimanche après l’Epiphanie
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