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La mort d’un con ?
Le 26 décembre 2003, est mort
monsieur Georges Boudarel. La jeune génération ne connaît
pas Georges Boudarel. Adhérant au PCF en 1947, enseignant pendant
deux ans à Saigon, le licencié en philosophie Boudarel rejoint
les rangs du Vietminh en 1950, à l’âge de 24 ans.
Le déshonneur n’attend pas le nombre des années.
Monsieur Boudarel sera commissaire politique adjoint dans le camp 113,
où périront de nombreux soldats français.
Cette belle âme sera déçue par le régime communiste
du Vietnam, et se réfugiera à Prague…
L’amnistie du 18 juin 1966 permettra, à l’insoumis
et déserteur Boudarel, de regagner la France, et il sera rattrapé
par son passé, alors maître de conférence à
Jussieu-Paris-VII, dans les années 1990. Les témoignages
des survivants du camp 113 seront accablants. Les beaux esprits du « politiquement
correct » se sont évertués à ne retenir que
son apport certain sur l’histoire du Vietnam et sur la réalité
sanglante du totalitarisme…
En 1991, monsieur Boudarel déclarait : «
J’étais stalinien, je le regrette à 100% ».
Il est vrai qu’il bénéficiait du soutien de toute
de la gauche et de monsieur Pierre Vidal-Naquet.
Tous les dévoyés, repentis, des sombres années de
notre histoire, n’ont pas bénéficié des mêmes
soutiens…
À la question de Jean-Pierre Elkabbach, sur les ondes d’Europe
1, toujours en 1991 : « Au fond vous
étiez un idéaliste…Ou un salaud ? »,
l’ancien commissaire politique adjoint répondit : «
Non, j’étais un con. »
Chez les Manantes et les Manantes, par ignorance, nous avons toujours
cru que l’intelligentsia de gauche (pardon pour le pléonasme),
avait toujours été attirée par les idéalistes,
et peut-être parfois par les salauds. Il n’en était
rien.
Vous avez la réponse dans l’article de Jean-Claude Pomonti,
dans Le Monde du 30 décembre 2003.
Portemont, le 30 décembre
2003,
en ce jour de la Saint-Sabin.
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