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Les cèdres pleurent…
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Et sans honte, nous pleurons avec eux. Les derniers évènements
qui ont frappé le Liban de plein fouet témoignent
de la spirale folle qui entraîne ce pays vers de sombres
abîmes…
Ils témoignent aussi de la vieille lâcheté
des pays « occidentaux »…
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Ce n’est pas d’hier que
le Liban est le champ de bataille des pires appétits… Nous
reviendrons sur son histoire et sur les espérances déçues.
La France a sa part de responsabilité. Une lourde part de responsabilité.
Elle n’est pas la seule…
Mais dans un premier temps nous tenons
à faire valoir la force des propos de Notre Saint Père,
le pape Benoît XVI : « Face
aux forces obscures qui cherchent à détruire le
pays, j’invite tous les Libanais à ne pas se laisser
vaincre par la haine mais au contraire à fortifier l’unité
nationale, la justice et la réconciliation, et à
travailler ensemble pour construire un avenir de paix »
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Pierre Gemayel incarnait le renouveau
maronite.
Et le Saint Père de montrer
du doigt la communauté internationale… : « J’invite
enfin les responsables des pays qui ont à cœur le sort de
cette région, à contribuer à une solution globale
et négociée des différentes situations d’injustice
qui la marquent désormais depuis de trop nombreuses années ».
« En condamnant fermement ce brutal
attentat, j’assure sa famille en deuil et le bien-aimé peuple
libanais de ma prière et de ma proximité spirituelle ».
Nous ne nous livrerons pas aux délices
des habituelles suppositions qui se nourrissent d’un tel crime.
Il y a toujours la question à poser : « A
qui profite le crime ? »
Ce dont nous sommes sûr, c’est
que c’est toujours le peuple libanais qui paye le prix fort.
Et ce soir, c’est à lui
que nous pensons et auquel nous tenons à témoigner de toute
notre sympathie.
Tous les cèdres pleurent.
Portemont, le 23 novembre 2006
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