LA
RICHESSE PERSONNELLE DES CHEFS SYNDICALISTES
La toute dernière nouvelle
concernant les syndicats est la création à Vienne
d'une confédération mondiale des syndicats qui va
regrouper les syndicats de 190 pays. C'est un nouvel échelon
dans la pyramide syndicale qui va réserver des possibilités
exceptionnelles d'enrichissement personnel aux chefs syndicalistes
de tous pays.
En France, les syndicats ne
sont nullement représentatifs et ne sont là que par
la force de la loi qui les a désignés, selon leur
participation présumée dans une guerre que leurs lointains
prédécesseurs avaient pourtant aidé à
perdre dans un premier temps !
Un décret de 1966 a consolidé le système, la
CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, et la CFTC, qui ne regroupent que 5 % des
salariés, étant censés les représenter
en totalité. C'est une totale imposture qui a atteint son
sommet avec les 35 heures. En effet, 40 % des accords signés
par les entreprises pour ces 35 heures l'ont été par
des entreprises dépourvues de syndicats. La signature a été
réalisée par le biais de salariés « mandatés »
par des organisations syndicales extérieures à l'entreprise.
Un salarié extérieur est donc supposé, par
la force de la loi, représenter des salariés, qui
pour la plupart ne souhaitent pas du tout les 35 heures, mais désirent
la prospérité de leur firme permettant au patron de
les payer davantage et cet « extérieur »
à l’entreprise s’enrichit sur la prétendue
négociation !
La richesse des syndicats vient
de multiples sources dans lesquelles il est pratiquement impossible
de voir clair tellement l'opacité règne : subventions
directes ou indirectes soit des ministères soit des collectivités
locales, prise en charges de dirigeants par les entreprises. Certaines
ressources sont tout à fait officielles, comme le conseil
économique et social qui est une des niches les plus célèbres
de la « République fromagère. »
Le 8 novembre 2004, sur France
2 le speaker a dévoilé une parcelle de vérité.
Un chauffeur de la CFDT a avoué que toute sa vie, il avait
été rémunéré par le Crédit
Lyonnais, qu’il ne voyait que pour aller toucher sa feuille
de paie. Le président de la CGC a confié tout sourire
qu’il était appointé par Total et son trésorier
par les Pompes Funèbres générales ; 28
personnes du siège étaient rémunérées
par des firmes privées. Voici ce qu’a dit la télévision
à propos de Vivendi. Les interlocuteurs s’étonnaient
que Messier n’ait pas trouvé de contre-pouvoir devant
lui. Du côté du conseil d’administration, il
n’y avait rien de surprenant : le système des
« barbichettes » est imparable. Mais du côté
syndical ? C’est alors que la vérité apparut.
Dès qu’un salarié était nommé
délégué, il recevait une promotion. Parfois
il choisissait lui-même sa promotion.
Bien mieux : il y avait
aussi d’autres avantages : embauches de proches, primes
et indemnités de logement de gaz et de chauffage.
Dans la liste des ressources,
la rivière argentée de la formation professionnelle
des adultes a une place de choix et la soif des syndicats s’abreuve
largement à cette FPA, cause connue de la ruine de la France.
La disposition gratuite d’une
domesticité est un des aspects les plus sympathiques de cette
richesse, de même que le droit de faire la fête quand
on veut. F.O. a été condamnée à payer
500.000 F de dommages et intérêts au chauffeur de Marc
Blondel. Il fut révélé aussi que c’est
la mairie de Paris qui de 1990 à 2001, soit pendant onze
ans, a payé un de ses domestiques baptisé « garde
du corps ». Le contrat a été finalisé
lors d’une petite fête dans un restaurant landais de
la capitale le 11 mai 1990.
A Pékin, en septembre
2004, simultanément avec la sortie d’une nouvelle non-réforme
de l’assurance-maladie, 180 dirigeants français des
caisses de sécurité sociale ont séjourné,
aux frais des « moujiks contribuables », dans
les plus luxueux hôtels de la capitale de la Chine. Se payer
de tels voyages fait aussi partie de la richesse ! Motif :
participer à l'assemblée générale de
l'association internationale de sécurité sociale.
Un millier de délégués représentaient
130 pays, dont 30 Allemands, 25 Américains, et pas moins
de 180 Français, à la stupéfaction de tous
les autres. : 180, cela fait 18 % des heureux fêtards internationaux.
De temps en temps comme il
vient d’être vu, le voile est levé fort timidement
sur les ressources des syndicats avec quelques éclairs de
lumière sur les avantages incomparables réservés
aux dirigeants.
Le reste du temps, c’est
l’omerta ; aucun journaliste n’ose analyser en profondeur
et complètement l’enrichissement réel et personnel
des chefs : l’épouvante doit être comparable
à celle qui interdit à la police de pénétrer
dans les parties du territoire national abandonnées aux dealers.
Nous allons voir, sans nourrir
trop d’espoir, si la nouvelle organisation mondiale sera plus
transparente à ce sujet !
Michel de Poncins
micheldeponcins@easyconnect.fr
TOCQUEVILLE MAGAZINE
http://www.libeco.net
A lire le 7 novembre : LA MEDECINE PAR LES PLANTES
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