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Quand mépris et rage transpirent…
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Il suffit de lire la légende de la photographie en première
de couverture de l’hebdomadaire « chrétien »
La Vie, pour se faire une idée de la leçon de charité
que nous offre l’éditorialiste Jean-Pierre Denis…
L’éditorial du numéro 3185, semaine du 14
septembre 2006, vaut son pesant…
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Le titre annonce la couleur…
Laguérie vaut-il une
messe?
Et pourquoi pas « la chose »
ou « le truc » ? En s’interrogeant ainsi,
Monsieur Jean-Pierre Denis témoigne de son ignorance de la tradition,
de ceux qui l’aiment et qui la défendent.
Tous les fidèles de la tradition
ne peuvent pas se rendre les dimanches à la Messe qui tient chaud
à leur esprit et à leur cœur. Et il est fréquent
qu’ils se rendent à certaines occasions de l’année
à des Messes qui ne sont pas célébrées par
des prêtres de la tradition. Horreur ! va s’écrier
Monsieur Jean-Pierre Denis ! Et que va-t-il penser ? En plus
ils se rendent à la Communion ! Au sortir de l’église,
si d’aventure, ils ont à s’adresser à Monsieur
le Curé, l’interpellent-ils par un « hep !
» ou « Le jean’s » (Souvenez-vous, dans
les grandes années post-conciliaires, chemisettes ou gros chandail
tricoté Larzac…) ?
Les temps ont été difficiles
et nos temps sont meilleurs, les jeunes prêtres depuis quelques
années, portent le costume « clergyman »
- je parle de ceux qui n’appartiennent pas à la famille de
la tradition – et la Tradition, ils ont appris à la connaître,
à la reconnaître…
Oui, disais-je, quand les fidèles
s’adressent à Monsieur le Curé, ils disent Monsieur
le Curé ou Monsieur l’Abbé. Horreur ! Ils ne
disent pas mon Père…
Mais poursuivons la lecture de l’édito de Monsieur Jean-Pierre
Denis qui ensuite ne manque pas d’user de l’ « abbé »…
« L'abbé
Laguérie fut successivement catholique, lefebvriste et sans-église-fixe.
On le vit partout, ailleurs, et surtout nulle part. La dernière
fois que nous avions entendu parler de lui, il était au centre
d’un procès. »
Quel bel exercice du culte des étiquettes !
Et puis nous en apprenons une bien
bonne : L’abbé Laguerie aurait perdu son appartenance
à la catholicité en ayant soutenu l’œuvre de
Monseigneur Lefebvre ! Et les « sans- domicile- fixe »,
version laïque des « sans-église-fixe »
ne peuvent plus appartenir à la grande famille des catholiques ?
Et de vous à moi, un homme dont
on a entendu parler pour la dernière fois à l’occasion
d’un procès, peut-il être recommandable ?
Vous en doutez ?
« Voilà
l’homme qui a célébré les obsèques du
milicien Paul Touvier redevenu catholique ».
Faut-il vous rafraîchir la mémoire ?
Touvier, le collabo-nazi ! La boucle est bouclée…
Vous ne voyez pas l’allusion ?
Monsieur Jean-Pierre Denis lave plus
blanc que la « Mère Denis » ! Quel succès
aurait-il eut en habit de grand procureur dans les bons vieux procès
staliniens…
Et les âmes comme les cœurs
n’ont pas de secret pour lui :
« S’il se repentait sincèrement,
il lui serait sans doute beaucoup pardonné. Mais depuis des années,
en guise d’évangélisation, il s’est donné
pour mission principale d’insulter nos évêques, de
dénigrer nos prêtres, de haïr le monde entier. En réalité,
cet agitateur n’a qu’une religion : le coup de force. »
Le Grand Maître Jean-Pierre Denis,
Docteur es repentance, voit clair : « S’il
se repentait sincèrement… » Donc Monsieur
l’Abbé Laguerie est un imposteur, un dissimulateur…
Il ne s’est pas repenti en vérité…
Mais repenti de quoi ? Qu’importe !
Même si… « …il
lui serait sans doute beaucoup pardonné. »
Monsieur Jean-Pierre Denis est aussi
« Docteur es pardon »
Ne lâchons pas la proie :
« Le pape a décidé
de réintégrer un égaré et quelques-uns de
ses (rares) amis. Aux catholiques, il est demandé de l’admettre.
Comme le sage cardinal Ricard, président de la conférence
des évêques de France, nous recevons donc « filialement »
la décision prise. Car il y a entre l’abbé Laguérie
et nous une différence essentielle : nous savons depuis toujours
qu’il ne faut pas rompre la communion. C’est le génie
propre de l’Église romaine que de penser cette communion
comme un trésor dont le pape est le garant.
Nous partageons cependant l’émotion
de nos nombreux lecteurs protestants et orthodoxes. Et comme catholiques,
cette acceptation « filiale », autrement dit pleine
et entière, n’entraîne évidemment ni amnésie,
ni renoncement à l’esprit critique, ni abandon de l’enseignement
du grand concile Vatican II. Tout le peuple de Dieu qui est l’Église
sait à quel point les mots que j’emploie ici avec gravité
ont un sens. »
Dans l’encrier de Monsieur Jean-Pierre Denis, l’encre est
faite de fiel. Vraiment il a du mal à retenir sa joie… Quand
une « brebis égarée » regagne le troupeau
sous la houlette de son bon pasteur, n’est-ce pas un jour de joie
à partager entre tous ? Non ! Partageons l’émotion
de nos nombreux lecteurs protestants et orthodoxes… Et comme catholiques,
plions l’échine « filialement »…
mais attention : Nous sommes les vestales de l’enseignement du grand
concile de Vatican II !
Tiens, parlons en du concile de Vatican
II. Qu’est-il rappelé aux membres de l’Institut du
Bon Pasteur « Société de vie apostolique »,
de Droit pontifical, c’est-à-dire relevant directement du
saint-Siège et dont Monsieur l’Abbé Laguérie
est le supérieur général ? :
« De plus, conformément au discours du pape Benoît
XVI à la Curie Romaine le 22 décembre 2005, les membres
de l’Institut, autant qu'il est en eux, sont engagés, par
une « critique sérieuse et constructive »
du Concile Vatican II, à permettre au Siège apostolique
d’en donner l'interprétation authentique. »
De cela, Monsieur Jean-Pierre Denis
n’en parle guère…Et de conclure toujours dans la confusion,
se raccrochant à la « liberté religieuse »,
au « dialogue interreligieux » au « devoir
de vérité », sans oublier « …quelque
sacristie à l’odeur de moisi » !
Oui, vraiment, Monsieur Jean-Pierre
Denis offre à ses lecteurs une grande leçon de charité !
In fine, vous avouer la belle ironie
du sort : J’ai été invité à prendre
gracieusement cet exemplaire de « La Vie » dans
les sous-sols d’un grand parking de notre capitale, un parking « Vinci »
où il est distribué… J’avais donc à cœur
de tenter de le décoder !
Portemont, le 1er octobre 2006
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