jeudi 04 décembre 2008

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Mille et une questions… Une réponse…

Les informations se bousculent avec leur lot de « mensonges ».
La guerre fait rage. Et la guerre de l’information n’est pas en retard. Le Liban est devenu le centre du monde…

Cèdre du Liban

Nous assistons, impuissants, au déroulement des images. Les commentaires se suivent, se contredisent et lentement, mais sûrement, nous nous « déchirons » sur le Liban.
En cela aussi la guerre a déjà à son actif un trop grand nombre de victimes…

Il y a les « pour » et les « contre »…
Pour l’intervention israélienne : Israël se défend préventivement.
Contre cette intervention : les Palestiniens et les Libanais sont des victimes.

Mais les questions essentielles ne sont pas posées.
De quel Liban parle-t-on ? Du Liban, qui chaque jour devient un peu plus mythique ? Du Liban que nous avons rêvé ? Du paradis des cèdres multiconfessionnels ? Ce Liban existe-t-il encore ? Dans quel équilibre fragile a-t-il existé ?

Le temps des grandes figures libanaises est révolu. Depuis quand le Liban est-il gangrené ? Et n’avons-nous pas, dans cette dérive, notre part de responsabilité ?

Qui sont les « Palestiniens » ? Le « Hamas » et le « Hezbollah » représentent-ils les Palestiniens ? Depuis combien d’années, la Terre Sainte saigne-t-elle ? Et depuis combien d’années nous voilons-nous la face ?

Israël… Enfantement dans la douleur, la spoliation, les tractations sordides, les crimes aussi…afin d’épancher notre « bonne conscience »…
Toute guerre entraîne des morts, des victimes innocentes. Mais de quelle guerre parle-t-on ?

Les guerres qui font rage sont des guerres révolutionnaires. Il n’y a plus de combattant en uniforme, il n’y a plus d’adversaire. Il n’y a que des ennemis. L’ennemi est sans âge. Avons- nous oublié les leçons de l’Indo ? La mère larmoyante qui tient un petit enfant dans ses bras cache aussi une grenade entre ses seins…

Ces nouvelles guerres sont impitoyables. Clausewitz doit se retourner dans sa tombe. Pour s’en convaincre il suffit de lire les déclarations des « acteurs » de ce macabre guignol.


« Nous dominerons les nations ; par la volonté d’Allah, nous conquerrons les USA, nous conquerrons Israël, nous conquerrons Rome et la Grande-Bretagne. Le Jihad pour Allah ... est la voie de la Vérité et la voie du Salut et la voie qui nous permettra d’écraser les Juifs et de les expulser de notre pays. Tout comme les Juifs ont fui Gaza, les Américains fuiront l’Irak et l’Afghanistan, les Russes fuiront la Tchétchénie et les Indiens fuiront le Cachemire, nos enfants seront libérés de Guantanamo. Ce sera la volonté d’Allah qui libérera nos prisonniers, mais ce ne sera ni par des moyens pacifiques ni par des accords diplomatiques, mais ils seront libérés par l’épée, ils seront libérés par le canon ».

Dixit : L’Office médiatique des brigades d’Al Qassam, les Brigades d’Al Qassam étant le nom donné par le Hamas à son aile militaire. http://www.palestine-info.net/ (22 juin 2006)


Et méditons aussi le discours du chef du Hezbollah :


De Sayyid Hassan Nasrullah, discours du 29 juillet 2006. Vous reviendrez à vos maisons et vos VILLAGES, LA TETE LEVEE ET DIGNES
« Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux...
Mes frères, mes soeurs, mes amis

En ce 18ème jour de l'agression sioniste barbare sur le Liban, l'agression américano-sioniste barbare sur le Liban, il est de mon devoir de m'adresser à vous de nouveau pour exposer les nombreux points liés à cet affrontement actuel, politiquement, militairement ainsi que sur les plans populaire et officiel au Liban et dans la nation, et finalement, j'adresserai une réponse aux combattants qui ont envoyé une lettre diffusée hier.

Je commencerai par la situation sur le terrain, car ce qui s'y passe représente l'élément décisif, de premier plan, sur l'évolution de l'affrontement, des faits politiques nouveaux et des tentatives de recherche d'issues à la crise. D'abord, ce sont les conséquences bienheureuses de la ténacité légendaire de la résistance au Liban, du peuple libanais et de tout le Liban, avec toutes ses confessions, ses régions, ses formations et institutions. Il est clair, jusqu'à présent, que l'ennemi sioniste n'a pu réaliser une quelconque avancée militaire, et ce n'est pas moi qui le dis, eux le disent, le monde entier le dit, et les analystes politiques et militaires le disent aussi. Lorsqu'ils parlent de la poursuite de la guerre, ils disent que l'ennemi cherche à réaliser un acquis militaire qui lui permette d'entrer dans un règlement politique. Tout le monde reconnaît jusqu'à présent que l'ennemi n'a réalisé aucun acquis militaire. Quant à la destruction de l'infrastructure, les meurtres de civils, l'exode des gens et la destruction des maisons, ce ne sont pas des réalisations militaires dans le sens militaire du terme, c'est une réalisation barbare et sauvage. Il ne faut pas l'autoriser à en profiter sur le plan politique. L'ennemi n'a réalisé jusqu'à présent aucun véritable acquis militaire, mais au contraire, il a à son actif plusieurs échecs militaires cuisants, il a reçu des coups terribles sur le plan militaire, jusqu'à présent.

De manière succinte à ce niveau, le navire militaire le plus important de ses forces maritimes a été détruit, et il s'agit d'un des trois. Ceci sur le plan maritime, ses forces maritimes ont reçu un coup dur et humiliant.

Pour ses forces terrestres, la principale de ses forces terrestres, qui est l'unité Golani, a subi une défaite cuisante. Même un de ses grands officiers a dit que les forces ayant été détruites sur les bords de ce triangle de l'héroïsme, de la bravoure, du courage et de la dignité, le triangle Maroun el-Ras, Bint Jbayl et Aytaroun, constituaient le sommet et de cette unité Golani, ce qui signifie que l'élite de l'armée israélienne a été détruite en entier, entre tués et blessés, et atteints psychologiquement. Vous pouvez voir quelques photos, pourquoi certains soldats ont été transportés sur des brancarts alors qu'ils dormaient sur leurs ventres, car les blessures étaient sur leurs dos, cette élite qui a fui comme des rats sur le sol de la bataille.

Au niveau des forces aériennes, la limitation du mouvement des hélicoptères et l'appui total sur les avions militaires, et même les attaques, les milliers de tonnes (d'explosifs), les destructions des ponts, des autoroutes, des maisons et des routes, le meurtre des civils n'ont pas permis à l'armée de l'air israélienne d'empêcher le bombardement de leurs colonies. Au contraire, le bombardement est entré dans la phase "au-delà de Haïfa", avec une grande mesure. A cause de ses échecs et incapacités, l'ennemi a recours à cacher ses pertes. Ce n'est nous qui cachons nos pertes. Nos renseignements sur le terrain confirment que ses pertes sont plus importantes que ce qu'il annonce par paliers. Pourquoi l'ennemi impose jusqu'à présent une censure sur les médias et sur tout ce qui s'y dit, afin que son peuple ne le sache pas, que son peuple ne voit pas l'ampleur des pertes matérielles, humaines et morales de l'ennemi, et même les sondages d'opinions qu'il annonce, ainsi que nos renseignements de l'intérieur confirment que leurs renseignements sont fabriquées et font partie de la guerre psychologique, mais il y a des réalités que l'ennemi ne pourra cacher à son peuple, ni à notre peuple ni au monde.

Quand, chers frères et chères soeurs, tout au long du conflit arabo-israélien, quand est-ce que deux millions d'Israéliens ont été obligés de se déplacer ou de rester dans des abris pour une période de 18 jours ou plus ? Ce nombre augmentera avec l'élargissement de la phase "au-delà de Haïfa", car le bombardement de Afoula et de sa base militaire n'est que le début de cette phase, et il y a de nombreuses villes dans le centre qui seront les cibles de la phase "au-delà de Haïfa", si l'agression barbare sur notre pays et notre peuple et nos villages se poursuit.

Est-ce qu'il peut cacher l'ampleur des pertes financières, économiques importantes que cette entité a subi, mais je laisserai expliquer cet aspect par les spécialistes de ce domaine, mais la perte la plus importante est celle qui touche à la vision, à la confiance et au moral de cette entité envers sa direction et de son armée invincible, ses appareils sécuritaires sophistiqués, et leur capacité à affronter un peuple numériquement faible et un pays dont la superficie et les possibilités sont restreintes, et une résistance populaire aux moyens limités, tant du point de vue humain que matériel, mais ferme dans sa détermination et sa foi.

C'est ce qui nous explique les paroles de Shimon Pérès affirmant qu'il s'agit d'une bataille de vie ou de mort, pour Israël. Ce qu'il veut dire, ce n'est pas que la résistance au Liban va entrer en Palestine ou va libérer la Palestine ou effacer l'entité ou l'anéantir, mais il comprend que cette ténacité libanaise formidable et ce courage, s'ils sont couronnés de victoire, va faire mourir l'arrogance, la morgue, l'insolence et l'esprit sur lesquels est basée son entité, et par conséquent, il ne restera à cette entité aucun avenir. C'est l'histoire de la vie et de mort dans la bataille que mène Israël actuellement, lorsque le peuple de cet Etat provisoire perd sa confiance dans son armée légendaire, commence la fin de cette entité, car Israël est un Etat qui a été fondé pour une armée. Israël n'a pas une armée pour un Etat, et lorsqu'ils sentent que cette armée est devenue incapable, faible, défaite et humiliée, et ratée, certainement, la question est une question de vie ou de mort.

Mes frères, mes soeurs, la seule possibilité donnée à l'ennemi est de faire pression sur le Liban, sur la résistance, sur l'Etat et sur le peuple, seulement, en accroissant la souffrance humaine et sociale, en déplaçant le maximum de gens, en tuant les civils, en détruisant encore les maisons et les infrastructures. Il espère pouvoir utiliser cette souffrance pour faire pression politiquement sur tous, pour qu'il réalise par la politique ce qu'il a été incapable de réaliser par la force militaire.

Et cela, vous pouvez, vous les gens, le faire échouer par votre patience, votre ténacité et votre persévérance.

Et dans ce cadre, Mme Rice revient dans la région, pour essayer d'imposer à nouveau ses conditions sur le Liban, pour servir son projet de nouveau moyen-orient, et au service d'Israël. Nous devons le savoir, l'Israélien est prêt et mûr pour arrêter l'agression, car il commence à craindre l'inconnu et un enlisement plus grand, mais celui qui insiste sur la poursuite de l'agression sur le Liban est l'administration américaine.

Et aujourd'hui plus que tout autre moment, Israël semble un outil malléable et exécutant le projet américain et la décision américaine. Et, afin que le Liban puisse gagner la bataille, il a besoin d'une volonté politique, ce qui signifie que le Liban a besoin d'une volonté politique qui n'est pas inférieure à celle des combattants sur le terrain, ni inférieure à celle des résistants, des déplacés et de tous ceux qui sont solidaires avec eux, parmi tous les Libanais. Le Liban a besoin aujourd'hui d'une volonté nationale qui rassemble afin que les sacrifices ne soient pas vains. Nous tenons à assurer cette volonté et cette solidarité, nous tenons, à cette étape, à ce que le gouvernement soit puissant afin qu'il assume ses responsabilités nationales en faveur du Liban et de son peuple, nous tenons à collaborer avec le gouvernement et tous les courants et forces politiques pour présenter un Liban unifié et cohérent autour de ce qui protège et assure ses intérêts nationaux, et nous agissons sur cette base, mais certainement, il est demandé au gouvernement d'agir à partir de ce qu'expriment les Libanais, la résistance, l'unité, la grandeur, lorsqu'ils surmontent leurs blessures et affirment qu'ils sont prêts au sacrifice.

Nous devons savoir tous que, malgré cette destruction et à cause de notre résistance à nous tous, nous sommes face à une occasion historique pour le Liban de libérer enfin toute parcelle de sa terre, de récupérer ses prisonniers, d'assurer sa souveraineté nationale, et ni notre ciel, ni notre mer, ni notre honneur, ni notre être ne pourront être dorénavant menacés par des violations ou des agressions sionistes.

A tous les Libanais L'essentiel est que nous résistions pour être victorieux, si Dieu le veut, et nous seront vainqueurs, si Dieu le veut. Et ce que j'entends et je lis depuis quelques jours à propos de la victoire, de sa mise au service de ou de la dédier à, je voudrai les commenter.

J'ai lu de nombreux articles, j'ai entendu plusieurs interviews politiques, et la question posée est : qu'en sera-t-il si la résistance sort victorieuse ? Et j'ai su également que certaines personnalités de certains courants politiques, et je ne dis pas les directions de ces courants, quelques personnes essaient de susciter la peur parmi leurs bases des conséquences de la victoire de la résistance. Je répondrai de manière catégorique.

D'abord, le Liban et son peuple ont une expérience de cette résistance lors de la victoire en 2000, et comment elle a agi. Ensuite, dès à présent, je confirme qu la victoire sera pour tout le Liban, avec toutes ses régions, ses confessions, ses courants et ses institutions officielles et populaires, en premier lieu, au Liban naturellement, et la victoire sera une victoire pour tout Arabe, tout Musulman, tout Chrétien et honnête de ce monde qui s'est opposé à cette agression et a défendu le Liban, par la parole ou par l'action ou par le soutien. La victoire sera, pour les gens de la résistance et son public en particulier, un puissant moteur pour l'amour et la concorde avec tous les Libanais, et notamment ceux qui les ont soutenus et les ont aidés, tant au niveau politique que médiatique, à ceux qui les ont accueillis et honorés de Saïda au Mont Liban, du nord et du sud, à Beyrouth vers le nord et la Bekaa. Cette victoire sera un catalyseur pour la reconstruction du Liban, plus beau qu'il n'était, un Liban beau mais fort, un Liban beau mais digne. Cette victoire sera un catalyseur pour l'unité et la complémentarité et non un facteur de domination et d'orgueil, cette victoire sera un puissant mobile pour concrétiser notre unité nationale que notre peuple a réalisée ces jours-ci, réalisée grâce aux valeurs de Jésus, paix sur lui, et aux valeurs du messager de Dieu, Muhammad, prières et paix sur lui, les valeurs de l'entraide, de la solidarité, de l'amitié, de la fraternité, de l'inquiétude partagée, de la coopération et de l'amour que tous les gens ont manifestés, de façon très concise et très responsable. Et j'espère que certains n'aillent pas loin dans leurs explications. J'affirme aux Libanais qu'il ne faut pas que certains d'entre vous aient peur de la victoire de la résistance, mais il faut craindre plutôt sa défaite. Ainsi se comporte toute personne patriote.

Frères et soeurs, nous assistons à des mouvements populaires de plus en plus importants dans les pays arabes et musulmans, et dans les pays du monde, en solidarité avec le Liban et la Palestine. Ceci nous raffermit certainement, nous réjouit et nous rend heureux, et nous les remercions pour tout cela, et nous estimons tout ce qu'ils font. Dans ce cadre, des mots, des positions, des discours peuvent être émis pour porter atteinte à l'unité des rangs et l'esprit de la bataille. Il ne faut pas que nous en soyons affectés ou que nous soyons poussés à réagir.

Je mets en garde contre toute réaction non appropriée, car des réactions erronées peuvent servir notre ennemi et l'ennemi de notre pays et de notre nation. J'adresse mes plus vifs remerciements à tous les ulémas et muftis dans le monde musulman, à tous les dirigeants des mouvements islamiques dans le monde qui ont fait face à ces tentatives de sédition et de division des rangs des musulmans, et notamment au cours de cette phase sensible.

Quant aux gouvernements et régimes, nous n'avons demandé à aucun de se battre avec nous ni de nous défendre, tout ce que nous leur avons demandé est de ne pas constituer une couverture à l'agression sur notre pays et notre peuple, seulement et seulement, même s'ils peuvent faire beaucoup pour le Liban, et le minimum serait de mettre leurs possibilités et leurs énergies, et de profiter de leurs amitiés pour faire cesser cette agression, sans plus. Dans tous les cas, lorsqu'il y aura une évolution positive dans l'attitude de tout Etat arabe envers le Liban et lorsque cet Etat apportera son aide et son soutien et consacrera ses efforts pour faire cesser la guerre, nous recevrons cela en toute amitié, avec tous les remerciements et l'estime. Nous ne cherchons pas les querelles ni les inimités, nous sommes à la recherche de l'unité, de la concorde, de la coopération et de la solidarité, et tout ce que nous voulons est le bien et la dignité pour notre patrie et notre nation, et pour ce but, nous dédions nos âmes et notre sang, et c'est ce que nous possédons de plus cher.

Puisque nous parlons des gouvernements et des régimes, je voudrai commenter les questions critiques posées ces derniers jours, qui ne sont pas de simples questions, à propos de la Syrie et de l'Iran, des questions qui nous ont été adressées disant : où sont vos alliés dans cette dure bataille ? Je me contenterai de répondre aujourd'hui, parce qu'ils parlent de la Syrie et de l'Iran, qu'ils n'ont poussé personne contre le Liban, qu'ils n'ont participé à offrir aucune couverture à cette guerre, et qu'ils n'ont à aucun moment marchandé la résistance, ni au Liban, ni en Palestine, ni dans le passé, ni aujourd'hui, ni dans le futur, alors que les portes des marchandages sont ouvertes. Ils sont toujours, je veux dire la Syrie et l'Iran, aux côtés du Liban, de son peuple et de sa résistance, ils ont mis toutes leurs possibilités auprès de leurs amis dans le monde, pour faire cesser l'agression sioniste sur le Liban, loin de toutes les surenchères et les exhibitions, ils ne se sont même pas intéressés à entrer dans la crise pour en profiter sur le plan régional, ils ne veulent que le bien au Liban, à son peuple et à sa résistance.

Et pour notre part, nous ne voulons pas d'eux autre chose, et là, je voudrai indiquer l'accueil immense fait par la Syrie, au niveau de sa direction, de son gouvernement et de son peuple, à des dizaines de milliers de déplacés libanais. Nous recevons des informations sur le soin, l'honorabilité et l'intérêt digne qu'ils reçoivent, ce qui réclame nos remerciements et notre fierté, et c'est ce que nous en pensons.

Frères et soeurs, je viens à la dernière partie de mon discours comprenant un mot pour les gens, une réponse à la lettre adressée par les combattants de la résistance, un mot à l'ennemi et au monde. Pour les gens, généreux et tenaces, résistants dans leurs villages et leurs villes, et aux déplacés par force, à tous les patients et les certains de la victoire, qui ont étonné le monde par leur patience, leur résistance, leur confiance et leur cohésion, aux vieillards, aux femmes, aux enfants et aux malades, aux familles qui dorment sous le ciel, sans que ne soit entamée leur détermination ni leur courage, que pourrai-je vous dire ? Y a-t-il une parole qui équivaut à votre droit et votre résistance ? Je vous le dis, pour moi-même et au nom de mes frères, nos âmes, notre sang et nous-mêmes sommes vos dévoués, pour vos larmes, vos blessures, votre résistance et votre fierté. Vous reviendrez à vos maisons, très chers, la tête haute, dignes comme vous l'étiez et comme vous le resterez, nous n'avons qu'une seule promesse, celle de la victoire que vous aimez.

Et je vous dis que Dieu vous récompense dans ce monde et dans l'autre, vous les gens les plus nobles, les plus courageux et les plus purs.

Quant aux combattants, je leur dit, votre message m'est parvenu et je vous ai entendus. Vous êtes comme vous l'avez dit, oui, vous êtes la promesse sincère, vous êtes la victoire qui arrive avec la permission de Dieu, vous êtes la liberté pour les prisonniers et la libération de la terre, vous êtes les défenseurs de la patrie, de l'honneur et de la dignité. Mes frères, vous êtes l'authenticité de l'histoire de cette nation, vous êtes la quintessence de son âme, vous êtes sa civilisation, sa culture, ses valeurs, son amour et son esprit, vous êtes sa bravoure, vous êtes la permanence de ce cèdre sur nos sommets et l'humilité des épis de blé dans nos maisons, vous êtes la fierté comme les monts du Liban.

A l'ennemi et au monde je dis, quelle que soit la durée de cette guerre, nous sommes prêts, quelles que soient les sacrifices, nous en sommes issus. Dans la bataille de la volonté, nous ne serons pas défaits. A Bush et Olmert et tous les tyrans et agresseurs, je dis, agis comme tu l'entends, par Dieu, tu n'effaceras pas notre mémoire et tu ne tueras pas notre inspiration, ce qui t'a rassemblé sera dispersé, et tes jours sont comptés. Ceux qui ont agi injustement apprendront un jour quel sort funeste les attend et quelle sera l'heureuse fin à ceux qui Le craignent. Paix et miséricorde sur vous. »

(Traduit par Centre d'Information sur la Résistance en Palestine)

Et comme en écho, « The Libanese Foundation for Peace », une association de chrétiens libanais remercie « Israël » :


« Pour les millions de Chrétiens libanais, chassés de notre patrie. « Merci, Israël », est un sentiment que l’on retrouve à travers le monde. La Fondation libanaise pour la paix, groupe international de Libanais chrétiens, a fait la déclaration suivante sous forme d’un communiqué de presse, adressé au Premier Ministre israélien Ehud Olmert, au sujet des récentes attaques contre le Hezbollah :
« Nous vous conjurons de les frapper durement et de détruire leur infrastructure de terreur. Ce n’est pas Israël seul qui en a par-dessus la tête de cette situation, c’est aussi la majorité silencieuse des Libanais au Liban, qui en ont par-dessus la tête du Hezbollah, mais sont impuissants à faire quoi que ce soit, de peur de représailles terroristes. »


Le communiqué poursuit :

« C’est de la part de milliers de Libanais que nous vous demandons d’ouvrir les portes de l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv aux milliers de volontaires de la diaspora qui souhaitent porter les armes pour libérer leur patrie du fondamentalisme [islamiste]. Nous vous demandons assistance et aide logistique pour gagner cette bataille et arriver ensemble aux mêmes objectifs : la paix et la sécurité pour le Liban et Israël, et pour la génération à venir .
Les Chrétiens du Liban, jadis majoritaires, responsables du « Paris du Proche-Orient » qu’ils ont donné au monde, puisque tel était le nom sous lequel était connu le Liban, ont été tués, massacrés, chassés de leurs maisons et dispersés à travers le monde quand l’islam a déclaré sa guerre sainte, dans les années 70 et a pris le contrôle de la moitié du pays. Ils expriment une opinion qu’eux-mêmes et Israël ont acquise d’expérience personnelle et que le reste du monde découvre tardivement.
Tandis que le monde protégeait le retrait du PLO [les Palestiniens]du Liban en 1983, avec Israël sur leurs talons, naissait une autre organisation, plus volatile et plus religieusement idéaliste, le Hezbollah, le " Parti de Dieu " fondé par l’ayatollah Khomeini et financé par l’Iran. Ce fut le Hezbollah qui a fait sauter la caserne des Marines américains au Liban en octobre 1983, tuant 241 Américains ; ils ont également, le même jour, tué 67 parachutistes français. Le président Reagan a donné l’ordre aux Américains de la force multilatérale de se retirer et a fermé le dossier du massacre des « marines » et mis fin à l'action américaine au Liban en février 1984.
Le monde civilisé, qui a, de façon tout à fait erronée, vilipendé les Chrétiens et Israël à l’époque, et qui continue à vilipender Israël aujourd’hui, n’y a prêté aucune attention. Tandis que l’Amérique et le reste du monde se préoccupaient du problème entre Israël et les Palestiniens, les régimes terroristes de la Syrie et de l’Iran attisaient le radicalisme islamiste au Liban et dans le monde entier. Les extrémistes chiites du Hezbollah ont commencé à se multiplier comme des lapins, tandis que les sunnites plus modérés et les chrétiens proliféraient beaucoup moins. Vingt-cinq ans plus tard, ils sont devenus assez nombreux pour obtenir 24 sièges au Parlement libanais. Depuis le retrait israélien en 2000, le Liban est devenu une base terroriste complètement dirigée et contrôlée par la Syrie avec son président-marionnette Lahoud et " l’état dans l’état " qu’est le Hezbollah.

Tout ceci revient à une guerre sainte de l’idéologie islamiste contre l’Occident judéo-chrétien. Les Musulmans, aujourd’hui majoritaires au Liban, soutiennent le Hezbollah, parce qu’ils appartiennent à l’Oumma (nation) islamique. Tel est le sujet tabou que tout le monde tente d’éviter.

Les plus récentes attaques sur Israël ont été orchestrées par l’Iran et la Syrie, menées par deux intérêts différents. La Syrie considère le Liban comme faisant partie de " la grande Syrie ". Le jeune président syrien Asad et ses agents secrets du « Ba’ath » à Damas utilisent cette dernière éruption de violence pour prouver aux Libanais qu’ils ont besoin de la présence syrienne pour les protéger de l’agression israélienne et pour stabiliser le pays. L’Iran trouve très commode d’utiliser son armée-marionnette au Liban, le Hezbollah, pour détourner l’attention des dirigeants mondiaux, réunis au sommet du G-8 à Saint-Pétersbourg, de sa volonté de se procurer l’arme nucléaire. Le président iranien apocalyptique, Ahmadinejad et les mollahs qui gouvernent à Téhéran veulent obtenir l’hégémonie dans le monde islamique sous la bannière de la folie shiite-mahdiste. Ahmadinejad veut être définitivement considéré comme le « cheikh » de la djihad pour Allah, en réalisant se promesse « d’effacer Israël de la carte. »
Peu importe à quel point l’Occident évite de regarder en face la réalité de l’extrémisme islamiste au Proche-Orient, il ne peut se dissimuler le fait que ce Hamas et ce Hezbollah qu’Israël est en train de combattre, appartiennent à la même idéologie islamiste radicale qui a fomenté mort et carnage par le terrorisme que l’Amérique et le monde sont en train de combattre. C’est le même Hezbollah que l’Iran menace de lâcher sur l’Amérique, muni de bombes-suicide, si l’Amérique tente d’empêcher l’Iran de se procurer l’arme atomique. Il a des cellules dans plus de dix grandes villes américaines. Quant au Hamas, il possède la plus importante infrastructure terroriste sur le sol américain. Voilà ce qui arrive quand on évite de regarder le mal en face pendant des décennies, espérant qu’il disparaîtra de soi-même !

Le cheik Nasrallah, chef du Hezbollah, est un agent iranien. Ce n’est pas un acteur libre dans cette pièce. Il est impliqué dans le terrorisme depuis plus de vingt-cinq ans. Iran, et sa vision islamiste d’un Proche Orient chiite, a maintenant ses agents, ses troupes et son argent à Gaza dans les territoires palestiniens, au Liban, en Syrie et en Irak. Derrière tout cela, il y a cette vision qui mène le président iranien Ahmadinejad, qui croit qu’il est « l’instrument et le facilitateur d’Allah » qui conduira à la fin du monde, tel que nous le connaissons, et à l’avènement de l’ère du Mahdi. Il a une croyance messianique aveugle dans la tradition chiite du douzième sauveur islamiste (ou imam caché) qui émergera d’un puits de la ville sainte de Qom en Iran après une période de chaos global, de catastrophes, de morts en masse, et qui établira l’ère de la justice islamiste et de la paix éternelle.
Le Président Ahmadinejad a jusqu’ici refusé de répondre aux propositions américaines, européennes, russes et chinoises au Conseil de Sécurité destinées à faire cesser d’ici au 22 août la quête incessante d’uranium enrichi et d’armes nucléaires que mène l’Iran avec son programme de développement. Pourquoi le 22 août ? Parce que le 22 août coïncide avec la date islamique du 28 Rajab, jour où le grand Saladin a conquis Jérusalem.
L’idéologie extrémiste d’Ahmadinejad, qui risque d’entraîner l’Aramgeddon, cause de vives inquiétudes dans tous les services secrets.
Nous sommes arrivés au point où le monde civilisé doit s’unir pour combattre les ennemis dont le terrorisme est la plaie d’Israël et du monde. Nous avons besoin de cesser de nous concentrer sur les différences entre Hamas sunnite et Hezbollah chiites, et de commencer à nous rendre compte que le lien qui les maintient ensemble dans leur combat contre nous, c’est l’islam radical. »


Ces derniers jours, l’Etat d’Israël a poussé ses pions aussi loin qu’il lui était possible… La communauté internationale s’est avérée impuissante. Nous ne parlerons pas de l’Europe ou de la France…

Et le « Hezbollah » n’a pas attendu longtemps pour distribuer les enveloppes…

Tout le monde en appelle à un Liban souverain, libre et indépendant, mais personne n’y croit plus. Une fois de plus nous allons jouer à faire semblant…
En sous-main, les Etats-Unis peaufinent leur carte du Moyen-Orient et tout laisse à penser que le Liban n’y a plus sa place.

Nous devrons revenir sur le Liban, sur ce Liban auquel l’histoire nous lie, sur cette terre où nous comptons un grand nombre d’amis. Mais nous devons avant tout nous dépouiller de nos illusions, de toutes nos illusions…

Et encore un grand merci à Anne-Lys pour son travail de traduction et de « veille »…

Portemont, le 19 août 2006

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