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Les trous de mémoire…
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Nous ne sommes pas avares de commémorations.
Souvenez vous, il y a peu… Le 10 du joli mois de mai…
La France se devait, mouchoir à la main afin de s’éponger
les yeux, donner suite aux beaux élans du président
de la République…
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Peau d'un chouan de 1793 |
Nous ne sommes pas avares de commémorations.
Souvenez vous, il y a peu… Le 10 du joli mois de mai…
La France se devait, mouchoir à la main afin de s’éponger
les yeux, donner suite aux beaux élans du président de la
République…
Quelques extraits du Bulletin Officiel
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« Le 30 janvier 2006, dans son allocution à l’occasion
de la réception en l’honneur du Comité pour
la mémoire de l’esclavage, le Président de la
République a souhaité que la France métropolitaine
honore le souvenir des esclaves et commémore l’abolition
de l’esclavage. Il a choisi pour cela le 10 mai, date anniversaire
de l’adoption à l’unanimité par le Sénat
de la loi de 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage comme
un crime contre l’humanité.
Le Chef de l’État a affirmé qu’au-delà
de l’abolition, c’est aujourd’hui l’ensemble
de la mémoire de l’esclavage longtemps refoulée
qui doit entrer dans notre histoire : une mémoire qui doit
être véritablement partagée”. C’était
en appeler d’abord à la responsabilité de l’éducation
nationale.
Le Président de la République a aussi tenu à
souligner qu’au-delà de cette commémoration,
l’esclavage devait trouver sa juste place dans les programmes
de l’éducation nationale à l’école
primaire, au collège et au lycée. »
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Tout cela est fort bien
Mais il ne faudrait pas s’arrêter en si bon chemin…
A quand une journée pour honorer toutes les victimes des Guerres
de Vendée ?
Il est vrai aussi qu’à
cette époque, la République naissante était industrieuse
et que les belles figures de la Révolution avaient du goût.
Il n’est que de relire Saint-Just :
« On tanne à Meudon la peau humaine,
la peau qui provient d’hommes est d’une consistance et d’une
beauté supérieure à celle des chamois. Celle des
sujets féminins est plus souple mais présente moins de solidité
». Ecrits de 1793 !
Et on tannait, aussi, à Langlais
aux Ponts-de-Cé, près d’Angers.
On tannait la peau de Chouans…
Quelle place, quelle juste place “dans
les programmes de l’éducation nationale à l’école
primaire, au collège et au lycée. »
Portemont, en collaboration avec
Françoise J.,
le 18 juin 2006
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