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Les certitudes qui tuent…
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Pour certains, la « République »
a valeur de « Veau d’or ». Rien ne
peut l’égaler.
En ces temps de campagne électorale, les certitudes assassines
vont bon train.
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| La
"République", esquisse d'Honoré Daumier
(1808-1879), 1848, Paris, musée d'Orsay. |
Monsieur François Asselineau
n’est pas le dernier à nous les seriner, certes avec talent…
Conseiller de Paris et porte parole du R.P.F., Monsieur Asselineau s’interroge
face à la situation dans laquelle se trouve notre pays ; il lance
un vibrant « Que faire » et dresse un bilan :
« Nous sommes bientôt à un an de
l'élection présidentielle et tout un chacun peut constater
la déliquescence, sans précédent sous la Ve République,
du gouvernement et de l'autorité de l'Etat.
A cette situation, que l'on peut espérer conjoncturelle, s'ajoute
le constat, hélas plus structurel, d'une France qui se débat
dans un chômage de masse, dans une morosité sans fin,
dans une perspective d'avenir devenue totalement illisible.
Tandis que le monde évolue à toute allure, avec des
nations qui, quelle que soit leur taille, défendent bec et
ongles leurs intérêts nationaux, la France s'enfonce
dans une "construction européenne" qui nous oblige
à considérer comme secondaires les intérêts
de la France et du peuple français.
Une "construction européenne" de plus en plus chimérique,
avec 25, 27, 29, 30 Etats, on ne sait plus.
Une "construction européenne" de plus en plus dictatoriale,
puisqu'elle ne se remet jamais en cause en dépit des référendums
contraires.
Une "construction européenne" de plus en plus ruineuse,
puisqu'elle nous coûte désormais - en net - plus que
le budget de toute la diplomatie française chaque année.
Une "construction européenne" qui apparaît
donc de plus en plus comme étant d'abord et avant tout une
"démolition française".
Alors, que faire ?? » |
Nous sommes nombreux à dénoncer
depuis fort longtemps les chimères de la construction européenne.
Les royalistes ont toujours été à la pointe du combat
pour la souveraineté de la France. Ils ne se sont pas contentés
de faire signer pétition sur pétition. Ils ont occupé
le terrain de Nice à Paris.
Les querelles et les appétits en vue des élections, tant
présidentielles que législatives et à terme municipales
font oubliés la vraie question, la seule question qui mérite
d’être posée :
Qu’importe-t-il de sauver avant tout ? La France ou la République
?
Et Monsieur Asselineau de poursuivre
:
« Comme vous le
savez, il existe en France un certain nombre de mouvements politiques
ou de clubs de réflexion qui se battent pour promouvoir et
défendre l'idée d'une France souveraine et indépendante,
généreuse sans être naïve, à la
fois ouverte sur le monde et fidèle à son identité
et à son héritage pluriséculaire.
Seule la désinformation ambiante continuelle veut faire croire
qu'il s'agirait d'une idée insensée proférée
par des illuminés.
Car cette idée est tout sauf ringarde, extrémiste
et saugrenue.
La preuve ? Parmi les 195 Etats-membres de l'ONU, il y en a 170
(soit 87%) où le gouvernement estime que son devoir est justement
de se battre pour défendre la souveraineté et l'indépendance
du pays.
C'est le cas même chez les plus petits d'entre eux, qui se
développent parfois très bien, comme Singapour (4
millions d'habitants), l'île Maurice (1,8 million d'habitants),
l'Islande (250.000 habitants), etc. D'ailleurs, comme le réclamait
Jacques Chirac voici quelques jours, la France se bat aussi pour
que l'on protège la souveraineté et l'indépendance
de certains tout petits Etats, comme le Liban qui est grand comme
deux départements français.
Et puis, curieusement, il se trouve une zone du monde, appelée
"l'Europe", où une propagande, continuelle depuis
60 ans et surtout depuis 1992 et le traité de Maastricht,
ne cesse d'affirmer que défendre la souveraineté et
l'indépendance du pays est une vieille lune complètement
dépassée. Cette étrange affirmation est celle
qui prévaut dans 25 Etats sur les 195 de la planète,
ceux qui sont lancés dans cette fameuse "construction
européenne".
Précisons au passage que ce discours est, au fond, tellement
irréel et tellement contraire à tout ce qui se fait
ailleurs qu'il n'est même pas tenu uniformément partout
chez les 25. On peut même dire sans exagération qu'un
certain nombre des 25 Etats affirment mordicus le contraire : allez
dire par exemple aux Britanniques, aux Tchèques ou aux Polonais
que la souveraineté et l'indépendance de leur pays
sont des choses démodées !!!
En bref, et sur la planète entière, il n'y a donc
guère qu'en France - et peut-être aussi en Allemagne
- que le fait de vouloir se battre pour la liberté, la souveraineté
et l'indépendance de son pays soit à ce point dénoncé
par les médias comme quelque chose de ringard, ou même
pire : populiste.
Cette diabolisation permanente - chez nous - de ce qui mobilise
l'ensemble des autres peuples - partout ailleurs dans le monde -
ne peut pas se comprendre si l'on méconnaît le fait
que la "construction européenne" obéit à
un plan savamment orchestré qui vise à satisfaire
les intérêts géopolitiques des Etats-Unis, notamment
en ligotant la France et son pouvoir de nuisance. Tous les relais
d'influence atlantistes n'ont de cesse que d'empêcher la France
de remplir son rôle historique naturel, qui est celui d'être
la Nation-contrepoids-moral-aux-Empires. D'ailleurs, que fut De
Gaulle sinon, justement, l'incarnation de la Nation qui dit Non
à l'Empire dominant, qu'il s'agisse successivement du Reich
hitlérien, de l'URSS stalinienne ou des Etats-Unis.
Par sa langue, son passé, son universalisme, son histoire
prestigieuse, sa francophonie, la France a toujours été
une "empêcheuse de tourner en rond" pour les Empires
et les grandes puissances du moment et c'est justement cette vocation-là
que la construction européenne a pour objectif de casser.
C'est pourquoi les mouvements et des clubs de réflexion qui
qui se battent pour promouvoir et défendre l'idée
d'une France souveraine et indépendante en viennent tout
naturellement à se battre également pour ne pas voir
la France se laisser vassaliser et engloutir dans un "glacis"
fédéraliste euro-atlantiste.
Parmi ces mouvements - de taille, d'opinion
et d'influence diverses - situés politiquement plutôt
à droite mais refusant tout extrémisme figurent le
RPF (Rassemblement pour la France), le RIF (Rassemblement pour l'Indépendance
et la Souveraineté de la France), DLR (Debout la République),
Nation et Progrès, le cercle Nation et République,
le Forum pour la France, VLR (Vive la République), l'ARN
(Alliance pour la Résistance Nationale), le Cercle Jeune
France, etc., de même que de certains membres de l'UMP qui
essaient d'infléchir de l'intérieur ce grand parti
politique.
Cette énumération mériterait d'ailleurs être
étendue à d'autres mouvements, considérés
comme politiquement à gauche, qui partagent un grand nombre
de valeurs et d'objectifs communs. Je pense tout particulièrement
au Comité Valmy ou aux amis du journal Bastille-République-Nations,
qui défendent, eux aussi, l'idée selon laquelle il
n'est pas de démocratie ni de progrès social qui puissent
exister en dehors du cadre fondamental de la nation.
Pour tous ceux qui pensent ainsi, ce foisonnement de mouvements
est un formidable gage de richesse, en termes d'idées, de
dévouement et d'action militante. Il entraîne des milliers
de militants et sympathisants à agir au quotidien - parfois
sous les quolibets -, pour expliquer autour d'eux les erreurs et
les pièges de la pensée unique eurofédéraliste,
pour montrer, chiffres et faits à l'appui, en quoi la France
s'est lancée dans une impasse historique ; enfin, pour faire
valoir d'autres pistes d'action et d'espoir que celles assénées
24h/24 par la quasi-totalité de nos medias. »
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La démonstration est-elle neuve
? La Nation est-elle sortie d’un chapeau de magicien ou d’un
quelconque képi ?
La Nation est l’essence même
de la France. La dernière des libertés du plus pauvre des
pauvres, c’est l’indépendance de la patrie. Cette évidence
était partagée par des hommes aussi différents que
Jean Jaurès ou Charles Maurras… Et des hommes tels que Jacques
Renouvin ou Honoré d’ Estienne d’Orves sont morts pour
cette liberté.
Monsieur Asselineau et nombre de ses
amis ou compagnons de route, n’ont de cesse de se référer
à la France, « à la fois ouverte sur le monde
et fidèle à son identité et à son héritage
pluriséculaire. »
Fort bien, mais à bien y regarder,
leur France incontournable n’ a pris naissance qu’ après
1789 et leur référence est avant tout la France issue de
1793…, sans mettre en cause la sincérité de nombre
de nos amis souverainistes.
Mais il serait temps d’ouvrir
les yeux. La République, Cinquième ou Sixième nous
conduit dans le mur.
Portemont, le 4 juin 2006.
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