Tentez d’imaginer…
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Le « Polyptyque du Jugement dernier »,
retable ouvert, de Rogier Van der Weyden. Hospice de Beaune. |
Le livre de Salman Rushdie porté
au grand écran à grands renforts de millions de dollars…
Et pour le lancement simultané de ce film dans plus de 800 salles
« obscures », une grande station du Métro
parisien repeinte aux couleurs du livre… Oui, imaginez !
Nous pourrions tout aussi bien imaginer
un film reprenant les révélations d’un livre qui aurait
dévoilé le sacrifice consenti par Moïse. Comment n’êtes-vous
pas au courant ? Yahvé ne lui a pas demandé le sacrifice
de son fils, mais celui de sa chèvre préférée…
Celle pour laquelle il avait une tendresse toute particulière…
Vous savez tous que l’argent n’a
pas d’odeur. Et la peinture a été choisie de «
qualité », afin de ne pas incommoder les narines des usagers.
Donc tout va bien dans le meilleur des mondes.
Tout va bien pour 160 000 euros. C’est la somme empochée
par le « Métro » parisien pour accepter que
la station « Concorde » soit repeinte aux couleurs
du film « Da Vinci Code ».
C’est faire injure au joli nom
de « Concorde » et pour pas cher en regard du budget
de 125 millions de dollars de ce film.
« Concorde », qui signifie à en croire le
« petit Robert », « harmonie qui résulte
de la bonne entente entre les membres d’un même groupe ».
Le décor de la station Concorde, est une déclaration de
guerre. Une déclaration de guerre au bon goût, une déclaration
de guerre à la Foi qui habite les chrétiens que nous sommes.
Nul n’est tenu d’acheter et de lire le livre… Mais le
métro est au service du bien commun ; c’est souvent le moyen
de transport « obligé » de nombreuses personnes
qui se rendent à leur travail.
Rappelez-vous les airs outragés
de nombre de nos politiciens, leurs déclarations aussi, lors de
l’ « Affaire des caricatures ». Une belle
brochette d’hypocrites, le regard vissé sur le baromètre
de leur cote de popularité, élection oblige !
Je cherche dans la presse quelques protestations
de ces politiciens qui se complaisent dans la veulerie. En vain…
Léon Areva, le 20 mai 2006
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