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La racine des mots est parfois terrible…
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Qui prie pour obtenir un emploi
précaire ? Personne !
Et précaire vient du latin « precarius »,
« obtenu par la prière ».
Par les temps qui courent, il faudrait choisir des mots qui redressent,
qui bombent les torses…
Comment galvaniser la jeunesse avec un mot tel que flexible ?
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Un valeureux serf ! |
Flexible : « qui se courbe,
se plie… »
Précarisation et flexibilité
ne peuvent que nous conduire dans le mur.
Nous n’entendons pas travestir
la dure réalité. Il faut simplement changer de mot.
Pour plus de sécurité,
je n’en vois qu’un : Servage ! Là, au moins
le travailleur est attaché à sa terre, faisons de
même à l’usine.
Il sera enchaîné
à son atelier, à son établi. En toute sécurité !
Nous n’entendons pas modifier les lois relatives aux conditions
de sécurité.
Nous parlons, juste du contrat
de travail…
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Et par souci des générations
futures, il va de soi que le servage sera héréditaire. Enfin,
les parents seront rassurés quant à l’avenir de leur
progéniture !
Plus de délocalisations !
Jadis, un des privilèges de la
jeunesse était ce goût, parfois démesuré, pour
l’aventure.
A quel spectacle avons-nous assisté ?
A des défilés de faux jeunes, vieux depuis toujours, fils
et filles de vieux qui ont applaudi en son temps quand nous étions
un pays à la pointe du progrès. Souvenez-vous : Nous
avions un « ministre » secrétaire d’Etat
au Temps Libre !
Vous me pardonnerez ce moment de fort
mauvaise humeur…
Mais nous payons des années de mensonges, de singeries, d’hypocrisies
et de clientélisme : apanage des démocraties moribondes.
Léon Areva, le 2 mai 2006.
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