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Nous applaudissons toujours aux déclarations
de toutes les associations qui défendent notre langue…
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Mais nous ne sommes pas dupe quant à la réelle
volonté du Président de la République. Mener
un combat difficile auprès des institutions européennes,
olympiques ou autres, est une bonne action.
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Pour les nostalgiques, tout est possible... |
Mais le premier combat à mener
se déroule sur notre territoire.
Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les messages
publicitaires vantant les qualités de la dernière «
Citroën », modèle nommé : « Stop and start
» ou « Start and stop ? »
Nos ingénieurs font preuve d’habilité
et démontrent un grand savoir-faire ; mais le sabir anglo-saxon
semble incontournable aux pitres de la réclame.
De grâce, « Maître
» Jean Dutourd, que nous apprécions tous, oui, de grâce,
que votre « verbe » si souvent tranchant à souhait,
leur botte le c… !
Léon Areva, le 14 avril 2006
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DÉFENSE DE LA LANGUE FRANÇAISE
Président : Jean Dutourd, de l'Académie Française
7, rue Emile Dubois, 75014 Paris
md06035.doc
Paris, le 25 mars 2006
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
L’association Défense de la langue française,
qui regroupe 3200 adhérents, condamne fermement l’attitude
provocante d’Ernest-Antoine Seillière qui a tenu à
s’exprimer en langue anglaise, qu’il a faussement qualifié
de « langue des affaires », lors de la séance
du Conseil européen de Bruxelles le 23 mars. Ce comportement
est indigne d’un Français, héritier d’une
longue tradition, ancien président du patronat français.
Elle approuve sans retenue la réaction de M. Jacques Chirac,
président de la République, qui a quitté la
salle du Conseil avec les ministres des Finances et des Affaires
étrangères, Thierry Breton et Philippe Douste-Blazy,
pour protester solennellement contre cet affront fait à la
France. Cette réplique forte du président est un symbole
de résistance à la déferlante de la langue
anglo-américaine dans l’entreprise et confortera le
combat de nos militants.
Nous assurons le président de la République de notre
soutien dans cette démarche et lui demandons de poursuivre
et d’intensifier une nécessaire entreprise de reconquête
de la langue française, en demandant en particulier aux fonctionnaires,
en France ou en poste à l’étranger, d’agir
comme lui, en de mêmes circonstances.
Bureau de l’association
Défense de la langue française
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