|
Le radeau est ivre, ils ont perdus la
boussole…

Nous avons un Président, Monsieur
1%, un ministre de l’Intérieur à temps partiel, un
Premier ministre qui ne sait plus où donner de la tête, et
un trop plein de candidats…
Nos étudiants « nouvelle
génération » découvrent les joies perverses
de l’A.G. singeant leurs anciens. Ah ! La griserie de l’Assemblée
Générale… Le doux parfum de la grève auquel
se mêle la sueur. Les voix éraillées, les cordes vocales
« cassées » et le C.P.E. en ligne de mire…
Et journée de la femme oblige,
nos étudiantes ne sont pas en reste. C’est normal. Il paraît
que les filles travaillent mieux que les garçons. Et si un vaillant
ou une vaillante tente d’approcher la tribune pour faire connaître
son opposition à la sainte grève, rassurez-vous, les temps
n’ont pas changés : « Fachiste » Je vous la fait
phonétiquement… En vérité, pour exister, il
faut bien être le fasciste de quelqu’un…
Tous nos étudiants et tous nos
jeunes gens ont dans le fond, une âme fonctionnaire. Et nombre d’anciens
aussi…
Nous pouvons les comprendre. Les temps
sont difficiles. Le Prince qui vient, Jean de France, duc de Vendôme
et Dauphin de ces temps difficiles nous l’a dit : « Ce sont
nos temps ».
Cela veut dire, que ces temps difficiles,
nous devons les prendre à bras le corps ! Mais personne n’en
veut ! Gouvernement, politiciens, oligarques, étudiants et, hélas,
une grande partie de la France, ont depuis longtemps revêtu les
habits de l’autruche. Et les têtes sont profondément
enfouies dans le trou !
A-t-on vu une entreprise, qui a un carnet
de commande « plein » et ce pour un temps long, ne pouvant
pas faire face à toutes ces commandes, ne pas embaucher dans de
bonnes conditions ?
Pouvons nous un instant, regarder
la réalité en face ?
La France peine à dépasser
1% de croissance, alors que le marché mondial « explose ».
Oseriez-vous vous poser la question : « Pourquoi ? »
Le Premier ministre, rappelez-vous qu’il s’agit du Premier
ministre d’après le « Non » au référendum,
nous a gratifié d’envolées lyriques, la main sur le
cœur. Il allait rétablir la France dans sa tradition gaullienne
et sociale. Le Président, Monsieur 1%, nous avait déjà
fait le coup de la « fracture sociale »… Nous avons
eu un « avant Noël » bien chaud et maintenant nous sommes
dans un joli mois de mars qui sent bon le joli mois de mai d’antan.
Il n’y a plus de saison !
Donc, le Premier ministre s’agite
sur tous les fronts. Il affronte la grippe aviaire, les méchants
moustiques de la Réunion et maintenant il doit se coltiner les
étudiants. Et il est bien seul, surtout en face des étudiants.
La classe politicienne n’a qu’une préoccupation : Les
élections !
Convenez qu’il est seul et que
tout lui porte poisse.
Histoire de le poignarder dans le dos, nos grandes entreprises, nos fleurons,
nous annoncent leurs résultats. De Total, au Crédit Agricole
en passant par France Télécom, sans oublier la BNP Paribas
ou notre première entreprise stratégique de France, je veux
parler de Danone, oui, tous nos fleurons croulent sous les « superprofits
» pour la plus grande joie de leurs actionnaires. Et dans le même
temps, suicidaire, le Premier ministre veut offrir un contrat de travail
au rabais, à l’avenir de notre pays, c’est-à-dire
à notre jeunesse.
Et bien sûr la fonction publique
est, elle, à l’abri d’un tel contrat. Alors que nous
devrions nous battre pour donner aux jeunes gens le goût d’entreprendre,
de créer et d’inventer, nous allons leur donner le goût
d’être fonctionnaires. Non pas que je canarde à boulets
rouges les fonctionnaires, nombreux sont ceux qui nous sont essentiels,
mais nous devons impérativement créer des richesses chez
nous !
Et que les choses soient claires, je
ne condamne pas plus les profits, même s’ils nous paraissent
« pharaoniques », des entreprises citées… Ces
profits sont le fruit du marché mondial. David Ricardo, économiste
à relire, craignait déjà au XIXe siècle que
les grands capitalistes soient tentés par l’ aventure toujours
plus loin… C’est chose faite.
Et le « Politique » ayant
déserté la Cité, nous ne sommes pas au bout de nos
peines.
Les temps sont difficiles, mais ce sont
nos temps. Plus nous approcherons de la fatale échéance
électorale, et plus nous allons nous en apercevoir.
Alors
sans tarder, faisons connaître par tous les moyens notre «
royal » projet. C’est l’affaire de tous.
Portemont, le 9 mars 2006
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|

|