Même les goélands se voilent
la face…
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Nous ne savons plus où elles sont ! Trente tonnes d’amiante
auraient disparu…
Et tel un bateau ivre le vieux Clemenceau tourne en rond et regagne
les côtes françaises.
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Ne faisons
pas les étonnés. L’Etat et sa cohorte de politiciens
ont pris pied depuis bien longtemps sur un radeau dont le capitaine, Monsieur
1%, a perdu sa boussole depuis des lustres !
L’affaire du « Clem »
illustre, si besoin en était, la misère de la République.
Le Clemenceau, depuis décembre, est en déshérence.
Parti de Toulon, le voilà appelé à regagner Brest,
qu’il atteindra, si Dieu le veut, dans trois mois…
Clouons le bec aux épiciers qui
clament qu’il en coûtera 1 million d’euros. Les frasques
des oligarques de biens des régions de France coûtent bien
plus… Et si nous additionnions les subventions qui arrosent je ne
sais combien d’indispensables associations…
Nous pourrions lever les bras au ciel
et nous lamenter. La Providence n’aimerait-elle plus la France ?
N’aimerait-elle plus la Royale ?
Rien d’anormal à cela. Nous ne savons plus quoi inventer
pour prouver à la Terre entière que nous ne nous aimons
plus !
L’amiante pose un vrai problème.
Mais le fond du problème n’est pas là. Nos armées
ont depuis des années frappé aux portes des pays à
moindre coût pour équiper nos troupes de survêtements
ou de chaussures de sport…Et j’en passe.
Dans cette affaire, le ministre de la
Défense, Madame Michèle Alliot-Marie, est touché
de plein fouet… C’est peut-être le prix à payer
pour avoir désiré être présidentiable…
La Cour suprême indienne n’aura
pas à rendre son jugement…
Et Monsieur 1% peut se rendre en Inde le menton conquérant ?
A son retour, Monsieur Chirac devrait faire halte au Bangladesh. L’entreprise
Giri Subedar Ship, basée près de Chittagong, s’offrirait
le France, pardon, le Norway… dans le cadre d’un contrat de
démantèlement pour 16 millions de dollars…
La fin de vie des navires et des bâtiments
de guerre ne cessera de poser des problèmes. Ne soyons pas surpris.
La fin de vie de nos « vieux » n’en pose-t-elle pas
?
Au train où vont les choses,
il sera bientôt plus simple et plus facile « d’euthanasier
nos vieux »…
Monsieur 1% sera bien reçu en
Inde. Et Monsieur Mittal de sourire…
Portemont, le 16 février 2006
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