Peut-être n’êtes-vous pas au courant de l’affrontement
auquel deux veaux se sont livrés dans l’arène du
conseil des ministres du 18 janvier 2006 ?
Pouvions-nous imaginer que le veau d’Aveyron oserait provoquer
le veau de Corrèze ?
C’est ce qu’il a fait en la personne de Christian Estrosi,
ministre à l’Aménagement du territoire. Le veau
de l’Aveyron, c’est le veau du Ségala, « à
la chair rose ». Visitant l’Aveyron, le ministre a
pu l’apprécier et pris la décision d’assurer
sa promotion en le faisant entrer dans le cadre « d’un
pôle d’excellence rurale ». Vous avez deviné
que « pôle d’excellence rurale » rime
avec subsides de l’Etat…
 |
Et donc, lors de ce Conseil de veaux, le Grand Chef surnommé
« tête de veau » s’est
réveillé fort en colère, mugissant :
« Il n’est de veau
que le veau de Corrèze ! »
|
|
Tete de veau et langue de boeuf par Gustave
Caillebotte (1848-1894). Collection particulière. |
Le veau de Corrèze, c’est le meilleur, c’est paraît-il
connu de la planète entière.
Il a fallu des trésors de diplomatie à tous les occupants
de l’étable élyséenne pour calmer les belligérants.
Il est vrai que l’inconscient Christian Estrosi avec son veau
du Ségala frisait le crime de « Lèse-Tête-
de- veau- de- Corrèze ».
Le veau d’Aveyron et le veau de Corrèze devraient, tous
deux, bénéficier d’une labellisation de « pôle
d’excellence »…
| Mais la révolte gronde, chez les veaux
du Perche, du Limousin et les veaux pyrénéens ne veulent
pas être sur la touche… Tous les veaux de France en
appellent à la solidarité des étables ! |
 |
Toute cette affaire était en fait annoncée depuis longtemps.
Souvenez-vous, un Grand qui faisait la joie des boîtes de « la
vache qui rit » l’avait clamé haut et fort :
« Les Français sont des
veaux »…
(Evènement lourd de connaissance relaté
dans le Midi Libre du 26 janvier 2006)
Léon Areva, le 6 février 2006
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir