Nous sommes loin d’avoir le talent nécessaire pour écrire
une fable.
Grâce à Jacques Chirac, Président de la République,
la fable se déroule devant nos yeux.
Montez le son de vos sonotones et nettoyez vos yeux embués.
Lundi dernier, Monsieur Chirac a demandé que les familles qui
refusent de « prendre toutes leurs responsabilités »
soient « sanctionnées, comme la loi le prévoit ».
De quoi parlait-il ?
Il parlait de punir les familles de fauteurs de troubles. Les punir
comment ? Au portefeuille !
Supprimons ou suspendons les allocations familiales aux familles de
mineurs incendiaires et autres ?
Un beau programme. Avant 2004, l’Inspection académique
pouvait en cas d’absentéisme scolaire, signaler le méchant
garnement à la Caisse d’allocation familiale et elle seule
pouvait décider la suspension de ces allocations. Selon la Cnaf,
il y aurait eu 9000 « signalements » par an – avant
2004- qui auraient entraîné une suspension de deux mois.
C’est une moyenne…
Depuis 2004, cette procédure n’est plus légale.
Une nouvelle procédure a été votée.
Les signalements de l’Inspection académique sont maintenant
formulés auprès de la Justice.
A la suite de quoi, le tribunal peut condamner les « mauvais parents
» à une amende de 750 euros…
Cette loi du 2 janvier 2004 a fait l’objet d’une demande
d’ « évaluation » par le ministre délégué
à la Famille. Le chiffre « astronomique » de 50 dossiers
serait la réponse, pour les dossiers en cours, et une seule décision
de justice aurait été prise…
Nous entendons déjà les cris fuser…
Sur le terrain, des maires suspendent les aides sociales municipales
qui sont versées aux familles de mineurs condamnés par
la justice. Ils en ont le droit.
Certains pensent que c’est une bonne solution, d’autres
pensent le contraire.
Nous pensons que la priorité est avant tout de remonter à
la source…
Et de poser à Monsieur le Président de la République,
Jacques Chirac, la question suivante :
« Depuis quand avez-vous refusé
de prendre vos responsabilités ? »
Cette question pourrait être posé à tous les politiciens
des dernières décennies et à tous les médias…
Et je porterais au crédit du Président de la République,
quel que soit son nom, cette question : « La nature de notre régime,
vous permettait-elle de prendre toutes vos responsabilités ?
»
J’ai mon idée sur la réponse…
Et si nous demandions l’ « évaluation » de
toutes les lois qui ont été pondues depuis des lustres
?
Le Président de la République, grand fervent de la civilisation
japonaise devrait faire un effort.
Dans ce beau pays, un homme digne, après avoir proféré
tant et tant de mensonges et nuit tant et tant à son pays, oui,
un homme digne se serait suicidé…
Mais il est vrai qu’à son exemple, devrait se suicider
beaucoup de monde…
Léon Areva, le 21 novembre 2005.
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