Le chapeau claque de nos gouvernants est
grand. Ils peuvent y puiser mille lapins…
L’exercice est périlleux. Dans une main le bâton
pour les vilains garçons qui sèment le désordre
dans la France des banlieues afin de rassurer les honnêtes gens
et dans l’autre une botte de carottes pour calmer les appétits
des lapins sauvageons.
On promet un gros bâton et la botte de carottes doit être
de taille. Le bâton est gros en paroles. Peut-on prendre le risque
d’une « bavure » ?
J’ai été soulagé à la suite des évènements
tristes à en pleurer. Les deux jeunes garçons qui ont
péri par la foudre d’un arc électrique sont deux
morts de trop. S’ils avaient pu courir aussi vite que l’éclair
tout cela ne serait pas arrivé. Un homme qui ne courait pas est
mort, lui aussi. Dans des circonstances innommables, brisant une famille.
A l’extrême, dans le climat actuel, on aurait pu nous dire
que les deux jeunes garçons étaient décédés
des suites des brûlures occasionnées par la gégène
policière qui s’efforçaient de leur faire avouer
le nom de leur complice. En d’autres temps, nous avons vu se réaliser
des « montages » photographiques, des relations de témoins
accusant « mordicus » qui l’armée, qui la police.
Sale métier. Saluons les de leur sang-froid.
Venons en aux carottes.
La carotte est, vous le savez, riche de vertus : elle donne les cuisses
roses, rend aimable et évite d’avoir à porter des
lunettes.
Mais la dernière botte de carottes gouvernementale dépasse
toutes les vertus précitées.
Après bilans de compétence, formations et stages, 20
000 postes de fonctionnaires vont être proposés à
tous ces « jeunes » à la dérive. Et les hôpitaux
ne seront pas les derniers à leur ouvrir leurs portes. C’est
normal, qui veut aujourd’hui travailler dans les hôpitaux
?
L’ANPE va devoir se tenir à carreaux et le rendement devra
être au rendez-vous !
Voilà l’exemple salvateur pour tous nos sauvageons : la
France fonctionnaire !
Pour ma part j’aurais une solution à proposer : Rétablissons
le service national, bien militaire… pour au moins 18 mois ! Ce
ne serait pas de trop, compte tenu du travail à faire.
Pour commencer, cela permettrait à tous les sauvageons d’apprendre
à se lever à l’heure des braves gens qui vont, le
matin, travailler à l’heure où les sauvageons se
couchent.
Pour le reste, les tâches au profit du Bien commun ne manquent
pas. Et, allez savoir pourquoi, j’ai plus confiance dans les compétences
des cadres militaires que dans celles des cadres de l’Education
nationale.
Léon Areva, le 13 novembre 2005.
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