samedi 22 novembre 2008

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Le chapeau claque de nos gouvernants est grand. Ils peuvent y puiser mille lapins…

L’exercice est périlleux. Dans une main le bâton pour les vilains garçons qui sèment le désordre dans la France des banlieues afin de rassurer les honnêtes gens et dans l’autre une botte de carottes pour calmer les appétits des lapins sauvageons.

On promet un gros bâton et la botte de carottes doit être de taille. Le bâton est gros en paroles. Peut-on prendre le risque d’une « bavure » ?

J’ai été soulagé à la suite des évènements tristes à en pleurer. Les deux jeunes garçons qui ont péri par la foudre d’un arc électrique sont deux morts de trop. S’ils avaient pu courir aussi vite que l’éclair tout cela ne serait pas arrivé. Un homme qui ne courait pas est mort, lui aussi. Dans des circonstances innommables, brisant une famille. A l’extrême, dans le climat actuel, on aurait pu nous dire que les deux jeunes garçons étaient décédés des suites des brûlures occasionnées par la gégène policière qui s’efforçaient de leur faire avouer le nom de leur complice. En d’autres temps, nous avons vu se réaliser des « montages » photographiques, des relations de témoins accusant « mordicus » qui l’armée, qui la police. Sale métier. Saluons les de leur sang-froid.

Venons en aux carottes.
La carotte est, vous le savez, riche de vertus : elle donne les cuisses roses, rend aimable et évite d’avoir à porter des lunettes.
Mais la dernière botte de carottes gouvernementale dépasse toutes les vertus précitées.

Après bilans de compétence, formations et stages, 20 000 postes de fonctionnaires vont être proposés à tous ces « jeunes » à la dérive. Et les hôpitaux ne seront pas les derniers à leur ouvrir leurs portes. C’est normal, qui veut aujourd’hui travailler dans les hôpitaux ?

L’ANPE va devoir se tenir à carreaux et le rendement devra être au rendez-vous !
Voilà l’exemple salvateur pour tous nos sauvageons : la France fonctionnaire !

Pour ma part j’aurais une solution à proposer : Rétablissons le service national, bien militaire… pour au moins 18 mois ! Ce ne serait pas de trop, compte tenu du travail à faire.

Pour commencer, cela permettrait à tous les sauvageons d’apprendre à se lever à l’heure des braves gens qui vont, le matin, travailler à l’heure où les sauvageons se couchent.

Pour le reste, les tâches au profit du Bien commun ne manquent pas. Et, allez savoir pourquoi, j’ai plus confiance dans les compétences des cadres militaires que dans celles des cadres de l’Education nationale.

Léon Areva, le 13 novembre 2005.

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