Il nous faudra attendre encore quelque temps pour apprécier
avec le recul nécessaire les suites de ces jours d’émeutes.
Mais nous devrions sans tarder remercier le ministre de l’Intérieur.
Et avec lui tous le gouvernement.
Nicolas Sarkozy a mis les pieds dans le plat. Il a rompu la loi du
silence qui s’était instaurée entre l’Etat
et les mafieux de tout acabit qui règnent en tyran dans les cités.
Il y a plus de 25 ans que nos gouvernants connaissent les causes de
ce « mal vivre » ou ce « mal être »
dans nos belles banlieues.
En 1979, une étude inter ministérielle, une de ces belles
études comme nos gouvernants les aiment, mettait le doigt sur
les plaies douloureuses. Les placards ministériels, les caves
et les greniers gouvernementaux en sont pleins de ces belles études.
Celle de 1979 s’inquiétait du manque d’identité
qui régnait déjà dans les banlieues et du risque
né d’une forte proportion de populations immigrées.
Le seuil évalué alors était de 15%…
Pour avoir la paix, par idéologie et parfois par calcul, les
gouvernants ont abdiqué les uns après les autres. Une
partie de la France – les banlieues sont aussi la France- a été
abandonnée aux pires trafics.
Ne faisons pas les « surpris », regardons la vérité
en face : Depuis des décennies, nos gouvernants successifs n’ont
eu de cesse d’abandonner des pans entiers de la France.
La dernière tentative était le referendum…
Nous ne règlerons pas le « mal être » des
banlieues sans avoir préalablement recouvré notre pleine
et entière souveraineté.
Portemont, le 10 novembre 2005.
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