samedi 22 novembre 2008

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Ce que j’apprends me fait de la peine…

Toute médaille à son revers.
Le téléphone portable peut faire des merveilles, c’est l’avers…

Il rend bien des services. Il m’est arrivé de pouvoir prévenir des secours, découvrant dans un virage un accident de la « circulation », sur une petite route départementale, ravitaillée par les corbeaux… Il nous sert pour prévenir d’un retard et nous apporte mille autres petits conforts.
Mais ce que je lis dans Le Parisien du samedi 10 septembre 2005 m’inquiète.

Une récente étude ferait apparaître que 6% des enfants de 8-10 ans auraient un téléphone portable. Les 10-13 ans seraient 24%… Et nous atteindrions 66% pour les 12-17 ans !
Je sais qu’il rassure les mamans qui travaillent, qu’il permet de garder le « contact », mais…

Je me rappelle le temps de mes vacances. Très jeune, j’ai découvert la joie des camps. Dans mon paquetage, il y avait un petit paquet précieux, bien rangé. Il contenait les enveloppes portant les adresses des êtres chers auxquels je devais écrire un petit mot… Nous disposions d’une ou deux matinées pour écrire à nos familles et à nos petits amis. Certains soupiraient, d’autres se lançaient dans la rédaction d’une œuvre monumentale… Les artistes en herbe décoraient quatre petits mots d’un envahissant dessin. Louveteaux, scouts, nous avons connu ces moments de pause. Il en était de même dans les joyeuses colonies de vacances !

Les plus grands aidaient parfois les plus petits. Certains s’isolaient, d’autres se collaient auprès d’un camarade et en panne d’inspiration copiaient un peu… Il y avait aussi la recherche des cartes postales…

Toutes les « mamies » attendaient le passage du facteur et les mamans aussi, sans oublier les vieilles tantes. Après leur décès, j’ai retrouvé chez ma grand-mère ainsi que chez mon arrière-grand-mère, des boîtes qui contenaient mes petits mots d’émerveillement et d’affection.

Aujourd’hui, les « mamies » bien souvent seules n’attendent plus le facteur. Elles sursautent à la sonnerie du téléphone. C’est triste…

Léon Areva, le 28 septembre 2005.

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