samedi 22 novembre 2008

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Pur hasard ou stratégie ?

Non content d’avoir mis la main sur les « Conserveries de Provence » et d’envahir l’Europe et la France avec leurs aux, les Chinois ne développeraient-ils pas une pernicieuse stratégie ?

Souvenez-vous, le groupe « Chalkis », bien chinois, prenait possession de la première conserverie française : http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article7166.php
e t aussi :
http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article7165.php

Notre attention est retenue par la crise du textile et de la chaussure française. Toujours les chinois…
Et voilà-t-il pas que nous les retrouvons dans nos champs, nos vignes et nos vergers pour ne pas dire plus !
Depuis deux ou trois ans, les « étudiants » chinois deviennent des travailleurs saisonniers dans le Midi.

Fini le temps où Espagnols et Portugais assuraient vendanges et récoltes. Yves Aris, vice-président de la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles des Pyrénées-Orientales est clair : « Depuis l’entrée de leurs pays dans l’union européenne, ils ne viennent plus. » Le Maghreb a pris la place et il y aurait bien aussi quelques Polonais…
Nous pouvons nous faire une idée sur ces mouvements de travailleurs saisonniers grâce aux chiffres de l’Office des migrations internationales qui est chargé de financer le déplacement des travailleurs étrangers saisonniers en France.

Aux nombres de 8000 en 2000, ils ont été 16000 en 2004, principalement employés dans l’agriculture mais aussi dans l’hôtellerie. Et depuis peu les chinois pointent leurs baguettes.
Monsieur Aris nous précise : « En 2002, environ 100 autorisations de travail pour étudiants hors l’Union européenne ont été accordées dans le département (P.O). En 2004, on est passé à 540 autorisations, et, cette année, on en est à 900. On a eu d’abord des étudiants marocains, algériens et mauritaniens. Depuis deux ou trois ans, c’est l’explosion des étudiants chinois. »

Précisons qu’en 2003, 22000 étudiants étaient enregistrés par l’ambassade de la République populaire de Chine…

La nature a horreur du vide. La démonstration nous est faîte dans le département des Bouches-du-Rhône qui détiendrait, selon Jacques Le Guen (député UMP qui a rédigé un rapport sur l’agriculture), « … à la fois le record de France du nombre d’allocataires du RMI et celui du recours à la main-d’œuvre saisonnière étrangère ». Cela se passe de commentaire ! Et ce d’autant qu’en Dordogne l’ANPE a mené une action exemplaire qui a permis l’embauche de 1624 saisonniers sans avoir à faire appel à un seul contrat OMI…

Ces données nous font toucher du doigt une triste réalité…
Certes, les récoltes de fruits et les vendanges ont perdu de leur caractère festif et convivial qui ne nuisait pas au travail. Aujourd’hui aucune ou très peu d’exploitations ne peuvent plus loger les employés. Les repas n’ont plus le caractère « familial » d’antan. La gestion salariale est devenue ubuesque…

Si nous ne nous ressaisissons pas vite, très vite, autant donner la clef de la Maison de France aux Chinois ou d’autres…

Il nous suffit d’écouter Frederico Castellucci, Directeur Général de OIV : « la situation de la Chine n’est pas toujours très claire ; … dans quelques années, le vignoble chinois pourrait devenir important à l’échelle mondiale. Bien qu’une partie de ses vignobles soient destinés au raisin de table, ils sont de plus en plus désireux d’apprendre, surtout le savoir-faire français. De nombreux œnologues français font un très bon travail en Chine ». Et comme par hasard, nous retrouvons dans les travailleurs saisonniers chinois des diplômés, futurs « hommes d’affaires »…

C’était la minute « apprenez vous à vous servir de baguettes »… Lecture du journal « Le Monde » du 17 août 2005 et consultations de la presse régionale…

Léon Areva, le 31 août 2005.


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