Vous avez toutes et tous apprécié l’intérêt
que Monsieur le Président de la République porte à
notre industrie textile. Au chevet de la moribonde, il n’y a que
du beau monde…
Monsieur « Textile » en personne, Guillaume Sarkozy, en
appelle à des mesures d’urgence !
Il nous a prévenu : « On nous
mène en bateau ! »
Le candidat à la présidence du Medef a le sens de la formule,
mais manque de précision :
« On nous mène en bateau à un train d’enfer ! »
Voilà la formule qu’il aurait dû retenir.
La S.N.C.F. vient de commander 25000 chemises pour rafraîchir
les tenues de ses préposés !
Où ? En Chine !
Auparavant le Maroc profitait de ce marché. Il y a quelques
années, c’était nos forces armées qui avaient
commandé des chaussures de sport dans un des paradis des délocalisations…
Mais la réalité n’a pas de prise sur le Chef de
l’Etat du Mensonge.
Que ce soit par train ou par la voie des airs, le Mensonge est au rendez-vous.
Le mercredi 27 avril 2005 était un beau jour. Notre gros porteur,
l’A 380, prenait les airs émerveillant les grands et les
petits, dans le ciel toulousain.
Journée du mensonge !
Pour Monsieur Douste-Blazy, l’envol de notre bel avion est « la
meilleure réponse à ceux qui douteraient du caractère
concret de l’Europe ». Monsieur Raffarin, droit
dans ses pantoufles, saluait « un exemple européen ».
Nous devons dénoncer ce mensonge !
Si l’A 380 est un succès, tout comme l’aventure
d’Airbus depuis les années 1970, c’est bien parce
que l’Europe a été tenue à distance. J’entends
l’Europe des politiciens, des commissions et des fonctionnaires.
Airbus a été et est toujours l’aventure de quatre
grandes entreprises qui nous vous le rappelons sont : Casa, Bae, Dasa,
Matra Aérospatiale.
A aucun moment, un quelconque Conseil des ministres européens
ou une Grosse Commission n’ont été mêlés
au projet. Et c’était le postulat incontournable pour que
tous les projets « Airbus » décollent !
Monsieur le Président de la République du Mensonge peut
bien aller roucouler à Toulouse et féliciter les acteurs
de cette belle réalisation, pour faire le beau il peut même
se vêtir de la belle chemise « prototype » au nouveau
logo de la S.N.C.F, « made in china ».
Que les Françaises et les Français prennent le mot « délocalisation »
à bras le corps et débarrassent une fois pour toute notre
pays de tous ces pantins !
Léon Areva, le 30 avril 2005,
En ce jour anniversaire de la vente de la Louisiane, en 1803, par la
France aux Etats-Unis d’Amérique pour la somme de 80 millions
de francs.
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir