La charité chrétienne nous impose à toutes et à
tous de terribles épreuves.
Epreuves ou punitions ? Difficiles à savoir…
Je voulais vous parler de Dali. Le 11 mai 2005 nous fêterons le
101 « unième » anniversaire de sa naissance.
Un bel anniversaire, beau comme un petit dalmatien.
Pierre de Charentenay s.j, rédacteur en chef de la revue «
Etudes » a bouleversé mes projets.
Imaginez-vous rentrant de Figueras dans la nuit, après un léger
repas. Un repas composé de mets que vous « affectionnez
» : salade de poulpes, petits calamars grillés parfumés
d’un filet d’huile d’olive et d’une pointe d’ail…
Un vin blanc approché avec modération, la richesse du
Macabeu…
Ce repas, vous l’avez partagé avec les êtres qui
vous sont parmi les plus précieux ; bien sûr ils n’aiment
pas la salade de poulpes et les petits calamars… Ils se sont régalés
d’autres mets et vous ont souri.
La nuit est tombée doucement et le passage de la frontière
n’a pas troublé ces instants de bonheur qui se poursuivent.
Vous avez encore dans vos yeux la beauté sauvage de la Côte
déchiquetée et sinueuse. Vos oreilles sont bercées
par la musique de la langue catalane…
Pourquoi, mais pourquoi donc décidez-vous de mettre la radio
?
R.C.F. Il est entre 23 heures et plus… Vous ne le connaissez pas.
Vous faites connaissance avec Pierre de Charentenay qui répond
à des questions. L’Europe et son referendum à cet
instant vous rattrapent. « Oui, je suis convaincu que si
Jean-Paul II était encore parmi nous, il voterait oui à
la Constitution européenne. Bien sûr, il n’aurait
pu voter… » Voilà ce que vous avez entendu nuitamment
sur R.C.F., en rentrant en France. Vous n’avez pas rêvé,
même si vous avez frisé l’accident. Vous vous sentez
pris dans la nasse. Vous vous dites que le « s.j » Pierre
de Charentenay est encore plus fort que les Evêques de France…
Faire demi-tour ? Fuir en Espagne ? Y applaudir à la
légalisation du mariage des homosexuels, lesquels prochainement
devraient pouvoir adopter… ? Non, ce n’est pas un mauvais
rêve.
Dans un effort désespéré, vous vous souvenez pourtant
:
« Veillez, par tous les moyens à
votre disposition, sur cette souveraineté fondamentale que possède
chaque Nation en vertu de sa propre culture. Protégez-la comme
la prunelle de vos yeux pour l’avenir de la grande famille humaine.
Protégez-la ! Ne permettez pas qu’elle devienne la proie
de quelques intérêts politiques ou économiques.
Ne permettez pas qu’elle devienne victime des totalitarismes,
impérialismes ou hégémonies, pour lesquels l’homme
ne compte que comme un objet de domination et non comme un sujet de
sa propre existence humaine. Pour ceux-là aussi, la Nation –
leur propre Nation ou les autres- ne compte que comme objet de domination
et appât d’intérêts divers, et non comme sujet
: le sujet de la souveraineté provenant de la culture authentique
qui lui appartient en propre ». Paroles du Saint Père
en 1980… paroles du Saint Père qui n’est plus là
pour voter oui !
Vous sentez monter en vous une âme de terroriste.
Vite, à Paris vous tapez fébrilement sur le clavier de
votre ordinateur. Les réponses tombent comme un couperet :
« L’exercice constitutionnel
a donc ses limites dans ce projet de Traité européen.
Le texte n’est pas parfait, mais il a le mérite d’exister.
La Convention a réalisé un énorme travail pour
permettre à cet immense corps politique de l’Europe d’être
prêt à son élargissement. Nous savons mieux ce qui
est à faire et comment le faire. Cette rédaction représente
en soi un important succès. Cette Constitution est une avancée
historique pour l’Europe. Sans elle, l’Union risque d’exploser
ou de se bloquer dans les dix années qui viennent, à cause
du nombre de ses membres et de ses diversités, qui sont une formidable
richesse, mais une source de désaccords de plus en plus difficiles
à maîtriser.» C’est la conclusion de
l’article de Pierre de Charentenay s.j, rédacteur en chef
de la revue « Etudes ». Son article, dans son entier, est
accessible. Il vous suffit de rendre visite à :
http://pro.wanadoo.fr/assas-editions/
Visitez le site de la revue, professionnel en « diable »
et parcourez son dernier numéro.
Nous nous retrouverons ainsi nombreux, à roder rue d’Assas
à Paris…avec une âme de terroriste.
Et je m’imposerai de vous dire : Charité ! Charité
!
Il ne nous restera plus qu’à prier très fort, pour
qu’enfin la voix de l’Autorité s’élève
de Rome.
Contant cette affaire à notre ami Léon, il en a perdu
son peu de latin tout frais. Ses derniers mots avant de se plonger dans
une rage silencieuse ont été : Jésuites ?
Mais les jésuites sont commandés par un général
! Tu as dû rêver Portemont !
Portemont, le 28 avril 2005.
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