La presse anglo-saxonne n’a pas la même retenue. Et pour
cause !
Avez-vous lu l’édition du « Financial Times »
du samedi 9 et dimanche 10 avril 2005 ?
Pour moitié, la première de couverture est consacrée
aux obsèques du Saint-Père.
Quelle photographie a-t-elle été retenue en illustration ?
A gauche Jacques Chirac, à droite Condoleezza Rice.
Le président, tout courbé, baise savoureusement la main
de celle qui, quand elle bafouille ou quand sa langue fourche, parle
du « Doublevoyou Bush » en disant mon Mari…
Devant un tel hommage, le bras tout tendu, Condoleezza Rice sourit de
toutes ses dents…
On nous enseignait que recevoir le baisemain était le privilège
des femmes mariées, des épouses.
Certes, il était toujours possible, en famille, de baiser la
main d’une tante, demoiselle d’âge mûr, afin
de lui témoigner notre affection et pour la remercier de sa sainte
patience à notre égard. Et il fallait s’en faire
une alliée pour nos frasques de grands adolescents…
Enfin, nous le savions déjà : Jacques Chirac ne respecte
plus grand chose. La France, il ne la respecte plus déjà
depuis longtemps. Les Françaises et les Français, itou !
La politesse, la courtoisie et le savoir-vivre français idem.
Jacques Chirac, c’est le grand « Cochin » qui se
dédit. Maintenant il lèche la main de la main de son Maître.
Quel dommage que vous ne puissiez voir la photographie de ce numéro
du « Financial Times »
Léon Areva, le 27 avril 2005.
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir