« Bref un bienfaiteur de la francophonie.
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C’est l’année « Senghor ».
Soit. Mais comme l’a si bien écrit Georges Latil
dans son éditorial du vendredi 16 juin 2006 (La Provence
) « … nous venons
de perdre une partie de notre identité nationale… »
Monsieur Devos nous a quitté.
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Raymond Devos |
J’ai beau lire, relire et éplucher
les centaines de courriels reçus depuis son décès,
pas de trace d’un petit message des associations, nombreuses, qui
défendent notre langue et par là même notre souveraineté.
Et pourtant les hommages n’ont
pas manqué. Nous retiendrons parmi de nombreux mots touchants ceux
d’un homme qui lui a souvent et avec talent donné la parole :
Jacques Chancel, « C’était
un gentleman, un funambule, un papillon, il a placé le talent à
sa plus haute altitude. »
Certes, nous aurions préféré
dans la bouche de Jacques Chancel le mot de gentilhomme… mais le
cœur y était.
Le Maître « es-homonymie
» est bien cerné par Georges Latil : « Sous
airs de Falstaff, épique et énorme, il cachait une sensibilité
inouïe. »
Raymond Devos avait un grand cœur,
un cœur qui parfois lui jouait des tours…
Un vrai Falstaff, capable de nous déverser
une orgie de mots de la plus rare élégance.
Falstaff a servi son roi, avec passion, et n’en fut guère
récompensé. Le grand Raymond a servi sa reine, notre langue
française. Qu’elle lui en soit à jamais reconnaissante.
Oui, « … un bienfaiteur
de la francophonie ».
Simon de Quoisiry, le 28 juin 2006
J’ai longtemps donné raison à tout le monde.
Jusqu’au jour où je me suis aperçu que la plupart
des gens à qui je donnais raison avait tort ! Donc j’avais
raison ! par conséquent j’avais tort !
Raymond Devos – A tort ou à raison -
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