samedi 22 novembre 2008

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« Bref un bienfaiteur de la francophonie. »

C’est l’année « Senghor ». Soit. Mais comme l’a si bien écrit Georges Latil dans son éditorial du vendredi 16 juin 2006 (La Provence ) « … nous venons de perdre une partie de notre identité nationale… » Monsieur Devos nous a quitté.

Raymond Devos

J’ai beau lire, relire et éplucher les centaines de courriels reçus depuis son décès, pas de trace d’un petit message des associations, nombreuses, qui défendent notre langue et par là même notre souveraineté.

Et pourtant les hommages n’ont pas manqué. Nous retiendrons parmi de nombreux mots touchants ceux d’un homme qui lui a souvent et avec talent donné la parole : Jacques Chancel, « C’était un gentleman, un funambule, un papillon, il a placé le talent à sa plus haute altitude. »

Certes, nous aurions préféré dans la bouche de Jacques Chancel le mot de gentilhomme… mais le cœur y était.

Le Maître « es-homonymie » est bien cerné par Georges Latil : « Sous airs de Falstaff, épique et énorme, il cachait une sensibilité inouïe. »

Raymond Devos avait un grand cœur, un cœur qui parfois lui jouait des tours…

Un vrai Falstaff, capable de nous déverser une orgie de mots de la plus rare élégance.
Falstaff a servi son roi, avec passion, et n’en fut guère récompensé. Le grand Raymond a servi sa reine, notre langue française. Qu’elle lui en soit à jamais reconnaissante.

Oui, « … un bienfaiteur de la francophonie ».

Simon de Quoisiry, le 28 juin 2006


J’ai longtemps donné raison à tout le monde. Jusqu’au jour où je me suis aperçu que la plupart des gens à qui je donnais raison avait tort ! Donc j’avais raison ! par conséquent j’avais tort !

Raymond Devos – A tort ou à raison -

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