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« J’en appelle à
toutes les mères… »
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Et dans le brouhaha général retentit la voix de
Fouquier-Tinville « Silence ! »
Le sort de la reine était décidé d’avance…
Marie-Antoinette monterait à l’échafaud et
vite !
C’est de tout cela qu’il sera question, mercredi 21
juin 2006, de 18h à 21h sur Radio Courtoisie. Yves-Marie
Adeline présentera sa pièce de théâtre :
Marie-Antoinette…
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La Reine Marie-Antoinette au Temple par Sophie
Prieur, en 1793. Paris, musée Carnavalet. |
Vous me direz que tout a été
dit, tout et son contraire a été écrit…
Mais en 160 pages, Yves-Marie Adeline fait œuvre d’orfèvre,
aplanissant les ombres, repoussant les reliefs et ciselant les sentiments.
L’esprit du temps est cerné
et le Roi en est la première victime :
« Tous les esprits sont enflammés d’imagination. Cette
assemblée nationale prétend nous donner une constitution
; l’idée de constitution a tourné toutes les têtes,
l’idée de « liberté »…
Comme si nous n’étions
pas libres.
Mais pour nettoyer cet air il faudrait
toute une encyclopédie à l’envers de l’autre
Et même cela suffirait-il ?…
Et quelques répliques après,
Marie-Antoinette :
« Mais vous êtes leur roi »
Louis XVI :
« Oui, mon amie
C’est vous qui n’êtes pas roi
Je suis le père de la multitude, de quel droit pourrais-je mettre
à mort mes enfants ?…
Mon rang est celui d’un père, et non d’un tyran, ou
d’un dieu
Et même, un dieu…
Le nôtre s’est donné jusqu’à la mort…
»
La reine me direz-vous ?
Il y a eu un avant. Avec cette pièce, libre de toute entrave et
de tout préjugé, nous entrons dans le « pendant »…Nous
connaissons l’après, l’ascension vers l’échafaud
et le transport dans une charrette, telle le chevalier Lancelot
Combien de reines de France ont-elles
aimé avec tant de cœur leur pays d’adoption ?
Relire aussi, pour mieux se laisser
porter par le style dépouillé de l’auteur, les écrits
de Marie-Thérèse-Charlotte de France :
« Beaucoup de monde s’intéressait
à ma mère : en effet, à moins d’être
de ces monstres de la plus vile espèce, comme hélas ! il
s’en est trouvé, il était impossible de l’approcher
et de la voir quelques instants sans être pénétré
de respect tant sa bonté tempérait ce que la dignité
de son maintien avait d’imposant. »
Prématurément vieillie,
ses cheveux blancs coupés comme les blés après une
moisson de folie, Marie-Antoinette ne put oublier les propos de son Roi,
qui coûte que coûte, avait décidé d’accompagner
son peuple dans ses pires errements, comme un père qui n’abandonne
pas ses enfants. Marie-Antoinette le rejoignait, prenant ainsi place de
Reine pour l’éternité…
Merci Yves-Marie Adeline, et par anticipation, merci à radio Courtoisie.
Portemont, le 20 juin 2006
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Marie-Antoinette
D’Yves-Marie Adeline, aux Editions de Paris
169 pages, 18 euros. |
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| aux
éditions de Paris |
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