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Des vérités bonnes à
rappeler…
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Notre ami Yvan Aumont, dès réception,
s’est plongé dans le Dictionnaire Historique de la
Résistance paru aux Editions Robert Laffont – collection
Bouquins.
La rubrique « Monarchistes » clouera tous
les becs des corbeaux qui croassent sans fin pour falsifier l’histoire.
Tous ces hommes n’appartenaient pas au « Parti
des fusillés »…
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Le monument au morts de Palavas les Flots |
La France collait à leurs semelles
et débordait de leur cœur trop plein. Le « geste »
de Jacques Renouvin illustre à merveille leur patriotisme. Quand
il peint en bleu sur le socle de la statue équestre de Louis XIV,
fièrement planté dans les jardins du Peyrou à Montpellier
: « Je n’aurais jamais collaboré »,
tout est dit.
Et suinte le profond ressentiment qu’éprouvaient
de nombreux royalistes à l’égard de celui qui fut
leur Maître : Charles Maurras. Il faut remonter, sans passion, dans
le temps. Se souvenir de la longue liste des morts d’Action Française
sur les champs de bataille de 14/18. Et relire tout Maurras et Bainville
sur la question allemande…
Se souvenir aussi des espoirs déçus
après le 6 février 1934…
Tous ces hommes, homme d’action dans l’âme, étaient
bien différents de ceux pour lesquels l’action passait par
leur fondement lourdement posé dans les fauteuils des salons dorés…
Pour eux, la France était charnelle, charnelle au point de vouloir
l’enlever, la soustraire à la barbarie de l’envahisseur,
comme un preux enlève sa belle, sur un cheval fougueux.
Il ne s’agit pas de ré
écrire l’histoire, encore une fois. Mais de rendre justice
à la mémoire de nos grands aînés. Et mémoire
devra être rendu à un grand nombre d’entre eux, sans
oublier tous ceux qui ont de parfaite bonne foi, pris d’autres voies,
toujours par amour sincère de la France.
Et saluons encore le travail de François-Marin
Fleutot, qui, avec son livre « Des royalistes dans la Résistance
»,a fortement contribué à rétablir ces vérités
qui sont si bonnes à rappeler !
Portemont, le 18 juin 2006.
Extraits
de la rubrique « Monarchistes » du Dictionnaire
Historique de la Résistance, 2006, collection Bouquins,
Editions Robert Laffont |
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| aux
éditions Laffont |
« La plupart des monarchistes qui entrent en
résistance ont pris leurs distances avec l'AF
et se sont détournés de Maurras avant
même qu'il ne se rallie à Pétain
et à l'oeuvre de la Révolution nationale,
qualifiée par lui de « divine surprise»
le 9 février 1941. Au demeurant, L'Action française
a durablement marqué nombre de lecteurs qui
se sont éloignés d'elle, et parmi eux
Charles de Gaulle, Philippe de Hauteclocque (Leclerc)
ou Edmond Michelet. Au sein de la Résistance,
les monarchistes n'ont jamais constitué d'organisations
spécifiques mais ils se singularisent par une
certaine manière d'être, caractérisée
par la précocité et la radicalité
de leur engagement clandestin.
Jacques Renouvin, quant à lui, s'était
déjà fait remarquer le 14 novembre 1938
en giflant, Ã l'Arc de triomphe, Pierre-Etienne
Flandin, ancien président du Conseil, auteur
d'un télégramme de félicitations
à Hitler pour les accords de Munich. En 1939,
il choisit de combattre dans les corps francs. Fait
prisonnier, il s'évade puis s'installe à
Montpellier où il entre en contact avec le
mouvement Liberté en février 1941. Il
crée alors le premier groupe franc (GF) qui
se manifeste avec éclat en faisant sauter quelques
kiosques et vitrines de collaborateurs ou en peignant
au bleu de méthylène sur le socle de
la statue de Louis XIV : « Je n'aurais jamais
collaboré.» Il devient le chef des GF
de Combat où il retrouve son ami monarchiste
Pierre Bénouville. Ce dernier, au sein du mouvement,
milite ardemment en faveur de l'action immédiate
et succède à Henri Frenay comme commissaire
aux affaires militaires des Mouvements unis de Résistance.
A l'exception notable d'Henri d'Astier de la Vigerie
qui, à Alger, intrigue pour que le comte de
Paris succède à l'amiral Darlan, les
monarchistes répugnent à tout engagement
politique et plus encore à mettre en avant
leurs convictions. Ce qui les anime, c'est un patriotisme
sans concession et un sens de l'honneur dont la force
de l'évidence ne se paie pas de mots. Se faisant
remarquer par le caractère entier de leur engagement
au sein des Forces françaises libres comme
dans la Résistance où ils pratiquent
de façon privilégiée le renseignement
(en particulier les réseaux CN , Jade-Fitzroy,
Septième colonne d'Alsace) et la lutte armée
(Groupes francs, Action immédiate), les monarchistes
n'ont manqué ni de brio ni de panache. »
François MARCOT
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Bibl. : FLEUTOT
François-Marin, Des royalistes dans la Résistance.
Est-il besoin de rappeler que les ouvrages cités ainsi que tous
les ouvrages que vous souhaiteriez lire, peuvent être commandés
à la librairie de la N.A.R. ? (17, rue des Petits-Champs Paris
- 75001 - www.narinfo.fr.st)
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