samedi 22 novembre 2008

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Un grand « lutteur » nous a quitté…

Georges-Paul Wagner regagne la Maison du Père. Il s’est battu jusqu’au bout. Puisse-t-il enfin trouver la Paix et un jour prochain, du haut du Ciel, voir la France souriante, cette France pour la quelle il s’est battu toute sa vie.

Royaliste dès le biberon, maurrassien de toujours, Georges-Paul Wagner fut un avocat de cœur et de talent. Combien de nos amis toutes générations confondues, a-t-il défendu ? Nous serons nombreux à l’accompagner une dernière fois Vendredi 16 juin 2006.

Le lutteur infatigable ne doit pas faire de l’ombre à l’écrivain.

Nous relirons non sans émotion : La Comédie parlementaire, L’Entre- trois- guerres, d’un Palais à l’autre, ou, Maurras en justice.

aux éditions Clovis

Refusant d’enfermer son royalisme dans une tour d’ivoire, ayant toujours pour seul souci la France, il n’a pas hésité à se battre dans le champ électoral sous la couleur du « Rassemblement national » et fut ainsi un député des Yvelines, royaliste à l’Assemblée nationale de 1986 à 1988 !
Son souci de la France ne le quittait jamais et récemment encore il s’interrogeait :


«[Je suis un royaliste depuis le biberon. [...] Longtemps j'ai prêché devant des auditoires, plus ou moins réduits, la nécessité et la possibilité de la monarchie selon Maurras, dont serait exclu tout rôle de la démocratie qui est le mal et la mort. [...] Mais il faut vivre et mal vivre avec son temps et son vocabulaire contraire au bon sens et réducteur de l'intelligence, et j'en suis ainsi venu à penser qu'un roi, même sans pouvoirs, comme le roi d'Espagne, ou la reine d'Angleterre peut avoir des avantages pourtant, et nous éviterait du moins périodiquement ces ridicules chamailleries d'élections présidentielles, où il y a de l'amusement pour les amateurs de feuilleton, mais ruine assurée pour le politique au sens noble du mot. »

Désabusé, le vieux lutteur ? Non !
Mais il percevait combien « Nos temps sont difficiles, mais ce sont nos temps » (S.A.R. le prince Jean duc de Vendôme)

Et il savait que la France méritait mieux !

C’est à nous tous de poursuivre ce combat. C’est un beau cadeau que nous lui devons, afin qu’un jour, du haut du Ciel, il puisse sourire à la France redevenu souriante et sereine, sous le sourire de son Roi…

Portemont, le 14 juin 2006

Messe, vendredi 16 juin 2006 à 10 heures.
Saint-Nicolas du Chardonnet. Paris

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