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Un grand « lutteur » nous
a quitté…
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Georges-Paul Wagner regagne la Maison du Père. Il s’est
battu jusqu’au bout. Puisse-t-il enfin trouver la Paix et
un jour prochain, du haut du Ciel, voir la France souriante, cette
France pour la quelle il s’est battu toute sa vie.
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Royaliste dès le biberon, maurrassien
de toujours, Georges-Paul Wagner fut un avocat de cœur et de talent.
Combien de nos amis toutes générations confondues, a-t-il
défendu ? Nous serons nombreux à l’accompagner une
dernière fois Vendredi 16 juin 2006.
Le lutteur infatigable ne doit pas faire
de l’ombre à l’écrivain.
Nous relirons non sans émotion : La Comédie
parlementaire, L’Entre- trois- guerres, d’un Palais
à l’autre, ou, Maurras en justice.
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| aux éditions
Clovis |
Refusant d’enfermer son royalisme
dans une tour d’ivoire, ayant toujours pour seul souci la France,
il n’a pas hésité à se battre dans le champ
électoral sous la couleur du « Rassemblement national »
et fut ainsi un député des Yvelines, royaliste à
l’Assemblée nationale de 1986 à 1988 !
Son souci de la France ne le quittait jamais et récemment encore
il s’interrogeait :
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«[Je suis un royaliste depuis le biberon. [...] Longtemps
j'ai prêché devant des auditoires, plus ou moins réduits,
la nécessité et la possibilité de la monarchie
selon Maurras, dont serait exclu tout rôle de la démocratie
qui est le mal et la mort. [...] Mais il faut vivre et mal vivre
avec son temps et son vocabulaire contraire au bon sens et réducteur
de l'intelligence, et j'en suis ainsi venu à penser qu'un
roi, même sans pouvoirs, comme le roi d'Espagne, ou la reine
d'Angleterre peut avoir des avantages pourtant, et nous éviterait
du moins périodiquement ces ridicules chamailleries d'élections
présidentielles, où il y a de l'amusement pour les
amateurs de feuilleton, mais ruine assurée pour le politique
au sens noble du mot. »
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Désabusé, le vieux lutteur ?
Non !
Mais il percevait combien « Nos
temps sont difficiles, mais ce sont nos temps » (S.A.R.
le prince Jean duc de Vendôme)
Et il savait que la France méritait
mieux !
C’est à nous tous de poursuivre
ce combat. C’est un beau cadeau que nous lui devons, afin qu’un
jour, du haut du Ciel, il puisse sourire à la France redevenu souriante
et sereine, sous le sourire de son Roi…
Portemont,
le 14 juin 2006
Messe, vendredi 16 juin 2006 à
10 heures.
Saint-Nicolas du Chardonnet. Paris
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