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COORDINATION ROYALISTE POUR UN REFERENDUM INSTITUTONNEL
Lettre aux Royalistes
Chers amis,
Nous sommes un certain nombre de royalistes, appartenant
à des organisations diverses ou bien totalement indépendants,
à nous interroger sur les crises que vit la France depuis
quelques temps. Si il y avait lieu de s’inquiéter,
ce serait bien tard, car cela fait bien quelques décennies,
pour ne pas dire quelques siècles, que les luttes pour le
pouvoir s’intensifient entre nos toujours nouvelles «
élites » tandis que la majorité des Français
a le sentiment récurrent d’être dupé.
Fallait-il vraiment une révolution sanglante
pour en arriver à ce constat ?
Laissons cependant cette question aux historiens, pour nous préoccuper,
ici et maintenant, de ce que nous vivons avec nos contemporains.
Précisément, nous sommes quelques-uns à penser
que toutes les expériences constitutionnelles ayant été
effectuées sans grand succès, du moins dans la durée,
il convient aujourd’hui de proposer une réforme institutionnelle.
Sommes-nous en effet prêts à prolonger la cinquième
République par acharnement thérapeutique ? Ou bien
envisageons-nous une sixième, qui ressemblerait plutôt
à la quatrième, connue pour son instabilité,
ou à la troisième célèbre par sa corruption
?
Nous pensons que les royalistes peuvent apporter
une proposition originale pour sortir de cette spirale de l’échec.
Certes nous savons qu’il existe autant de royalismes que de
royalistes. Pour autant, nous faisons le pari que sur un dénominateur
commun, le changement de régime institutionnel, sans présumer
des options plus approfondies des uns et des autres qui font les
délices de nos débats internes, nous pourrons faire
ensemble un bout de chemin.
Sommes-nous capable en effet de proposer d’une seule voix,
en unissant nos faibles forces le temps d’une campagne, une
alternative forte aux Français ?
Voici l’argumentaire que nous pourrions développer
ensemble si vous acceptiez de vous joindre à nous :
Hors le principe monarchique qui pérennise
l'unité Politique de la communauté, les constitutions
vivent des cycles qui les rendent plus ou moins efficientes au regard
des attentes des citoyens.
De toute évidence la cinquième
république cumule des inadaptations (malgré les tentatives
de modernisation) qui finissent par légitimer un débat
constitutionnel pour les adeptes de la rénovation de la République
et, pourquoi pas, un débat institutionnel pour les partisans
de l'instauration d'une monarchie démocratique.
Rappelons que le président de la République
actuel n'a recueilli que 5 600 000 voix au premier tour sur 41 200
000 inscrits (13,5 %) et 29 500 000 exprimés (19 %) ; une
légitimité forcément en question ! Le quinquennat,
qui accélère le retour des campagnes électorales,
et le cumul des mandats font des dépositaires de l'arbitrage
des candidats quasi permanents.
Un slogan: Pour vraiment changer,
changeons d’institutions politiques !
Un objectif: L'organisation
d'un référendum institutionnel.
Les élections législatives de 2007,
conformément à la loi actuelle, seront la référence
pour les cinq prochaines années en matière de financement
des partis politiques (aujourd’hui: 1.66 euros par voix obtenues
au premier tour par les candidats ayant obtenus plus de 1% et rassemblés
au sein de partis ayant présentés plus de 50 candidats
dans différentes circonscriptions)
Pouvons-nous réussir cela et ainsi financer un mouvement
pour un référendum institutionnel
Quelques réunions se sont déjà
tenues et des groupes de travail sont en cours de constitution.
Pour travailler ensemble il faut des règles,
une charte est en cours de rédaction, nous vous en livrons
en extrait le premier article qui dit bien l’esprit qui nous
anime.
La monarchie est un principe d’organisation
institutionnelle qui répond aux besoins d’une société
moderne ; de nombreux pays d’Europe bénéficient
d’un tel régime et profitent d’une démocratie
vivante, d’une croissance active et d’un rayonnement
international.
L’élection présidentielle
est un quiproquo qui semble instituer le mensonge en règle
d’or de la vie politique nationale. Les Français très
attachés à l’élection présidentielle
expriment implicitement leur désir d’un chef d’état
indépendant, garant de la sécurité, représentant
à l’étranger, arbitre du droit et recours en
justice, mais ils ne sont pas dupes sur la réalité
d’un Président élu au premier tour sur des promesses
et au second tour pour éviter le pire par une minorité.
(« Je suis désigné par une minorité sur
des engagements forts pour gagner le premier tour, je suis élu
par une faible majorité sur des objectifs flous pour rassembler
au second tour, je me prétends le Président de tous
les français le soir de l’élection et je relance
ma campagne électorale le lendemain pour assurer ma réélection…
suis-je le garant et le référent nécessaire
au principe de l’unité nationale ? »)
Peut être pourrions nous commencer à
débrancher les tuyaux de cette république finissante
en posant à nos compatriotes la seule question qui vaille
: Le roi pourquoi pas ?
Si cette démarche vous intéresse,
n’hésitez pas à nous faire part de vos réactions
:
olivier.dejouy@voila.fr ou diffusion@lesmanantsduroi.com
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