samedi 22 novembre 2008

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De tout cœur…

L’avenir dure longtemps ! Il faudra bien que réparation se fasse…
Nous n’oublions pas les Gardes suisses et le combat que mène notre ami Jean-Christophe Vallet se poursuit. Nous sommes de tout cœur avec lui, avec eux…

Le 26 octobre 2006, Jean-Christophe Vallet a été invité par l’Union Démocratique du Centre. Nous sommes en Suisse. Il s’agit du premier parti politique en nombre d’électeurs et c’est aussi le parti politique dont est issu Monsieur Samuel Schmid. Vous n’êtes pas sans savoir qu’en 2005, Samuel Schmid avait été reçu à Paris alors qu’il était Président de la Confédération Helvétique et qu’il avait offert à notre pays une plaque à la mémoire des Gardes suisses. Cette plaque devait être apposée à la Chapelle expiatoire. Suite au refus de Bertrand Delanoë, maire de Paris et de Renaud Donnadieu de Vabres, ministre de la Culture, la plaque était remise au directeur du Musée des Armées qui, vite, s’arrangeait pour lui trouver un coin de « purgatoire »… Vous connaissez la suite…

Donc, notre ami Jean-Christophe Vallet était reçu par Samuel Schmid, Conseiller fédéral et Chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, ce en présence de députés et de conseillers suisses, afin de s’exprimer sur le massacre des gardes suisses en août et septembre 1792.

Mais laissons la parole à Jean-Christophe Vallet :

« … par solidarité, pour une paix juste et durable entre nos deux pays, devant vous, en tant que citoyen français, je regrette les exactions commises sur vos concitoyens, sur ces hommes sans défense, fidèles seulement à leur serment, et dont les ancêtres avaient servi mon pays loyalement, fidèlement, durant des siècles. Vous avez donné un million d’hommes à la France… les Gardes suisses ont représenté un tiers de l’Armée française durant quatre siècles… Chers amis suisses, la France entend, par un acte fort, leur rendre hommage et leur donner la reconnaissance qu’ils méritent, enfin ! … »

« Le lendemain, accompagné du député Eric Bertinat, visite du Château de Penthes, à Genève, que je vous recommande, siège de l’Institut National de recherches historiques sur les relations de la Suisse avec l’étranger. Madame ALLIOT-MARIE, Ministre de la Défense, a été informée de mon action « afin qu’elle étudie votre démarche avec la bienveillance qu’il convient de lui accorder ».
Je reste en contact avec le Ministère de la Culture.
Grâce à l’aide d’un des signataires, vous recevrez la prochaine liste par ordre alphabétique !
Je sais la demande contraignante : diffusez dans vos réseaux ! et pensez à ceux qui n’ont pas Internet : vous êtes plus de 1400 signataires de la pétition pour une reconnaissance culturelle et officielle de la présence des gardes suisses en France ! »

Jean-Christophe Vallet

« Ce n’est pas le nombre qui combat et qui triomphe, c’est le courage ! » (Juan de MARIANA)
Courriel : vallet.baux@wanadoo.fr

 

Souvenons nous :

Le 10 août 1792, le roi Louis XVI est avec sa famille au palais des Tuileries, défendu par 1.100 Gardes Suisses et quelques-uns des Gardes Nationaux et gendarmes restés fidèles au Roi. Danton, qui veut en découdre avec ce monarque qui refuse de signer certains décrets, mobilise environ 17.000 hommes et les envoie aux Tuileries.

Alors que les Gardes Suisses viennent de surmonter victorieusement le premier assaut, Louis XVI leur donne l’ordre de cesser le feu et de regagner leur caserne à Courbevoie. En chemin, ils sont massacrés, assassinés par les assaillants du palais, puis atrocement mutilés par une foule en folie.

630 Gardes meurent ainsi, et 156 sont faits prisonniers. Sans défense, ils seront à leur tour assassinés puis mutilés dans leur prison lors des massacres du 2 septembre 1792. Leurs corps seront jetés dans un vaste charnier, à l’endroit où Louis XVIII fit construire la Chapelle Expiatoire.

C’est une simple goutte de sang, puisque la Révolution française fera entre 600.000 et 800.000 victimes. Mais l’heure de toutes les repentances, du débat sur la colonisation au refus de célébrer le bicentenaire de la victoire d’Austerlitz, est peut-être aussi celle d’assumer entièrement notre passé.

En témoignage de reconnaissance et d’amitié au peuple suisse, les signataires demandent que la plaque à la mémoire des Gardes Suisses, dévoilée en France par le Président de la Confédération Helvétique, Monsieur Samuel SCHMID, le 18 novembre 2005, actuellement conservée aux Invalides et portant l’inscription suivante :

«Invictis pax-per vitam fortes, sub iniqua morte fideles
À la loyauté et au courage des Suisses
En l’honneur de tous ceux qui ont vaillamment combattu et se sont sacrifiés pour rester fidèles à leur serment lors des journées des 10 août, 2 et 3 septembre 1792
Sont tombés en combattant avec vaillance et reposent en ce lieu : 26 officiers, environ 760 soldats
Ont survécu grâce à l’habileté de leurs amis : 16 Officiers, environ 350 soldats»

soit transférée à la Chapelle Expiatoire, construite sur le lieu du charnier qui recueillit leurs dépouilles et y soit fixée, signe visible du devoir de mémoire notre pays.

www.gardessuisses.blogspot.com/

À transmettre à : « Pétition Gardes Suisses »
Cedex 62 - 21250 CORBERON
(Ou par courriel à : vallet.baux@wanadoo.fr)

Le Conseiller fédéral Samuel Schmid, dans le cadre de ses fonctions, ouvrait il y a peu les journées 2006 des Forces terrestres, à Thoune(Oberland bernois) et déclarait :
« La population suisse veut l'armée, elle veut et doit la voir »

En écho, nous déclarons :
« Les Français veulent et doivent se rappeler les sacrifices des Gardes suisses, leur sens de l’honneur et de la fidélité ! »

Portemont, le 12 novembre 2006

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