vendredi 21 novembre 2008

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Quand le franc avait un visage…

Nous avons tenu à être présent lors de l’inauguration de l’exposition
« Mémoire du franc » qui se tenait en le bel « Hôtel de la Monnaie », quai Conti, le 5 septembre 2006… Mireille Honeïn, artiste peintre et sculpteur, franco-libanaise, était à l’honneur et avec elle un peu du Liban…

Mireille Honeïn

Sans tarder, vous dire que l’exposition vous attend jusqu’au 22 octobre 2006.

Il ne vous prendrait guère de temps de vous échapper, ne serait-ce qu’une demi-heure et de méditer dans la salle qui s’ouvre sous l’entrée des « Fonderies »…

Pour qu’une telle exposition puisse voir le jour, il fallait bien que quelques fées se penchassent sur les dons de l’artiste. Nommons les tout de go !

A tout seigneur tout honneur : Monsieur Jean-Claude Trichet… deuxième président de la Banque Centrale Européenne…

Ancien Gouverneur de la Banque de France, croquemort de première classe lors de l’enterrement du Franc, il allait de soi que son nom soit cité dans le luxueux catalogue de cette exposition !

Nous ne nous étendrons pas sur le soutien que pouvait apporter un tel « saigneur » à cette exposition…

Nous préférons laisser parler notre cœur. Deux hommes ont également soutenu cette initiative :

Monsieur le Sénateur Serge Vinçon, sénateur-maire de Saint-Amand-Montrond.

Ardent défenseur de la chanson française, Monsieur le Sénateur garde une authentique affection pour nos bons vieux francs !


Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Serge Vinçon sait dans quels symboles réside la souveraineté d’une nation…Et son soutien à cette exposition a été sans faille. Qu’il en soit remercié chaleureusement.

Et que dire du soutien de Monsieur Steve Gentili ?
Président du Forum francophone des affaires (FFA),et président de la « Bred-Banque Populaire », Steve Gentili ne ménage pas sa peine dans la défense de la Francophonie.

La Francophonie ? :

« La francophonie est un espace économique considérable comprenant deux pays du G7 (le Canada et la France) et cinq membres de l'OCDE (Canada, France, Belgique, Luxembourg, Suisse) ; un espace qui totalise 10,5% du PIB mondial et 15% du commerce mondial. C'est donc le foyer d'une synergie économique pour aujourd'hui... mais c'est aussi un lieu privilégié pour la pensée prospective, dont la vocation est de baliser l'avenir. » ( Extraits de son discours lors des « 32èmes Assises de la presse francophone 50ème anniversaire de l'UIJPLF »)

La Francophonie peut contribuer fortement à « contrebalancer la globalisation financière ».

Francophonie sans Franc ?


Nos temps sont difficiles, mais ce sont nos temps…Et le président du Forum francophone des affaires lutte sur tous les fronts. Nous le félicitons et applaudissons à son action.

L’exposition? Elle vous accueille par l’intermédiaire d’un imposant « Magot » sous le porche.

Et très vite les œuvres exposées nous renvoient dans un autre temps. Un temps où notre monnaie avait un visage.

Mines graves ? Regards sévères ? Sourires discrets ?

Oui, nos billets participaient à notre histoire et par-delà nos querelles, chacun pouvait reconnaître son héros… Zola ? Victor Hugo ? Saint-Exupéry ? Nos enfants pouvaient, après la lecture du « Petit prince », déposer un billet bleu de 50 francs.

Qui rappellera à nos enfants le billet de 20 francs à l’effigie de Bayard, mis en circulation lors de la Première guerre mondiale ? Sully, Descartes, Chateaubriand, Jacques Cœur, Debussy, Delacroix…

Et même notre Bon Henri IV !

Henri IV
5000 F type 1957
50 NF type 1959

Toute cette belle galerie de portraits faisait suite au « Franc » de Jean II le Bon, roi de France, créé en 1360. « Franc » signifiait être libre…

Cette mémoire, Mireille Honeïn la fixe en tristes billets doux. Sous boîte, presqu’en conserve ! Et la dérision se fait tendre…

Les titres parlent d’eux-mêmes :

« Nourri au biberon »

« Bien caché : Trésor »

« Vestiges du pouvoir »

« L’argent n’a pas d’odeur »

« Cœur de la France »

« Carpette »

Et comme il se doit, une « femme sans tête »…


Au-dehors, le soleil brillait et le buffet dressé nous tendait ses coupes et ses verres. Les « mezzé » circulaient pour le plaisir de tous.

Et le « Franc » semblait figé pour l’éternité, passé l’entrée des Fonderies…

Monsieur le Sénateur Serge Vinçon fredonnait-il dans sa tête les jolies paroles de sa chanson en l’honneur de sa bonne ville ?
« Combien as-tu reçu de coups
Résiste jusqu'au bout
Tu es belle comm' un bijou »

Pour écouter la chanson :
http://www.sergevincon.com/interieur/cote-prive/index.html

Nous les fredonnions en pensant à nos francs…

A cette exposition, nous associons les œuvres de Annie-Claude Ferrando, reprenant le même thème et qui aurait pu être présente…

Annie-Claude Ferrando fut l’invitée d’honneur au Salon de Maromme (76), en octobre et novembre 2005 et par des œuvres fortes, nous interpellait déjà sur la « Mémoire du franc ».

Un jour peut-être…

Portemont, le 16 septembre 2006

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