vendredi 21 novembre 2008

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Il est rentré à la Maison ! Enfin presque…

Monseigneur le duc d’Orléans, peint par Ingres, a regagné le Louvre pour notre plus grande joie, en grande pompe, le 31 janvier 2006.
Et nous devons ce beau cadeau au mécénat d’AXA.

Certes, il y a le tableau. Un des portraits les plus achevés du maître de Montauban et de la peinture du XIXe siècle.


Tout dans ce tableau a suscité d’emblée l’admiration : « audace de la composition, raffinement des couleurs, finesse de la description psychologique… »

Pour nous en convaincre, laissons s’exprimer le chef du département des peintures du Louvre, Monsieur Vincent Pomarède : « les lignes horizontales, le sol, le haut des plinthes, contrastent avec la verticale du corps du duc, l’ensemble étant adouci par les courbes des deux bras. »

Le travail des couleurs ? « maîtrisé et exceptionnel. »

L’histoire même de ce tableau nous touche. Alors qu’il était directeur de la Villa Médicis à Rome, Ingres est sollicité par le duc d’Orléans, collectionneur avisé. Le duc souhaite qu’Ingres peigne son portrait. On ne peut rien refuser à ce Prince tant aimé.

« … parce que j’ai peint des portraits de Bertin et Molé tout le monde en veut, en voilà six que je refuse ou que j’élude, car je puis les souffrir. Cependant je n’ai pu refuser de peindre le duc d’Orléans, ce prince, pour moi si aimable mécène et auquel je ne pourrai jamais rien refuser. » (Lettre d’Ingres à Jean-François Gilibert)

Mais ce prince est bien plus qu’un aimable mécène…
C’est l’espoir le plus achevé d’une dynastie. L’héritier du trône est de son temps et dans son temps. Son courage fait l’admiration de tous et c’est un homme de cœur, un des premiers à se rendre au chevet des victimes de l’épidémie de choléra à Paris. Bon sang ne saurait mentir. C’est un militaire accompli et ce n’est pas par bravade que le duc pose dans l’uniforme des chasseurs d’Orléans !

Ferdinand-Philippe-Louis-Charles-Henri de Bourbon-Orléans est le Prince de toutes les espérances.
Ce tableau, salué par tous, fut remis au Prince en mai 1842. Et quelques semaines après, il prit rang d’ « icône quasi sacrée ».

Le 13 juillet 1842 le prince fut arraché à l’affection de tout un peuple… Vous connaissez l’histoire, et la chapelle Notre-Dame de la Compassion élevée sur le lieu du drame, permet de nous recueillir.

En 1986, ce tableau quitta les collections du chef de la Maison de France, feu Henri comte de Paris, qui peut-être tournait alors le dos à la destinée de sa Maison. Cette vente fit scandale.

Fin 2005, le tableau était à vendre et le Ministère de la Culture lançait un appel au mécénat afin d’acquérir le « Portrait de Ferdinand d’Orléans » par Ingres.

Fidèle à ses engagements passés, le Groupe AXA disait présent et se portait acquéreur du tableau pour 11 millions d’euros, au profit du Musée du Louvre.

Ainsi, le 31 janvier 2006, l’émotion était grande et partagée par tous. Il revenait à Vincent Pomarède de tracer l’histoire de ce portrait de « ce duc si aimé des Français ».

Henri de Castries, Président du Directoire d’AXA et administrateur de l’Association pour l’Aide aux Jeunes infirmes, pouvait avec satisfaction présenter les actions du mécénat culturel et patrimonial de son groupe qui est engagé pleinement dans le domaine du handicap et dans tous les domaines au profit de la Cité : « Pour qu’une société garde ses marques, il est important de veiller à la conservation de son patrimoine. »

Le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, soulignait la popularité du duc d’Orléans et se réjouissait de l’intégration au Louvre de ce célèbre tableau.

Et tous de se féliciter ! Et nos princes n’étaient pas les derniers…

A tout seigneur, tout honneur : LL.AA.RR Monseigneur le duc d’Orléans et Madame la duchesse d’Orléans étaient de la partie !

Monseigneur le duc d’Orléans et Monseigneur le duc de Vendôme Dauphin de France

Monseigneur Jean de France duc de Vendôme honorait cette soirée de sa présence et retrouvait par la même occasion sa tante, Son Altesse Royale la princesse Chantal de France et son époux le baron François-Xavier de Sambucy de Sorgues,

Son Altesse Royale la princesse Chantal de France et le baron François-Xavier de Sambucy de Sorgues. La princesse Chantal, souvenir vivant de Madame !

 

ses cousins LL.AA.RR Monseigneur le duc de Chartres et son épouse la princesse Iléana,

 

et Son Altesse Royale la princesse Diane d’Orléans, épouse du vicomte Alexis de Noailles.

Lors de ce retour, le prince Ferdinand d’Orléans pouvait se sentir en famille en regagnant la maison de son aïeul Henri IV, grand rénovateur du Louvre…

Et bien sûr quelques grandes figures des « aristocac’s » avaient tenu à saluer le retour du duc d’Orléans…

Retenons Claude Bébéar, Président du Conseil de surveillance du Groupe AXA et fondateur de l’Institut Montaigne...


et un grand nom du « NON » au référendum… Jacques Calvet !

Monsieur et Madame Jacques Calvet


Un grand merci au Groupe Axa !

Portemont, le 5 février 2006.

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