Il est rentré à la Maison
! Enfin presque…
Monseigneur
le duc d’Orléans, peint par Ingres, a regagné le Louvre
pour notre plus grande joie, en grande pompe, le 31 janvier 2006.
Et nous devons ce beau cadeau au mécénat d’AXA.
Certes, il y a le tableau. Un des portraits
les plus achevés du maître de Montauban et de la peinture
du XIXe siècle.

Tout dans ce tableau a suscité d’emblée l’admiration :
« audace de la composition, raffinement
des couleurs, finesse de la description psychologique… »
Pour nous en convaincre, laissons s’exprimer
le chef du département des peintures du Louvre, Monsieur Vincent
Pomarède : « les lignes
horizontales, le sol, le haut des plinthes, contrastent avec la verticale
du corps du duc, l’ensemble étant adouci par les courbes
des deux bras. »
Le travail des couleurs ? « maîtrisé
et exceptionnel. »
L’histoire même de ce tableau
nous touche. Alors qu’il était directeur de la Villa Médicis
à Rome, Ingres est sollicité par le duc d’Orléans,
collectionneur avisé. Le duc souhaite qu’Ingres peigne son
portrait. On ne peut rien refuser à ce Prince tant aimé.
« …
parce que j’ai peint des portraits de Bertin et Molé tout
le monde en veut, en voilà six que je refuse ou que j’élude,
car je puis les souffrir. Cependant je n’ai pu refuser de peindre
le duc d’Orléans, ce prince, pour moi si aimable mécène
et auquel je ne pourrai jamais rien refuser. » (Lettre
d’Ingres à Jean-François Gilibert)
Mais ce prince est bien plus qu’un
aimable mécène…
C’est l’espoir le plus achevé d’une dynastie.
L’héritier du trône est de son temps et dans son temps.
Son courage fait l’admiration de tous et c’est un homme de
cœur, un des premiers à se rendre au chevet des victimes de
l’épidémie de choléra à Paris. Bon sang
ne saurait mentir. C’est un militaire accompli et ce n’est
pas par bravade que le duc pose dans l’uniforme des chasseurs d’Orléans !
Ferdinand-Philippe-Louis-Charles-Henri
de Bourbon-Orléans est le Prince de toutes les espérances.
Ce tableau, salué par tous, fut remis au Prince en mai 1842. Et
quelques semaines après, il prit rang d’ « icône
quasi sacrée ».
Le 13 juillet 1842 le prince fut arraché
à l’affection de tout un peuple… Vous connaissez l’histoire,
et la chapelle Notre-Dame de la Compassion élevée sur le
lieu du drame, permet de nous recueillir.
En 1986, ce tableau quitta les collections
du chef de la Maison de France, feu Henri comte de Paris, qui peut-être
tournait alors le dos à la destinée de sa Maison. Cette
vente fit scandale.
Fin 2005, le tableau était à
vendre et le Ministère de la Culture lançait un appel au
mécénat afin d’acquérir le « Portrait
de Ferdinand d’Orléans » par Ingres.
Fidèle à ses engagements
passés, le Groupe AXA disait présent et se portait acquéreur
du tableau pour 11 millions d’euros, au profit du Musée du
Louvre.
Ainsi, le 31 janvier 2006, l’émotion
était grande et partagée par tous. Il revenait à
Vincent Pomarède de tracer l’histoire de ce portrait de «
ce duc si aimé des Français ».
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Henri de Castries, Président du Directoire d’AXA
et administrateur de l’Association pour l’Aide aux
Jeunes infirmes, pouvait avec satisfaction présenter les
actions du mécénat culturel et patrimonial de son
groupe qui est engagé pleinement dans le domaine du handicap
et dans tous les domaines au profit de la Cité : « Pour
qu’une société garde ses marques, il est important
de veiller à la conservation de son patrimoine. »
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Le ministre de la Culture et de la Communication,
Renaud Donnedieu de Vabres, soulignait la popularité du duc d’Orléans
et se réjouissait de l’intégration au Louvre de ce
célèbre tableau.
Et tous de se féliciter !
Et nos princes n’étaient pas les derniers…
A tout seigneur, tout honneur :
LL.AA.RR Monseigneur le duc d’Orléans et Madame la duchesse
d’Orléans étaient de la partie !
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Monseigneur le duc d’Orléans et
Monseigneur le duc de Vendôme Dauphin de France |
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Monseigneur Jean de France duc de Vendôme
honorait cette soirée de sa présence et retrouvait par la
même occasion sa tante, Son Altesse Royale la princesse Chantal
de France et son époux le baron François-Xavier de Sambucy
de Sorgues,
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Son Altesse Royale la princesse Chantal de France
et le baron François-Xavier de Sambucy de Sorgues. La princesse
Chantal, souvenir vivant de Madame ! |
ses cousins LL.AA.RR Monseigneur le duc de Chartres et son épouse
la princesse Iléana,
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et Son Altesse Royale la princesse Diane d’Orléans,
épouse du vicomte Alexis de Noailles.
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Lors de ce retour, le prince Ferdinand
d’Orléans pouvait se sentir en famille en regagnant la maison
de son aïeul Henri IV, grand rénovateur du Louvre…
Et bien sûr quelques grandes figures
des « aristocac’s » avaient tenu à saluer le
retour du duc d’Orléans…
Retenons Claude Bébéar, Président du Conseil
de surveillance du Groupe AXA et fondateur de l’Institut
Montaigne...
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et un grand nom du « NON » au référendum…
Jacques Calvet !
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| Monsieur et
Madame Jacques Calvet |
Un grand merci au Groupe Axa !
Portemont, le 5 février
2006.
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